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#21 01 Aug 2025 12:43

Ric Pogan
membre
Inscription : 27 Feb 2019

Re : [HS5] Aliiive

Midnight Syndicate Monsters of Legend
L'excellent Monsters of Legend de Midnight Syndicate

Aliiiiive !

On pourrait penser que je sois passé à autre chose vu que cela fait une éternité que je n'ai pas posté par ici, pourtant il n'en est rien ! Ce setting rôdait dans un coin de ma tête comme une créature bicéphale dans les bois, et à la faveur d'une soirée jdr où le programme a été chamboulé, ni une ni deux je propose du Sombre et je sors mon settings favori de derrière les fagots ! Dernier ajout en date, le boitier VHS qui contient mes aides de jeu fait sensation (les joueurs ont été déçu d'apprendre que ce n'est pas du matos officiel). Autour de la table, un joueur connaisseur de Sombre et qui a déjà joué Aliiive, un joueur qui n'a fait qu'un seul quickshot improvisé de Sombre dans l'espace, et un joueur qui n'a jamais joué à Sombre. Je lance "Building the Monster" de l'album présenté ci-dessus – pour moi le générique de Aliiive ! – et c'est parti !

Partie IV - les pieds nickelés

  • Briefing : je prends le temps de prĂ©senter le système Sombre puis Sombre ZĂ©ro en particulier. Un passage sur l'Allemagne et l'annĂ©e sans Ă©tĂ©, et je rentre dans le vif du sujet. Je vais me rĂ©pĂ©ter, mais l'arbre gĂ©nĂ©alogique est telleeemennt pratique pour prĂ©senter les persos ! Les joueurs ont immĂ©diatement remarquĂ©s la petite "particularitĂ©" dans l'arbre, mais ne se sont guère attardĂ© dessus. Ils prĂ©fèrent partir sur un groupe de cambrioleur. Pas des brigands endurcis, mais de simples habitants d'Ingolstadt qui lorgne sur la supposĂ©e richesse des Frankenstein, surtout depuis que les disparitions rĂ©centes leur ont rappelĂ© l'existence de cette famille maudite. un prĂŞtre en dĂ©rive, un "prĂ©cepteur fauchĂ©" et un "banquier en faillite". Concernant les traits, j'impose un softcore, un nocore, et un hardcore ; du coup le prĂŞtre part en nocore, le prĂ©cepteur fauchĂ© prend un "in extremis" qui ne servira pas, et le banquier prend "possĂ©dĂ©"... Mon premier possĂ©dĂ© lors d'une partie de Sombre ! Avant de prendre le joueur Ă  part, je brode le fait que le groupe a interrogĂ© un maçon qui a travaillĂ© au château des Frankenstein pour leur prĂ©senter le rez-de-chaussĂ©e et le premier Ă©tage. Puis je prends le joueur du banquier en faillite possĂ©dĂ© pour que l'on parle de sa possession. Je lui propose plusieurs idĂ©es :
       - C'est une prĂ©cĂ©dente crĂ©ature fait par les Frankenstein qui après s'ĂŞtre enfui revient sur les lieux pour demander au Frankenstein une Ă©pouse
       - C'est une prĂ©cĂ©dente crĂ©ature fait par les Frankenstein qui veut mettre fin aux horreurs des Frankenstein
       - Il est possedĂ© par Mephisto, le dĂ©mon qui aurait accordĂ© aux Frankenstein le pouvoir de rĂ©animation
    Le joueur choisit la troisième option. On élabore ensemble : Mephisto a conféré à Karl le pouvoir de réanimer, il doit s'assurer que sa descendance ne l'utilise pas. Et si cela devait se passer, les témoins doivent disparaître. De cette façon, je m'accorde un antagoniste en plus, afin Pendant ce temps; j'entends les autres joueurs monter le plan de leur cambriolage... Comme bon leur semble. Sans perdre d'avantage de temps, on passe à la partie.

