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#101 26 May 2014 21:12

Badury
bring me sun
Inscription : 14 Jul 2011

Re : [Inflorenza : Héros, salauds et martyrs à Millevaux] Comptes-rendus

Je me suis mal exprimé. Désolé.

J'évoquais l'idée d'un "nanoflorenza - sei" dans lequel la 2ème ligne du paragraphe "Conflit, lancer de dés" serait :
+ 1= dé de sacrifice / 2-5= dé de souffrance / 6= dé de puissance

Et dans lequel, le cadre "Thèmes : 1..." serait vierge (afin de pouvoir y inscrire les thèmes de son choix).

Certes, on peut se le confectionner assez facilement, mais si la "matrice" était disponible, ça serait plus "propre" bcbig_smile

Merci pour les liens.

Pour le hack "Inflorenza/Sens", si je me lance, promis, je poste un feedback bcwink


"Il n'y a pas de lumière sans ombre" (Aragon)

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#102 27 May 2014 07:47

Thomas Munier
auteur de Millevaux
Inscription : 05 Feb 2008
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Re : [Inflorenza : Héros, salauds et martyrs à Millevaux] Comptes-rendus

OK. Je me le note à faire vite fait !
Pour le hack, oui, je serai évidemment preneur d'un feedback !


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#103 05 Jun 2014 18:09

Thomas Munier
auteur de Millevaux
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Re : [Inflorenza : Héros, salauds et martyrs à Millevaux] Comptes-rendus

LE SECRET DU DOCTEUR CHESTEL

Une mise en abîme vertigineuse

Joué le 12/04/2014 aux Rencontres Ludiques de Bretagne, avec Thomas et Laurent

Première participation aux Rencontres Ludiques de Bretagne, un évènement ma foi fort sympathique. Je me retrouve en bonne compagnie aux stands d’auteurs, et de surcroît doté d’une table immense et autant de chaises que j’ai pu en demander. Seul bémol : le stand des auteurs, pour visible qu’il était, aurait peut-être eu plus de succès s’il avait été placé un peu plus sur le chemin des visiteurs. J’imagine que les joueurs qui allaient à leurs parties traçaient tout droit sans nous jeter un œil. Qu’à cela ne tienne, ma devise concernant les visiteurs de stand, c’est de privilégier la qualité, et pour cela j’ai été servi, les gens restaient longtemps, on pouvait échanger, et quand j’ai proposé une démo courte d’Inflorenza, deux joueurs ont été d’accord. On est parti sur une nouvelle itération du théâtre « La Forêt du Docteur Chestel » (cf itération 1 & 2), toujours en mode Carte Blanche qui finalement n’a pas été si flash que ça puisqu’on a bien dû jouer entre 2h30 et 3h !

Au final, une séance très intéressante, très différente des deux premières itérations, avec une mise en abîme finale, complètement conduite par la première phrase du personnage de Laurent, qui m’a tout à fait surpris ! Décidément, ce théâtre a du potentiel !

La-Forêt-du-Docteur-Chestel-600_wellsandlaurence-robert-sonart-green.thumbs-coal-miki.jpg

Fiction :


Scientifique 1 (mort) (joué par Thomas)

+ Je veux retrouver la civilisation.
J’étais d’accord pour participer aux expériences du Docteur Chestel, mais quand on s’est retrouvé catapulté dans ce bunker au milieu d’une forêt hostile, ça m’a tout de suite moins plu. Il faut qu’on sorte Chestel du coma et qu’on le persuade de nous faire rapatrier en Suisse au plus vite. Mon collègue est parti explorer son inconscient tandis que je reste le seul éveillé, à surveiller leurs constantes physiques.

+ Je perds la foi en le Dr Chestel

+ Frénétique.
J’entends un bruit dans la chambre vide. Je vais vérifier, il n’y a rien. Je commence vraiment à paniquer.

+ Je suis hanté par un moment d'horreur (promesse d'un Horla qui a dévoré Chestel).
Quand je retourne dans la salle principale, un Horla est rentré dans le bunker. La porte n’était pas verrouillée, sans doute Chestel qui a fait ça pendant la nuit ! Le Horla est grand, noir, humanoïde, son corps est couvert de minuscules racines, il a les mêmes yeux bleus que le Docteur Chestel. Il réclame de la chair humaine à manger, je le laisse dévorer le Docteur Chestel pour sauver ma vie et celle de mon collègue. Il quitte le bunker après cette orgie, visiblement repu. Je me précipite pour verrouiller la porte du bunker derrière lui.
Pendant ce temps, je crois que mon collègue a sauté de rêve en rêve, il a l’air perdu. Les images que je vois dans son moniteur sont emboîtées les unes dans les autres, comme lorsqu’on est au milieu d’une enfilade de miroires. La mort dans l’âme, je m’injecte la dose nécessaire pour le rejoindre.

