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#1 09 Oct 2020 01:18

Johan Scipion
auteur de Sombre
Lieu : IdF
Inscription : 15 May 2006

[S10] Minimax

Pour parler de Minimax, variante de Max pour jouer des préados dans les années 80. Publiée dans Sombre 10.



Parties avec Johan

+ 2 comptes rendus de playtest dans Sombre 10

+ 4 comptes rendus supplémentaires dans Sombre HS7



Parties sans Johan

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Hors ligne

#2 16 Jun 2021 10:42

Aellle
membre
Lieu : PO
Inscription : 26 Aug 2019

Re : [S10] Minimax

CR Minimax : Never Gonna Give You Up, Malcolm

4 joueur-se-s¬†: 2 joueuses n'ayant fait que (ou presque que) du Sombre √† ma table, un inv√©t√©r√© connaissant Sombre √† ma table comme ailleurs, et un ancien r√īliste/gniste d√©couvrant Sombre. Week-end, chez Bibi la Cr√®me, √† la fra√ģche, prot√©g√©s de la chaleur de juin, apr√®s-midi sp√©cial ados. Le chat et les quatre chiens se chargent des bruitages, parfois au meilleur moment et essentiellement √† la gueule, dans la plus pure tradition qui a cours sur ce forum.

La Maison de la Sorci√®re ‚Äď Ouijalloween ‚Äď Minimax ‚Äď  Cinema Paradiso ; 14 PJ, 4 survivants dont 1 TPK

Il y a deux clubs qui nous intéresse dans cette petite ville du Maine, qui compte un gros établissement scolaire rassemblant collège et lycée.

Le club d'audio-visuel est un peu spécial. Animé par Mr. Croutard, le prof de Physique, redouté des grandes gueules, tire-au-flancs et autres petits malins. Seuls des lycéens y participent. Que des mecs. Habillés en noir, maquillés, fumeurs, fans de musique bizarre et de symboles étranges. Personne ne leur parle, si ce n'est Mr. Croutard. Le plus bizarre d'entre eux se nomme Billy, il est en terminale.

L'histoire du club des cassoces commence par une fra√ģche matin√©e, en colle, car c'est l√† que leur amiti√© est n√©e¬†: cinq gamins en train de plancher sur une table un week-end, alors que les autres dorment ou s'amusent, loin, libres. Le premier se pr√©nomme Jeff. On l'a chop√© de nuit en salle des profs, les sujets du contr√īle de Physique sur la table, les affaires persos des profs √©parpill√©es. On ne l'a pas cru, son Euh j'm√©tais perdu... Le deuxi√®me s'appelle Stevy. C'est un bon gamin, mais depuis son accident de voiture, il est oblig√© de marcher avec la canne de papy. Il s'en sort par l'humour, qu'il a √† revendre. Un peu trop pour Mr. Croutard, qui n'a pas appr√©ci√© d'avoir les fesses pleines de craies en se levant de sa chaise, devant la classe hilare. Le troisi√®me r√©pond au nom de Ryan, toujours avec une excuse ad hoc sous sa casquette. Quand on l'a pris en train de vendre des cachets, on a vite su o√Ļ √©tait pass√© le mat√©riel p√©dagogique de Physique-Chimie et, avec des buvards plein les poches, y avait plus tellement de place pour l'excuse ad hoc. Le quatri√®me d√©coupe des animaux qu'il trimballe dans le porte-bagage de son v√©lo et prend des photos bizarres. Mais aujourd'hui il n'est pas l√† pour √ßa, non. Quand le film porno a d√©marr√©, in media res d'ailleurs, dans la p√©nombre de la classe de Physique, Mr Croutard n'a eu qu'√† suivre les regards d√©go√Ľt√©s des filles pour tomber sur Willy, qui s'est fendu d'un Mais c'est d'la Science √ßa Monsieur¬†!

Et puis bien s√Ľr il y a Malcolm. Malcolm avec sa grande gueule et sa r√©partie aiguis√©e comme un surin. Malcolm qui se dresse toujours, face aux autres gamins, face aux profs ou aux bully, pour prot√©ger ses potes et leur dignit√©. Malcolm, qui a disparu.