  • Fictions :
    Notre groupe de voleurs arrivent devant les lieux, sous les hurlements des loups. J'en profite pour préciser qu'un des hurlements est bizarre, comme s'il y avait un echo anormal ; ceci pour introduire la bête. Merci uberfan pour l'idée du "double aboiement simultané" ! Nos amis décident de faire le tour de la bâtisse et rentre par la poterne. Il découvrent les cuisines désertes, mais un repas préparé. Arrivés aux escaliers, ils décident de descendre dans la cave. J'y décris une odeur pestilentielle, des caisses remplies de bouts de cadavres qui cache à moitié un pentagramme tracé au sang. Je laisse le temps à notre banquier possédé de saisir l'opportunité que je lui offre, il n'en fera rien. Ce n'est pas grave, à force d'errer ici nos fouineurs ont fini par réveiller les débris qui mutile le prêtre en dérive ! Je pensais à une approche plus progressive, mais les dés en ont décidé autrement. Tout le monde fuit vers le 1er étage, les débris ne les poursuivront pas. Mon objectif est quand même qu'il y ait une réanimation. Mais l'effet "Légion sectionnée" a néanmoins eu son petit effet !

    carte magic Légion sectionnée
    Si vous n'aviez pas la référence de la Légion sectionnée, la voici.

    Au premier étage je décris les bruits de tonnerre et l'eau qui perle par le plafond, inutile de perdre du temps en exploration. Et ça marche du feu de dieu, tout le monde monte au second. A travers la porte entrouverte ils assistent au déroulé de la réanimation par Heinrich. Voulant profiter que personne ne fait attention à eux ils essaient de se faufiler pour voler du matériel revendable, mais ils se font surprendre par Igor. L'un d'entre eux parvient néanmoins à se faufiler derrière le rideau et échappe à l'agitation naissante... Pour découvrir une table pleine de sang, des outils de chirurgie ensanglantés, des restes de membres humains et du fil à couture. L'horreur derrière la création de la créature. Horrifié, il retourne dans la salle pour voir la créature se relever et assassiner Heinrich. Mes souvenirs de cette séquence sont brumeux, mais seul le précepteur et le banquier s'enfuiront de ce terrible endroit. Les yeux du banquier deviennent rouges... Son camarade a assisté au rituel. Mephisto assassine ce dernier sans autre forme de procès, et le mot "FIN" apparaît.

Remarques :

  • La vache, j'Ă©tais rouillĂ© au dĂ©but mais c'est heureusement vite revenu !

  • J'ai adorĂ© la scène oĂą le prĂ©cepteur contemple l'horreur derrière le rideau tandis que la situation dĂ©gĂ©nère derrière lui. Ce qui Ă  la lecture du setting pourrait apparaĂ®tre comme de la dĂ©coration sans plus d'intĂ©rĂŞt, bien mis en scène peut devenir l'acmĂ©e de l'horreur ; la scène qui permet de rĂ©aliser l'Ă©vidence que notre cerveau occultait. Par contre, s'il n'y avait pas eu la mise en place du groupe de voleur, jamais un personnage ne se serait aventurĂ© derrière ce rideau.

  • DĂ©solĂ© pour le manque de prĂ©cision sur la scène de combat, j'ai du faire cette partie il y a deux ou trois mois bcsad

  • Le retour en soi n'apporte pas grand chose de plus que les prĂ©cĂ©dents, mais je tenais Ă  le faire pour remettre une actualitĂ©, pour la scène contemplative, et pour flexer avec mon nouveau matos dans le topic appropriĂ© bcbig_smile (dès que j'aurais le temps d'y poster).

Pour ma prochaine partie, je vous promet un rapport plus détaillé !

Dernière modification par Ric Pogan (01 Aug 2025 17:21)

Hors ligne

#22 02 Aug 2025 09:09

Johan Scipion
auteur de Sombre
Lieu : IdF
Inscription : 15 May 2006

Re : [HS5] Aliiive

Merci Ric pour ce compte rendu très cool. Super content de constater que ce settario est toujours bien vivant à ta table ! ^^


Je modère en gras. Lisez la charte svp.

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Hors ligne

#23 30 Aug 2026 11:36

Charly Birdy
ĂĽberfan
Inscription : 19 Jan 2023

Re : [HS5] Aliiive

Hier soir, j’ai fait jouer Aliiive, le scĂ©nario/ settario  issu de Sombre HS n°5.
C’est la deuxième fois que je le fais jouer. La première fois, nous étions trois joueurs.
Hier soir je l’ai fait jouer à ma femme, avec donc une unique joueuse, qui incarnait Gianni.
Comme d’habitude, je soigne un peu l’installation : nappe noire, veilleuse, enceinte Bluetooth, grand plan imprimé et quelques figurines.