+ Je sais qu'on fait une erreur.
Je me réveille dans un rêve inférieur, je suis dans mon lit, et des tentures blanches cachent le reste de la pièce. Mon collègue soulève une tenture pour me retrouver. Nous soulevons une autre tenture et découvrons un autre lit, lui aussi encadré par des tentures blanches. Est-ce que ce schéma se reproduit à l’infini ? Nous n’aurons pas l’occasion de le savoir. Sur le lit, il y a Chestel, il est réveillé. Il nous explique qu’il a découvert nous sortir tous de l’enfer de Millevaux. Pour cela, il doit nous injecter la bonne dose d’adrénaline. Il nous propose de nous l’injecter à  mon collègue et moi pour que nous nous en rendions compte par nous-même. Je trouve l’idée dangereuse, et demande à rester éveillé et à injecter la dose à Chestel. Mais mon collègue argumente vivement en faveur de Chestel, et finalement je cède même si en mon for intérieur je sais que c’est une grave erreur. Chestel nous injecte une dose à mon collègue et moi.

+ Purifié par le feu.
Nous nous réveillons. Nous sommes toujours dans le bunker, mais tout est très différent. Il y a des ronces partout. Nous sommes nus, dans des cocons, maigres à l’extrême. Connectées à notre système sanguin et nerveux, des racines nous injectent en permanence des doses de somnifères, d’autres nous injectent de la nourriture et d’autres nous ponctionnent des fluides, nos graisses, et peut-être aussi notre égrégore. Ces fluides vont nourrir une énorme et hideuse larve intelligente qui nous somme de retourner à notre sommeil.
Mon collègue et moi nous arrachons nos racines et nous nous levons tant que nous pouvons. Je crois que ce rêve est sans retour ! Alors que mon collègue sort du bunker, je referme la porte derrière lui, je trouve un jerrican d’essence et un briquet dans la réserve, je verse de l’essence partout, sur les racines, sur la larve et sur moi-même, et j’allume le briquet, pour en finir, pour enfin retrouver la pureté !


Scientifique 2 (joué par Laurent)

+ Je veux sauver le monde avec nos recherches.
Chestel m’a expliqué que nos recherches pourraient permettre de sauver le monde. Si je suis devenu scientifique, c’est pour un jour trouver une solution contre le phénomène Millevaux, alors j’y crois dur comme fer. Quand le Docteur tombe dans le coma, je me porte volontaire pour aller dans son inconscient pour le sauver. L’avenir du monde en dépend.

+ (barré) Je me prends une grosse dose d'anesthésiant et je tombe dans les vapes.
Quand j’arrive dans le rêve, j’entends des bruits inquiétants et je panique. Je comprends que Chestel est plongé dans un rêve inférieur (un rêve dans le rêve), alors je prends une dose de somnifère pour le rejoindre, mais je crois que j’ai trop dosé. Une fois que je suis dans le rêve inférieur, je m’injecte une dose d’adrénaline mais je ne me réveille pas dans le premier rêve, mais encore dans un autre rêve. Je m’injecte à nouveau une dose de somnifère.

+ (barré) Je ne sais plus qui je suis.
Je me réveille dans mon lit, il est entouré de tentures. Je suis encore dans un autre rêve ! Combien y a-t-il de rêves emboîtés ? Cinq, dix, vingt, une infinité ? Je suis complètement désorienté. Puis à un moment, j’entends du bruit derrière une tenture, je la soulève, et  je découvre un autre lit, avec mon collègue dedans. Il m’explique ce qui m’est arrivé et je retrouve un peu mes esprits

+ (barré) Chestel me fascine.
Dans le lit d’à côté, nous découvrons Chestel. Il nous explique qu’il suffit qu’il nous injecte une dose spéciale d’adrénaline pour que nous sachions comme lui comment sauver notre monde du phénomène Millevaux, pour que vivions dans un monde qui est paradisiaque. Mon collège argumente contre cette idée, mais moi j’ai entièrement confiance en Chestel, alors j’argumente en son sens et j’obtiens que Chestel nous injecte l’adrénaline à mon collègue et moi.

+ Chestel me murmure un secret à l'oreille
Juste en m’injectant l’adrénaline, Chestel me murmure un secret à l’oreille.