Depuis quelques temps, Billy snobe son petit fr√®re. Il ne l'emm√®ne plus dans la for√™t pour leurs petites s√©ances de dissection improvis√©es, √† la cool. Il est pass√© √† autre chose, des trucs de grands, des trucs s√©rieux, l√Ęche-moi un peu merdeux. Alors, Willy suit son fr√®re. Hier soir il l'a suivi jusqu'√† la cabane, discretos, et y avait ses potes, et y avait Mr. Croutard, et surtout y avait un grand sac poubelle, qui semblait lourd. Ce soir, on s'est mis d'accord, on va √† la cabane, on sauve Malcolm, et on essaie de faire plonger Mr. Croutard, pied sur la p√©dale, moteur, action¬†!


Cast et tirage

Jeff, fils de pute curieux (zippo) ;
Stevy, invalide malicieux (canne de papy, avec une tête d'aigle en métal bien crochue en guise de pommeau) ;
Ryan, délinquant baratineur (cutter chourré en Arts plastiques) ;
Willy, d√©traqu√© mystique (polaro√Įd).

Des satanistes ont découpé un enfant à la cabane au fond des bois.

Les BMX sont planqu√©s dans les fourr√©s, derri√®re la cabane. Pas de lumi√®re, la musique des lyc√©ens au loin. Deux c√īt√©s pour faire le tour de la cabane, deux fen√™tres √† l'arri√®re, quatre gredins qui se r√©partissent les t√Ęches. Des m√©gots, la voiture du prof et la mobylette de Billy, la porte verrouill√©e. Dans la cuisine, de la viande d√©coup√©e dans des plats, baignant dans le sang¬†: brochettes et autres d√©coupes de barbecue. Dans la chambre du fond, les fringues des mecs du club d'audio-visuel et une commode ouverte, soigneusement tenue¬†: bougies rouges empil√©es, bougies noires stock√©es, calices, objets inconnus, dague orientalisante, vieux grimoires et une perruque incongrue, rouge et fris√©e. La musique s'arr√™te et Ryan ne fait qu'une bouch√©e de la serrure. C'est un bordel¬†: trace de lutte, un peu de sang, des bouts de scotch et de ficelle. Jeff, qui n'est pas curieux pour rien, √† t√īt fait de retirer un sac poubelle, d√©couvrant le cadavre de Brian, membre du club d'audio-visuel, nu, avec des bleus et des √©gratignures, √©gorg√©. Clic-clac, c'est Willy qui prend une photo. Des Eh il se passe quoi l√†-haut¬†? viennent de la plage.

Tout le monde se planque, sauf Stevy, le plus malin, qui se casse. S'agit pas de s'enfuir, non, mais d'aller chercher de l'aide, pr√©venir la police, d'ailleurs, √ßa va lui esquinter la jambe de p√©daler, c'est un acte h√©ro√Įque. Stevy atteint les fourr√©s sain et sauf, commence √† d√©gager les v√©los, quelques notes de f√™te foraine battent la mesure, dans le lointain.

Derrière les fourrés : Jeff, prêt à se faire la belle ou à intervenir. Derrière le cadavre : Willy, il apprécie le contact avec cette peau froide. Derrière la porte de la chambre : Ryan, son cutter dans une main, la dague chelou entre les dents, le premier tocard qui passe la porte, il va la sentir passer, la fausse patte du Maine, et il fera moins le malin, parole de vaurien.

Le soulagement fait place au d√©sarroi quand les pneus du BMX s'enfoncent et se d√©gonflent dans un grand pou√ęt tragique et absurde et sonore.

Jeff les voit, Croutard et Billy. Ils sont nus, ont l'air comme fous, une dague à la lame ondulante chacun, du sang jusqu'un peu au dessus des coudes, le corps recouvert de hénné traçant des arabesques blasphématoires et obscènes. Croutard entre dans la pièce, mais pas Billy : Putain ma mob' ! Je vais le crever ! Willy t'es là petit con ?! Il se dirige vers la planque de Jeff.

Les roues du deuxième vélo font le même bruit désastreux. C'est un gag ou quoi à la fin ?