Spoiler : si vous pensez un jour jouer ce scénario, ne lisez pas ce qui suit. Si vous souhaitez le maîtriser, en revanche, bonne lecture.

Warning : la partie a été très violente à certains moments. Si vous n’êtes pas à l’aise avec les violences psychologiques ou le gore, je vous invite à vous arrêter là.

Pour rappel, Gianni est un jeune homme issu d’une riche famille napolitaine. Sa sœur, Elisabetta, est tombée amoureuse d’un jeune Allemand, Viktor, dont Gianni se méfie. Elisabetta a quitté Naples sans prévenir personne et Gianni a rapidement compris qu’elle était partie rejoindre Viktor.

En début de partie, je fais un rappel sur le contexte très particulier de cet été de 1816, marqué par un début d’été anormalement froid et par des pluies diluviennes. Nous débutons ensuite véritablement la partie.

Je rappelle à Gianni que Viktor a été exclu de son université à Naples et que sa mère vit encore dans la ville. Gianni décide donc d’aller à sa rencontre.
Nous jouons alors une scène de roleplay avec Ilsa, la mère de Viktor. Beauté froide, tenue stricte, longue robe noire à col montant, collants noirs, gants noirs et pendentif en argent. Elle a quelque chose de très peu chaleureux.

Ilsa explique à Gianni que Viktor et Elisabetta lui avaient parlé d’un futur mariage. Elle pense que son fils a vraisemblablement rejoint une ancienne demeure familiale qu’il devait rénover, quelque part au cœur de la forêt bavaroise. La conversation est légèrement oppressante et Ilsa termine finalement en avertissant Gianni d’être prudent.

Le lendemain, Gianni décide de monter en Allemagne en calèche jusqu’à Ingolstadt, puis de poursuivre à cheval vers le cœur de la forêt. Nous faisons une ellipse narrative et Gianni se retrouve face à un fermier d’Ingolstadt qui accepte de lui vendre un cheval.
Les deux hommes échangent quelques mots sur la région. Une fois qu’il apprend que Gianni cherche à rejoindre un certain Viktor, le fermier lui révèle que l’ancienne demeure familiale a été incendiée. L’ancien propriétaire, le grand-père des jeunes gens, aurait été brûlé vif par les villageois, qui le soupçonnaient de mener des expériences occultes.

La pluie se met alors à tomber dru. Gianni décide de passer la nuit à la ferme, espérant que le temps se dégagera le lendemain. Peine perdue. Au réveil, après une nuit désagréable, le ciel est toujours aussi sombre et la pluie tombe toujours avec force. Gianni décide malgré tout de rejoindre le château à cheval.
Après s’être largement enfoncé dans les bois, l’un des sabots du cheval ripe sur une pierre boueuse dissimulée au sol. La patte avant vient de se briser. Fracture ouverte. Le cheval hennit douloureusement, tente tant bien que mal de se redresser, puis retombe systématiquement dans la boue. Gianni pense d’abord à poursuivre seul à pied. Il fait quelques pas. Puis les gémissements de l’animal le rattrapent. Il revient. Il cherche une pierre suffisamment lourde pour en finir. Il en trouve une. La soulève. Et l’abat sur le crâne du cheval. Le silence revient. Il ne reste plus que le bruit régulier des gouttes qui tombent sur les feuilles. L’orage semble gronder au loin.

Finalement, Gianni arrive par un petit chemin devant la demeure. Une bâtisse sinistre de deux étages, dont certaines façades portent encore les traces noires d’un incendie ancien. Malgré cela, quelques lumières sont allumées à l’intérieur.
Gianni décide d’abord d’explorer les environs. Il découvre une statue impressionnante recouverte de mousse, représentant Prométhée, un puits comblé et un bûcher extérieur.

Il se décide finalement à frapper à la porte.