+ Je n'ai pas bien compris ce qu'il m'a dit car je me suis endormi, à tout moment je peux me souvenir du secret.
[Le Confident a noté le secret au dos de ma feuille de personnage]

+ J'arrache les ronces et j'en prends avec moi pour me défendre.
Avec mon collègue, nous nous réveillons dans ce bunker hideux rempli de ronces, maigres, connectés à des racines, avec cette larve énorme qui nous ponctionne nos fluide vitaux. Je me rappelle le secret de Chestel : « Millevaux n’est qu’une illusion onirique, je vais vous faire découvrir le vrai monde. ». C’est donc ça la réalité. Je prends des ronces pour me défendre, et je sors du bunker.

Dehors, c’est la forêt. Et des centaines de bunkers, à perte de vue, très certainement occupés par des humains maigres et endormis, esclaves des larves à jamais.


Feuilles de personnages :

Scientifique 1 (mort) (joué par Thomas)
+ Je veux retrouver la civilisation.
+ Je perds la foi en le Dr Chestel
+ Frénétique.
+ Je suis hanté par un moment d'horreur (promesse d'un Horla qui a dévoré Chestel).
+ Je sais qu'on fait une erreur.
+ Purifié par le feu.

Scientifique 2 (joué par Laurent)
+ Je veux sauver le monde avec nos recherches.
+ (barré) Je me prends une grosse dose d'anesthésiant et je tombe dans les vapes.
+ (barré) Je ne sais plus qui je suis.
+ (barré) Chestel me fascine.
+ Chestel me murmure un secret à l'oreille
+ Je n'ai pas bien compris ce qu'il m'a dit car je me suis endormi, à tout moment je peux me souvenir du secret.
+ J'arrache les ronces et j'en prends avec moi pour me défendre.


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#104 07 Jun 2014 13:08

Thomas Munier
auteur de Millevaux
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Re : [Inflorenza : Héros, salauds et martyrs à Millevaux] Comptes-rendus

LE SAINT-SUAIRE

Les chemins de Compostelle en mode micro, la cruauté des objectifs simples.

Joué le 12/04/14 aux Rencontres Ludiques de Bretagnes avec Michel Chevalier

Pendant ce festival, j’ai fais la connaissance de Michel Chevalier, alias Stellamaris, l’auteur de Xura, un poème épique qui relate une campagne dans les Contrées du Rêve. Il souhaitait découvrir Inflorenza, mais il ne nous restait que trente petites minutes avant de devoir démonter les stands. Qu’à cela ne tienne, nous voilà lancé dans une version rapide des Chemins de Compostelle, en mode Carte Blanche sans instance. Avec en prime un

Je repars avec la même intro in media res que pour L’eau de mémoire, c’est-à-dire : au milieu de la forêt, une diligence de pèlerins menée par un soldat à cheval, un tronc d’arbre bloque la route, et un cavalier masqué  tient la diligence en joue avec son fusil. Où êtes-vous ? Qui êtes-vous ? Que faites-vous ?


Fiction :

+ Si je suis obligé de fuir, je veux survivre dans la nature.
Je suis un des pélerins. Alors que les brigands massacrent les soldats qui nous protègent, le moine à mes côtés me supplie de faire quelque chose. Il transporte une relique sacrée qui ne doit surtout pas tomber en de mauvaises mains. N’écoutant que mon courage, je le prends par le bras, et nous fuyons dans la forêt.

+ Dans ma colère, je ramasse la branche pour la lancer à la tête du brigand.
Un brigand nous repère et nous rattrape dans la forêt. Son épée est rouge du sang de mes camarades. Dans ma colère, je l’assomme avec une branche.

+ Ma frappe vengeresse est la terreur des brigands.
Je me découvre une force que je ne me soupçonnais pas. Serais-je plus courageux que je ne croyais ?

+ Le suaire pourra restaurer la moralité dans la société corrompue.
Avec le moine, nous courrons plus loin. Il me montre alors la relique en question : il s’agit du suaire de Turin, le Saint-Suaire qui porte le visage du Christ. Je comprends alors toute l’importance de ce trésor : il est peut-être la clé pour sauver le monde de lui-même.

+ Nous sommes encerclés par cinq brigands armés, comment pourrons-nous nous en sortir ?
Cinq brigands finissent par nous rattraper. Des gueules cassées, estropiés, gens de sac et de corde, en armures dépareillées, hideux, méchants, hérissés d’armes. J’assure mes jambes au sol et je me cramponne au bâton. Le Saint-Suaire doit être sauvé. [Je demande à Michel quel est l’objectif du conflit : sauver le Suaire ? sauver le moine ? Ou se sauver lui-même ? Car avec l’objectif, on ne peut assurer qu’un de ses éléments !] Le combat est vif, violent, je ne retiens pas ma force.
Quand la poussière retombe, les cinq brigands sont étalés dans les feuilles d’arbre, les os brisés. Le moine aussi est mort, il a pris un coup d’épée et git dans son sang.