Croutard tombe à genoux et lève les bras au ciel La déesse nous a exaucés ! Il est vivant, elle l'anime ! Face à lui, Willy laisse tomber le cadavre dont il faisait bouger les bras. Clic-clac : elle est par-faite. Billy entre et Croutard se relève, cette fois-ci, ça va saigner.

Stevy sursaute. Une main sur son √©paule. C'est Jeff. On peut pas laisser les copains putain, am√®ne-toi mec¬†! Jeff se bricole une torche avec un lambeau de t-shirt, un bout de bois et son zippo, bien d√©cid√© √† foutre le feu. Stevy va pour lui embo√ģter le pas mais la petite voix dans sa t√™te lui dit qu'il reste un troisi√®me v√©lo, ce serait trop b√™te...

D√©rapages dans la cuisine, la fen√™tre est ferm√©e, mais le gros plan de travail central permet √† Willy de survivre un peu. Pourtant, le jeu du chat et de la souris ne va pas pouvoir durer longtemps, alors Ryan intervient¬†: un prof et un connard pour sauver son pote, c'est un pari qui vaut le coup. Mais Billy se d√©sint√©resse de Ryan car son petit fr√®re a pris sa plus belle t√™te de petit con, lui a balanc√© des bouts de barbaque √† la figure en r√©p√©tant inlassablement de sa voix nasillarde fils-de-pute-fils-de-pute-fils-de-pute-fils-de-pute. Ryan est un dur, un vrai, il √©vite le premier coup et touche en plein dans le mille, le gros lot, l'oeil du tigre quoi. Croutard, √©mascul√©, le choppe par les bras et l'√©gorge, il va tous se les faire, c'est certain. Jeff voit Willy, moiti√© hilare, moiti√© terrifi√©, courir vers la plage, clic-clac, alors il s'√©lance lui aussi. Il aper√ßoit, sur la photo, entra√ģn√©e mollement par la brise, Willy, d√©capit√©, avec un ballon de baudruche √† la place de la t√™te.

Stevy est heureux¬†: pas de pou√ęt, √ßa aurait √©t√© trop b√™te, vraiment. Puisque le porte-bagage est pris par la bo√ģte bizarre de Willy, il d√©cide de mettre la perruque sur sa t√™te, pratique.

Jeff hal√®te. Il entend Willy, essouffl√©, qui ne rigole plus. Le chemin est caillouteux et l'autre maniaque sur leurs talons, c'est le moment ou jamais de prouver ce que vaut un fils de pute. Il se retourne brusquement, et envoie de toutes ses forces son b√Ęton embras√©, direction la tronche de Billy.

√áa vient de la bo√ģte. Cette putain de voix vient de la bo√ģte.

Willy arrive sur la plage. Au milieux des reliefs du rituel, Malcolm. La t√™te en bas. Maquill√© comme un clown. Crucifi√© √† l'envers. Il lui manque des bouts, du gras, du muscle et son penis. On l'a soigneusement pans√©. Il est en vie, il lui parle. D'un coup de pied, Willy envoie valdinguer dans le lac la sono, pour faire taire cette musique de foire, puis se pr√©cipite sur Malcolm, enl√®ve les clous, il a des √©chardes et du sang plein les ongles. Il a commenc√© par les pieds, alors le corps de son ami se retourne entre un craquement et un r√Ęle. Clic-clac. La musique foraine retentit dans tous les bois.

Ouvre-moi, Stevy. Je suis coincé, Stevy, allez... Stevy recule. Stevy ! Il y a un écureuil crevé là-dedans ! Et plein d'autres trucs … Oh mon Dieu … Stevy ! Ouvre-moi, bordel ! L'image de Willy, leur master à D'n'D, sortant ce putain d'écureuil pour faire le dragon, renversant leurs figurines, s'impose à Stevy. Rire nerveux.
Le couvercle s'entrouvre. C'est bon
Stevy,
j'ai réussi,
ne t'inquiète plus !

Les ronces et quelques arbres flambent, Billy s'est viandé dans le chemin, et son sourire carnassier brille de leurs feux, mais Jeff est courageux et s'élance à nouveau.