Elle s’ouvre sur Igor, un bossu édenté aux vêtements rapiécés. Celui-ci invite Gianni à rejoindre le salon principal pendant qu’il va chercher son maître, Viktor.
À l’arrivée de Viktor, nous jouons une nouvelle scène de roleplay qui permet de tisser un peu de lien entre les deux hommes. Gianni apprend qu’Elisabetta est partie avec Heinrich, le frère aîné de Viktor, faire quelques emplettes dans un village à proximité. Ils devraient revenir en fin d’après-midi.
Viktor ment.

Gianni n’en est pas certain, mais il devient de plus en plus suspicieux.

Viktor lui parle de l’amour qu’il porte à Elisabetta et se réjouit de leur union prochaine. Igor apporte un repas ainsi qu’une bonne bouteille de vin, que Gianni partage finalement avec Viktor.

Viktor prend ensuite congé et propose à Gianni de se reposer dans la chambre d’amis. Gianni accepte. Igor quitte également l’étage.
Gianni en profite pour récupérer un couteau trouvé dans le buffet du salon.
Puis il décide de faire une petite sieste après ce repas et ces quelques verres de vin.

Il se réveille vers 18 heures, la tête engourdie.
Dehors, la pluie tombe désormais très fort. L’orage s’est rapproché et les grondements font parfois vibrer les murs de la maison. Gianni décide d’explorer les lieux.
Il rejoint l’escalier en colimaçon. Une partie monte vers le deuxième étage, tandis qu’une autre descend vers le rez-de-chaussée.
Il décide de descendre.

Il découvre des cuisines mal entretenues avec une sortie de service donnant sur l’extérieur. Mais ce qui attire surtout son attention, c’est un fin couloir qui semble s’enfoncer dans le sol.
Au bout, une petite porte.
Gianni l’ouvre.
Derrière, l’horreur absolue.
Le sol est en terre battue, les murs sont en pierre et le plafond voûté. Partout, des amoncellements de corps putréfiés, de crânes, d’ossements et de débris humains, jonchent le sol ou sont entassés sur de petites tables.
Gianni est pris de suffocations.
Mais il avance.
Il cherche les restes de sa sœur.

Il ramasse un scalpel dans la salle, inspecte les cadavres, mais ne trouve aucun signe évident d’Elisabetta. Puis, à la suite d’un jet de perception réussi, il découvre un petit passage au fond de la morgue, menant vers un étroit boyau de terre.
Il s’en approche.
Et tout à coup, les débris humains commencent à bouger.
Tout ce qui se trouve dans la pièce semble soudain s’animer et se rapprocher de lui.
Gianni contient un hurlement et rejoint finalement l’escalier en colimaçon en courant.
Pris de panique, il fonce vers le deuxième étage et tambourine sur une porte fermée.

La porte s’ouvre.
Igor.
Le bossu accueille Gianni d’un formidable coup de masse. Gianni parvient malgré tout à le blesser avec son scalpel. Mais derrière Igor, il aperçoit Viktor et son frère Heinrich. Et entre eux, une immense cuve remplie d’un liquide opaque.
Gianni n’a pas le temps d’en voir davantage.
Igor, Viktor et Heinrich parviennent à l’assommer.
Gianni se réveille dans le laboratoire, les mains liées par une corde.
Mais il sent immédiatement quelque chose.
Le couteau qu’il avait récupéré dans le buffet est toujours là, sous la ceinture de son pantalon.
Les frères Frankenstein sont surexcités. Ils s’affairent autour de la cuve, préparent le matériel et mettent progressivement en place tout le protocole expérimental.
Gianni observe.
Attend.
Et profite de leur distractibilité pour commencer à couper progressivement ses liens.

Puis l’expérience commence.

La scène est magistrale.