+ J'ai réussi à sauver le suaire.
Le pauvre moine est mort. Moi-même, je suis devenu un meurtrier. Je suis couvert de sang, désorienté. Et désormais c’est moi qui ai la charge du Saint-Suaire, le visage du Fils de Dieu, seule relique qui pourrait un jour permettre la rédemption de l’humanité.


Feuille de personnage :

+ Si je suis obligé de fuir, je veux survivre dans la nature.
+ Dans ma colère, je ramasse la branche pour la lancer à la tête du brigand.
+ Ma frappe vengeresse est la terreur des brigands.
+ Le suaire pourra restaurer la moralité dans la société corrompue.
+ Nous sommes encerclés par cinq brigands armés, comment pourrons-nous nous en sortir ?
+ J'ai réussi à sauver le suaire.


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#105 08 Jun 2014 13:41

stellamaris
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Inscription : 08 Jun 2014

Re : [Inflorenza : Héros, salauds et martyrs à Millevaux] Comptes-rendus

Une partie très intéressante qui m'a donné envie d'y regoûter, depuis j'ai fait jouer plusieurs fois à Inflorenza, c'est toujours aussi génial ! Merci Thomas !

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#106 08 Jun 2014 19:37

Thomas Munier
auteur de Millevaux
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Re : [Inflorenza : Héros, salauds et martyrs à Millevaux] Comptes-rendus

Bonjour Michel,

Je suis vraiment heureux d'apprendre que tu as fait jouer du Inflorenza !
Est-ce que je peux te poser quelques questions ? Tu as fait jouer en Carte Rouge (les joueurs contrôlent le décor et les figurants) ou en Carte Blanche (le MJ contrôle le décor et les figurants) ? En séance isolée ou en campagne ? Tu as utilisé l'univers de Millevaux tel qu'il est décrit à la fin du livre ou vous avez construit l'univers au feeling ? Tu as été à l'aise avec les mécanismes ou c'était compliqué ? Tu as trouvé que le feeling de jeu était différent de ce que tu as l'habitude ou tu as vite pris tes marques habituelles ?

Il faudra que je t'envoie le compte-rendu de la partie qu'on a fait le soir aux RLB, je crois qu'elle t'aurait plu !


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#107 10 Jun 2014 18:44

stellamaris
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Inscription : 08 Jun 2014

Re : [Inflorenza : Héros, salauds et martyrs à Millevaux] Comptes-rendus

J'ai toujours fait jouer en Carte rouge ; les joueurs ont énormément aimé le concept de "MJ tournant", c'est ainsi que je leur ai présenté ; et toujours en scénar isolé, dans le monde de Millevaux ; je trouve ce monde vraiment bien construit et fascinant, et je trouve Inflorenza particulièrement bien adapté pour des one shots d'une rare intensité ; ce qui est fascinant, c'est de voir comment les personnages peuvent évoluer radicalement en très peu de temps... C'est vraiment génial ! Par contre, je sens mal une utilisation en campagne...

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#108 11 Jun 2014 06:31

Thomas Munier
auteur de Millevaux
Inscription : 05 Feb 2008
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Re : [Inflorenza : Héros, salauds et martyrs à Millevaux] Comptes-rendus

Merci beaucoup pour ce retour !

Pour le jeu en campagne, je crois qu'une petite préparation est nécessaire avant de commencer à jouer, pour que les joueurs imaginent un concept de groupe, et quelques détails sur leurs personnages, leurs positionnement par rapport aux diverses factions du théâtre, leurs motivations premières, la motivation commune avec le groupe, des éléments de tension possibles...

La campagne introduit plusieurs facteurs nouveaux : les personnages montent vraiment en puissance (le jeu est bien différent avec des personnages à 6,8 phrases) et vont pouvoir prendre plus de risques, certains vont avoir plusieurs pouvoirs (un par séance), et surtout il y aura cette tension pour ne pas accomplir son personnage (à 12 phrases) trop rapidement.

J'ai fait une mémorable campagne en Carte Rouge (1,2 & 3) et un prometteur début de campagne en Carte Blanche.