Une main. Un bras. Une main. Un bras. Une immense chaussure rouge. Une jambe. Une immense chaussure rouge. Une jambe. Un torse long et fluet. Une t√™te de clown, enfin, au sourire horrible sous la lune. Un cr√Ęne stri√©e de blessures purulentes et de bandages moisis.
On est pareil toi et moi, Stevy. L'une des mains se tend, se déploie, s'avance, tendue, ouverte, presque jusqu'à toucher Stevy. Maintenant, sois gentil et rends-moi ma perruque : j'ai si froid, Stevy, tu comprends, n'est-ce pas ?

Croutard tombe sur un autre de ces petits cons. Il va lui faire la peau, √† l'handicap√© de service. Il se pr√©pare √† prendre un coup de canne et vise la gorge, son morceau pr√©f√©r√©. Mais cet ahuri de gamin ne se d√©fend pas, il dit plut√īt en tremblant Je te la rends si tu t'occupes de lui.

Le clown est heureux, il ajuste le scalp du prof sur son cr√Ęne. C'est bon Stevy, je n'ai plus froid, c'est parfait.

Willy se retourne sur les deux silhouettes, sa tête goguenarde cadrée en plongée. Bah alors, c'est un nouveau club ou quoi ? Les trois clowns éclatent de rire : faut dire qu'elle est bien bonne. Faudrait toujours partir sur un bon mot, c'est la morale de mon CR.

Clic-clac.

Retour

   

Pas grand chose a dire, √ßa fonctionne bien¬†! J'ai ador√© et ai h√Ęte d'en refaire. On m'a dit, mais ce n'est pas unanime, que le boogeyman fait t√Ęche par rapport au reste de la partie, qu'il y avait comme un d√©calage. La faute au twist mais aussi au clown, particuli√®rement d√©tonnant, mais que j'ai pris grand plaisir √† interpr√©ter.

Quelques conseils.

Bosser un peu les six gros antagos pour avoir des idées de mises en scène, mais surtout des idées de précurseurs, pour qu'ils fassent sens en arrivant. À titre personnel, je me vois mal mettre en scène une sorcière ou un manitou sans les avoir bossé. En revanche, j'avais le même sentiment pour le clown mais je suis content de ma performance.
Selon la table : révéler qu'il y a un boogeyman ou faire fi du jet et en choisir un raccord avec la rumeur (pas forcément sur la table).
J'ai enlev√© deux cartes de background/personnalit√© au titre de la s√©curit√© √©motionnelle pr√©ventive, mais, avec le recul, permettre de choisir me para√ģt plus cool. La prochaine fois je pense essayer d'en r√©v√©ler Nombre de PJ+1 et de les laisser choisir.
J'ai fait lancer tous les dés d'un coup pour la rumeur, puis leur ai laissé répartir les résultats, mais en commençant soit par la gauche soit par la droite (un ingénieux système de trombones ne dévoilant qu'une colonne à la fois), donc, en gros, soit avoir du choix pour les goons, soit pour le décor. C'était bien, car les joueurs étaient bien impliqués dans l'élaboration de la rumeur. Cependant cela a peut être joué sur le clown qui tombe comme un cheveu sur la soupe (ils avaient choisis les satanistes, donc une partie de la table me demandait du démon, mais je ne l'ai réalisé qu'après coup) et je n'ai pas comparé avec la procédure BZB. Je pense tester d'autres formules hybrides (aléatoire-choix collectif) comme laisser choisir le décor en se basant sur les plans.

Pour conclure.

J'aimerai faire comme une campagne à partir de Minimax. Genre : partie 1 en Minimax, partie 2 en Classic avec des personnages (secondaires ou survivants) devenus adultes, puis préquelle en Zéro, vous cadrez l'idée. Le tout jouable en une session de préférence. Quelqu'un a essayé ? Des pistes ?

Dernière modification par Aellle (16 Jun 2021 12:58)

Hors ligne

#3 16 Jun 2021 22:57

Johan Scipion
auteur de Sombre
Lieu : IdF
Inscription : 15 May 2006

Re : [S10] Minimax

Wow, super CR ! yes


Aellle a √©crit :

club des cassoces

Ah, j'aime bien ce nom. Bonne actualisation du concept de King.


par une fra√ģche matin√©e, en colle, car c'est l√† que leur amiti√© est n√©e¬†: cinq gamins en train de plancher sur une table un week-end, alors que les autres dorment ou s'amusent, loin, libres.