Une manivelle permet d’ouvrir la verrière du toit. Le vent et la pluie s’engouffrent immédiatement dans le laboratoire. L’eau inonde les meubles et le plancher, certaines lampes s’éteignent, les bougies vacillent. Pour parvenir à s’entendre, il faut désormais crier.
Une deuxième manivelle permet de déployer l’antenne paratonnerre. Un éclair est rapidement capté. Trois gros pistons sont actionnés et injectent une poudre rougeâtre dans la cuve.
L’antenne est ensuite rentrée et la verrière refermée. Le vacarme diminue. Viktor et Heinrich peuvent à nouveau parler sans hurler.
Des éclairs continuent toutefois d’illuminer la pièce par intermittence.
Vient alors le moment où Heinrich abaisse un interrupteur mural afin d’alimenter la créature en énergie. Des câbles relient ses électrodes aux piles galvaniques.
Nouveaux arcs électriques.
Nouveaux crépitements.
Dans la cuve, des éclairs déchirent le liquide.
Puis quelque chose change.
Le liquide devient progressivement transparent. Sa surface se met Ă  faire de petites vaguelettes.
La cuve commence à déborder.
Gianni distingue alors des cheveux.
Il les reconnaît.
Ce sont ceux de sa sœur.
Les piles galvaniques prennent soudain feu. Un seau de sable avait heureusement été prévu à cet effet. Viktor s’en saisit et parvient à étouffer les flammes.
Puis le calme revient.
Une poignée de secondes s’écoule sans que rien ne bouge. Rien.
Puis les doigts de la créature se contractent. Sa main se ferme. Son bras se replie. Et elle s’anime soudainement.
D’un formidable coup de poing, la paroi de la cuve éclate en mille morceaux.
Le laboratoire est immédiatement inondé.
La créature arrache les câbles reliés à ses électrodes et se redresse.
Heinrich hurle :
« Vivante ! Elle est vivante ! »

Gianni a maintenant la certitude que cette monstruosité est bien sa sœur. Il reconnaît ses traits. Enfin… ce qu’il en reste. Un visage hideux, recomposé de multiples coutures. Un corps à moitié boursouflé, assemblé de morceaux qui n’auraient jamais dû être réunis.
Viktor n’a pas le temps de réagir. D’un formidable coup de poing, la créature lui arrache la tête.
Gianni décide alors de prendre Heinrich en tenaille, afin de lui asséner un coup de couteau dans le dos.
Il échoue.
Et, au même moment, la créature plonge sa main dans la poitrine d’Heinrich. Elle lui arrache le cœur.
Gianni descend alors les escaliers Ă  toute vitesse.
Pendant sa fuite, il entend soudain un bruit de vitre brisée, suivi d’un énorme BOUM.
Il comprend que la créature a sauté par la fenêtre afin d’éviter l’étroit escalier en colimaçon.
Gianni rejoint le rez-de-chaussée.
Les cuisines.
Et tombe nez Ă  nez avec Igor.
Le bossu est toujours vivant malgré les blessures qu’il a déjà reçues. Igor frappe. Il rate.
Gianni riposte et le blesse Ă  nouveau.

Puis il ne demande pas son reste et fuit vers la morgue, avec une seule idée en tête : rejoindre le boyau de terre.
Son seul espoir de sortir vivant de cet endroit.
Gianni court. Il patauge dans les débris humains et parvient à taillader dedans avec son couteau (2 sur le dé). Il avance un peu plus. Le boyau est là. Il ne reste presque plus rien entre lui et la sortie. Puis vient le jet suivant, celui des débris (3 sur le dé). Une main squelettique surgit des débris et saisit la cheville de Gianni.
Il s’effondre.
Son visage plonge dans la bouillie de chair et d’ossements. Du sang visqueux entre dans sa bouche. Il tente de respirer mais commence à s’étouffer. La douleur est extrême.
Des griffes s’enfoncent dans son corps tandis qu’il commence à être pris de convulsions.
Le boyau de terre n’est pourtant plus qu’à un mètre. Un seul mètre. Mais Gianni ne l’atteindra jamais. Ses forces l’abandonnent. Sa vision se brouille.
Et avant de fermer définitivement les yeux, il entend un cri.
Un cri rauque.
Inhumain.
Mais dont le timbre...
...lui rappelle les chansons que sa sœur lui chantait lorsqu’ils étaient enfants.
Générique.


Je pense donc je vis (encore...)

Hors ligne

#24 01 Sep 2026 09:51

Johan Scipion
auteur de Sombre
Lieu : IdF
Inscription : 15 May 2006

Re : [HS5] Aliiive

Super partie. Merci tout plein, Charly. Ton CR a mis du plaisir dans mes yeux.


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