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#109 11 Jun 2014 17:25

Thomas Munier
auteur de Millevaux
Inscription : 05 Feb 2008
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Re : [Inflorenza : Héros, salauds et martyrs à Millevaux] Comptes-rendus

LA MOISISSURE DE L’OUBLI

La plus poignante des séances en Carte Blanche

Joué le 12/04/2014 aux Rencontres Ludiques de Bretagne à Brest avec Anna (la gardienne du feu), Stephan (le gardien du livre), Alex (Le docteur Cunégonde), Raphaël (Zao, l'intendant)

Ce festival était particulier pour moi. D’une parce que c’était ma première conv à Brest, de deux parce qu’une fois n’est pas coutume, j’avais invité des amis (Anna, Raphaël et Alex) à venir à la conv, avec moi, et je m’étais arrangé pour qu’ils soient inscrits d’office à ma partie. Comme je peux facilement monter jusqu’à 6 joueurs, je participe quand même à la criée aux scénars du samedi soir. Le principe de la criée aux scénars est inspiré de la bourse aux scénars d’éclipse, mais fonctionne nettement mieux, vu qu’il n’y a qu’une demi-douzaine de tables à remplir, et pas trente-cinq comme à Eclipse. Quand c’est mon tour de présenter ma table, Jeff, l’orga qui m’a invité (un sympathique membre de la Cellule avec une grosse voix), me fait carrément monter une chaise. Je me sens un peu con mais je m’exécute, et je déballe mon pitch. Mais le truc, c’est que le pitch du théâtre que j’ai choisi, il vent vraiment pas du rêve : « Dans une forêt irrémédiablement envahie par la moisissure, vous allez oublier peu à peu tout ce qui vous est cher : le visage de la personne que vous aimez, la main de votre ami, la raison de vous battre. ». Une vraie affiche de vacances pour Stromaes du JDR. Et le truc, c’est que des Stromae du JDR, y’en a pas des masses à Brest ce soir-là (malgré les clichés que je me fais sur Brest et sur la dépression). Résultat : le bide complet. Jeff et Erick Ozouf engueulent à moitié les gens de ne pas s’intéresser à tout ce qui est hype et neurasthénique, mais rien n’y fait, à part que je me sens encore plus con. Habitué à des conv comme le FOG ou Eclipse où ma petite renommée locale me permet de remplir les tables facilement, je reçois une leçon d’égo. Mais finalement, par curiosité ou par pitié, Stephan se désinscrit de sa partie de Cthulhu pour rejoindre ma table.
Au final, en comptant mes amis, ça fait 4 joueurs. Impeccable !

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crédits image : dremsen & kelly karnesky & pareerica & paul & photos moody, licence cc-by-nc, galeries sur flickr.com

Comme à Eclipse, on se retrouve à jouer dans une des salles de classe de l’université, total luxe.
A la différence près que comme il y a de la place et peu de monde, on est seul dans notre classe. Je me regroupe avec mes joueurs sur une seule petite table près du tableau, et nous commençons à jouer, seuls dans cette salle et ses échos, seuls dans la solitude brestoise. La nuit est tombée.

Dans mon petit briefing, comme je le fais souvent, j’insiste sur l’absence d’humour dans une séance d’Inflorenza. Je suis vigilant parce qu’Alex est un déconneur et un bon vivant. On l’adore pour ça, mais je crains que ça dérape s’il fait des vannes pendant cette partie. Le théâtre La Moisissure de l’Oubli tient plus de Lars von Trier que de Max Pécas. Plus exactement, j’ai en tête le film Amour de Michael Haneke, mais aussi le jeu de rôle Les Cordes Sensibles de Frédéric Sintes, pas spécialement des références qui prêtent à rire. Et ce briefing aura été bien utile, parce qu’Alex s’est très gentiment fait violence. Il se contentera de révéler en milieu de partie que son personnage s’appelle Cunégonde, et hormis ce minuscule trait d’humour, il a fait l’effort d’être sérieux tout au long de la partie, je ne l’en remercierai jamais assez, car cette séance a été l’une des plus poignantes que j’ai jamais jouées !

La moisissure de l’oubli est un théâtre présenté dans le livre de base.

Mémoire : Les personnages sont victimes d’un pic de Syndrome de l’Oubli et vont oublier peu à peu tout ce qui leur est cher.
Nature : Tout se passe dans une forêt dense qu’une moisissure grise envahit peu à peu. Cette moisissure symbolise l'oubli qui étouffe les personnages.
Amour : Les personnages et les figurants sont des passionnés. Ils sont très attachés aux êtres, aux valeurs ou aux choses qu’ils chérissent. Quand ils haïssent, c’est sans limite.
Il a la particularité que les thèmes de substitution « moisissure » et « oubli » sont présents trois fois dans le tableau, ce qui fait qu’on une chance sur deux de tirer un de ces deux thèmes en jetant un dé.