Breakfast Club forever ! rock


Mais c'est d'la Science ça Monsieur !

bcbig_smile


J'ai ador√© et ai h√Ęte d'en refaire.

bierre


On m'a dit, mais ce n'est pas unanime, que le boogeyman fait t√Ęche par rapport au reste de la partie, qu'il y avait comme un d√©calage. La faute au twist mais aussi au clown, particuli√®rement d√©tonnant, mais que j'ai pris grand plaisir √† interpr√©ter.

Oui.

Des six boogeymen, le clown est celui qui, thématiquement, est le moins raccord avec les settings proposés. L'articulation des autres avec l'environnement forestier est bien plus organique.

Je m'en suis rendu compte durant le développement de Minimax, mais ai décidé, après playtest, de conserver cet antago. D'abord parce que les clowns tueurs sont overcool. Ensuite par référence au Ça de King. Enfin parce que, comme toi, j'ai pris mon pied à jouer mon clown.

Pour le réconcilier un peu avec le setting (la cabane pour moi aussi), j'ai conclu à la fin sur une note franchement fantastique, librement inspirée du célèbre film des Chiodo Brothers (HS7 p. 35).


Bosser un peu les six gros antagos pour avoir des idées de mises en scène, mais surtout des idées de précurseurs, pour qu'ils fassent sens en arrivant.

Réflexion intéressante car effectivement, Miminax ne propose rien de très substantiel sur ses boogeymen. Essentiellement pour deux raisons :

+ La plupart sont des archétypes courants à ma table, donc dans ma production. Le manitou par exemple est décrit dans S8, et la sorcière dans S6.

+ Mes comptes rendus de partie (S10 + HS7) ont notamment pour fonction d'éclairer la manière dont j'ai exploité cette demi-douzaine d'antagos à ma table.

Mais je comprends tout √† fait que cela puisse s'av√©rer insuffisant, ce d'autant que certains boogeymen n'apparaissent que fugitivement dans mes CR. Je pense notamment √† la sorci√®re, tr√®√®√®s discr√®te dans la partie o√Ļ je l'ai jou√©e (HS7 p. 37).

L√† o√Ļ ta r√©flexion est vraiment *hyper* int√©ressante, c'est sur les pr√©curseurs. L'id√©e qu'il faudrait annoncer le boogeyman avant de le mettre en jeu n'est pas du tout celle que j'avais en t√™te durant le design de Minimax. J'ai travaill√© (et playtest√©) dans une perspective de surgissement. Pas forc√©ment accompagn√© d'une jump scare, mais clairement un twist narratif (S10 pp. 44-45). Le bad guy qui d√©boule sans pr√©venir pour aggraver subitement une situation de survie d√©j√† difficile.

Mais à lire ton CR, je vois bien l'intérêt des précurseurs. Dans le cadre particulier de Minimax, je veux dire (il va de soi que je suis convaincu depuis bien longtemps de leur utilité dans tout un tas d'autres contextes). Je garde ça dans un coin de ma cervelle. Merci Aellle, tu me fais bien avancer, là.


ils avaient choisis les satanistes, donc une partie de la table me demandait du démon

Ouais, la combo, très naturelle, s'impose fortement à l'esprit. Et elle dépote. Je l'ai eue en playtest (HS7 p. 43), mais pas par tirage by the book car j'éliminais les entrées de la table à mesure que je les testais. Il ne m'en restait que deux par colonne à ce moment.


J'aimerai faire comme une campagne à partir de Minimax. Genre : partie 1 en Minimax, partie 2 en Classic avec des personnages (secondaires ou survivants) devenus adultes, puis préquelle en Zéro, vous cadrez l'idée.

Ouais carrément.

Vu que Minimax est fortement référencé Ça, et que la multiplicité actuelle des systèmes Sombre permet des créations collectives variées, le jeu sur plusieurs époques et systèmes (gamins puis adultes) est hyper tentant. Cela fait un moment que j'y pense.


Je modère en gras. Lisez la charte svp.

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