J’avais déjà playtesté ce théâtre à Eclipse. A l’époque, il ne comportait que des directives de style, mais aucune inflorescence de substitution. De surcroît, j’avais trop encouragé la créativité des joueurs, et le résultat était qu’on n’avait pas du tout joué les thèmes de la moisissure, et à peine de l’oubli. C’est suite à ça que j’avais imaginé le concept des thèmes de substitution, et ça a fonctionné ici à merveille : les thèmes ont été traités au-delà de mon espérance.

Je propose aux joueurs de jouer en mode hybride : je leur tends à chacun un carton rouge et un carton blanc, et ils choisissent le mode qu’ils préfèrent pour leur instance. En mode hybride, certains contrôlent le décor et les figurants pendant leur instance, d’autre pas. C’est ce que j’avais fait pour Les Chemins de Compostelle, et ça avait plutôt bien fonctionné.

Trois joueurs optent pour Carte Blanche, un seul pour Carte Rouge. Plutôt que d’avoir un seul joueur en Carte Rouge, je décide qu’on jouera finalement tous en Carte Blanche.

En revanche, je décide aussi qu’on jouera quand même avec des instances. Dans le livre, le jeu avec instance et le mode par défaut, qu’on soit en Carte Rouge et en Carte Blanche. Or, je n’ai jamais testé le Carte Blanche avec instance. Grand bien m’a pris de le faire, car les instances ont parfaitement rempli leur rôle : équilibrer le temps de parole et le temps de « projo » sur les personnages, ce qui était nécessaire, vu qu’on avait un groupe très déséquilibré : Raphaël, vieux briscard d’Inflorenza, Anna, très créative et avec de nombreuses parties de Millevaux au compteur, Alex, dont c’était seulement la deuxième partie de JDR (je l’avais initié avec Un Pastaga pour l’éternité, pour Millevaux Sombre Zero), et Stephan, qui pour rôliste confirmé qu’il était, ne connaissait personne à la table alors que nous étions tous des amis.

Avant de faire la création de personnage, nous nous mettons d’accord sur le lieu de jeu, parce que le théâtre n’en définit pas. Soit on définit le lieu au départ, soit en laisse ce lieu émerger en partie, sachant que dans ces conditions, on se retrouve souvent avec un lien anonyme, non localisé géographiquement. Comme Anna a fait une partie de ses études à Brest et que Stephan est brestois, je propose que ça se passe à Brest et tout le monde valide. Ça m’arrange parce que Brest est une ville triste, une des villes de Bretagne détenant le plus fort taux de suicide.  Je ne connais pas bien cette ville, mais elle m’évoque aussitôt les drames de la deuxième guerre mondiale, la chanson Barbara de Prévert, et aussi poignant album dark ambient Tourmente II de Westwind. Je n’avais pas prévu de sonoriser la séance, mais cet album aurait convenu à merveille.

Anna et Stephan nous serviront de référence pour déterminer à quoi ressemble le Brest de Millevaux, quels lieux on peut y trouver, comment les endroits connus ont été transformés. On part sur l’idée que les personnages vont appartenir à une communauté qui vit dans le Château de Brest, battu par les eaux. L’océan a monté, les polders sont ensevelis, et même l’estuaire est soumis à de puissantes vagues. Les gens se retranchent dans Brest car au-dehors de la ville, la forêt est en proie à une moisissure grise qui gagne de plus en plus de terrain : il pétrifie tout sur son passage. Elle se répand sous forme de spores également dans la ville, et les hommes attrapent comme une maladie. Leur corps se couvre de lichen gris, ils perdent de plus en plus la mémoire, et finalement ils meurent, pétrifiés.

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Pour faire du jeu vivant et poignant en mode Carte Blanche, je conseille de faire comme j’ai fait pour cette partie : improviser quelques figurants au fur et à mesure de la partie qui soient vraiment liés aux problématiques des personnages. Ces figurants n’ont pas besoin d’être grande gueule ou d’avoir d’importants objectifs. S’ils font écho aux préoccupations des personnages (i.e. s’ils sont liés aux phrases des personnages), les joueurs vont s’y intéresser, s’y attacher et créer du jeu avec. C’est ainsi que j’ai créé Perdue, sans doute l’un des PNJ les plus bouleversants qu’il m’ait jamais été donné d’incarner.

A la fin, nous avons fait jouer un conflit de masse. J’ai commencé par Cunégonde, puis par Noha, et finalement pour la gardienne du feu et pour Zao, je n’ai pas joué de conflit, j’ai géré ça en narratif. J’avais une chose importante à faire avec eux, voir s’ils acceptaient ou non de plonger le regard dans celui d’un nouveau-né pour récupérer un souvenir, et sur le coup, ça m’a paru vain de le techniquer par un conflit.

J’ai une grande confiance dans le système d’Inflorenza, mais il reste important, avec ces règles ou avec d’autres, de savoir passer outre la technique quand l’émotion est présente, et de donner plus de valeur à certains choix en n’en faisant pas passer l’issue par les voies mécaniques. Ici donc, point de conflit, juste un choix : ne pas regarder dans les yeux du nouveau-né et rester amnésique, ou regarder au risque de voir revenir un souvenir qui nous brise le cœur.

D’un autre côté, j’ai aussi pour la première utilisé une règle avancée qui a produit un super résultat : les objectifs multiples. Quand la gardienne du feu plonge dans la maison attaquée par la moisissure, je lui propose comme objectif de sauver Noha. Or, il y a d’autres personnes dans la maison : le chasseur, Lucie et Perdue. Je crois que je considère que le chasseur sera sauvé de toute façon (il n’est pas important pour l’histoire). Mais pour sauver Lucie ou Perdue, il faut gagner le conflit avec deux puissances. Pour les sauver les deux, il faut pas moins de trois puissances. Cela a généré un dilemme moral très fort pour la gardienne du feu. Dilemme moral mâtiné de cruauté puisque sauver une personne de la maison n’impliquait pas qu’elle en sorte indemne.

Enfin, cette séance a été l’occasion  pour moi d’utiliser les règles d’Inflorenza pour déployer une des scènes oniriques les plus puissantes qu’il m’ait été donnée. Puissante parce qu’à l’instar de La Forêt du docteur Chestel, le rêve avait des conséquences sur la réalité, le rêve était chargé d’enjeux.  Le gardien du livre fait un rêve dans lequel il voit la gardienne du feu (ou plutôt une illusion onirique d’elle) plonger son livre dans le feu. Comme le livre est très important pour lui, autant que le feu l’est pour la gardienne, le gardien du livre essaye de sauver son livre. Je lui fais jouer un conflit, dont l’objectif est de sauver le livre des flammes. J’amende l’objectif en précisant que ça implique forcément que le gardien du livre renverse la vasque qui contient le brasier, et détruise le feu. Je précise enfin que, par la force de l’égrégore, si le feu est détruit dans le rêve, il sera détruit dans la réalité. Le contre-objectif est le suivant : le feu est préservé dans le rêve comme dans la réalité, mais du coup le livre brûle dans le rêve… comme dans la réalité. Je demande alors au gardien du livre où il a rangé le livre dans la réalité. Vu comment le livre est précieux pour lui et qu’il craint de se le faire voler, il dit… qu’il se sert du livre comme oreiller ! Autrement dit, si le livre brûle, la tête du gardien du livre brûle ! Voilà un conflit onirique plein d’enjeux ! Et évidemment, l’égrégore aidant, les autres personnages pour intervenir pour influencer l’issue du rêve. La gardienne du feu, bien qu’elle soit endormie, transforme le conflit simple en conflit duel pour sauver son feu, et les deux autres personnages apportent des dés à l’un ou l’autre des camps. Je ne crois pas qu’on aurait mis en scène l’intervention des autres personnages (ils auraient pu surgir dans le rêve – ou dans la réalité - pour sauver ou le livre ou le feu), mais le principal était de savoir qu’ils intervenaient, ne serait-ce que par leur force mentale.
Cette scène illustrait bien comment, au bout d’une trentaine de séances, on peut encore trouver une utilisation stimulante des règles, avec une forte corrélation entre les enjeux ludiques et les enjeux fictionnels.


Fiction :


Zao, l'intendant (joué par Raphaël)

+ (barré) Les réserves commencent à manquer, je veux faire comprendre qu'il va falloir sortir chercher de nouvelles réserves malgré la moisissure qui nous entoure et gagne du terrain.

+ Peu de gens sont convaincus car la plupart des survivants ne travaillent pas dans les réserves.

En fait, j’arrive juste à convaincre quelques membres de la communauté à partir avec moi chercher des réserves : Le docteur Cunégonde, l’infirmière Lucie, le gardien du livre Noha, et la gardienne du feu.
Notre destination : le territoire des Hospitaliers de la Cavale Blanche, où nous trouverons une communauté avec laquelle échanger, mais aussi la dernière forêt épargnée par la moisissure, nous pourrons y chasser du gibier. Nous quittons le château sans aucun encouragement de la communauté alors que nous faisons ce dangereux voyage pour eux. Je crois que cette indifférence est une première manifestation de la moisissure de l’oubli.

En fait, j’espère que les Hospitaliers de la Cavale Blanche pourront nous enseigner un remède contre la moisissure de l’oubli. Car j’en suis atteint. Elle couvre déjà mes deux bras. Je n’en ai parlé à personne.

Sur le chemin, nous passons devant le Pont de la Recouvrance. Un échafaudage grotesque y est installé. Des ustensiles de cuisine y sont suspendus pour détecter le passage d’intrus. Montée sur cet échafaudage battu par les vents, une jeune femme, Florence, guide de main de maître des lignes de pêche plongées dans les vagues de l’estuaire. Elle a déjà pris quelques beaux poissons. Nous l’interrogeons. Pourquoi vit-elle seule dans cette ville hostile ? Ses talents de pêcheuse la rendraient utiles à une communauté comme la nôtre. Elle nous explique qu’elle a déjà vécu au Château, elle avait même un mari. Mais après le grand amour des débuts, son mari est devenu indifférent. Et un beau matin, il ne l’a plus reconnue et l’a chassée. Les gens de la communauté ne lui ont été d’aucun secours, alors elle est partie. Je la persuade qu’il ne faut pas désespérer des hommes. Que cette fois-ci on fera attention à elle. Que si elle reste une nomade, elle ne vivra pas longtemps. Rassurée par mes arguments, elle se laisse convaincre de nous accompagner dans notre périple.

+ Ma guérison se fait dans la souffrance : la cicatrice par cautérisation me fait atrocement mal.

Nous continuons à monter vers le nord et traversons un quartier de petites maisons. On voit que la moisissure en couvre déjà certaines. Alors que le soir tombe, nous apercevons une lueur dans une maison, et nous nous y rendons. Nous découvrons une très jeune femme, les cheveux d’un roux flamboyant. Hirsute, maigre et sale, elle est en train de guérir un chasseur nomade blessé, un homme barbu, le poil noir, taiseux dans la souffrance. Elle possède un brasier rudimentaire, elle plonge son couteau dans le brasier et applique la lame chauffée à blanc sur la blessure du chasseur.

La gardienne du feu a l’air à la fois heureuse de rencontrer une homologue, et en colère, parce que selon elle, une gardienne du feu doit œuvrer au sein d’une communauté, et jalouser ses secrets. Perdue ne fait ni l’un ni l’autre. Elle est nomade, et elle est prête à nous enseigner ses techniques. Elle prête même du feu, puisqu’elle a laissé un brasier chez l’accoucheur, un autre nomade, qui vit plus au nord.

Je n’en peux plus et je lui montre mes bras atteints par la moisissure. Elle accepte de me soigner sans rechigner. Mais la gardienne du feu s’y oppose, ou tout au moins elle refuse que nous regardions comment elle procède. Nous nous insurgeons alors contre la gardienne et nous laissons Perdue m’opérer à la vue de tous.

+ Est-ce vraiment une bonne chose d'avoir laissé partir la gardienne ?

Pendant la nuit, il y a un incident, le livre de Noha s’enflamme. Tout le monde se réveille et un vif débat reprend entre la gardienne du feu. La gardienne du feu voudrait que Perdue rejoigne la communauté pour l’assister, tout en respectant les règles qu’elle-même respecte, comme ne jamais transmettre ses secrets à un profane. Car le feu est dangereux pour celui qui le manipule sans sagesse. Perdue pense toujours que le secret du feu devrait être connu du plus grand nombre, qu’elle ne pourra jamais s’empêcher de l’enseigner à qui le demande. Alors la gardienne du feu entre en grande colère. D’un geste, elle souffle le brasier de Perdue et nous quitte.

Nous restons avec Perdue.

Mais elle a l’air bouleversée. Une fois son brasier éteint, il ignore comment en rallumer un de nouveau. Et à la faveur de la nuit, sans la chaleur du feu, la moisissure va bientôt envahir tout le quartier, et cette maison. Nous sommes en danger de mort. Je réalise que j’ai choisi d’être dans le camp d’une gardienne du feu trop novice pour assurer notre protection. Avec Cunégonde et Florence, nous quittons la maison au milieu de la nuit, et courrons pour rattraper la gardienne du feu vétéran, dont on voit encore le brasier percer à travers l’obscurité.

+ La gardienne est une bonne oratrice : elle a presque réussi à me faire oublier les dangers des formations sectaires.

Nous rattrapons la gardienne du feu et entamons une violente discussion avec elle. Elle finit par me convaincre que les règles rigides qu’elle suit sont conçues pour la sauvegarde de tous. Elle est la première à en souffrir mais nous nous devons tous d’accepter ces règles.
C’est alors que nous avons le pressentiment que ceux qui sont restés avec Perdue sont en grand danger. Nous retournons tous à la maison, qui est la proie d’une attaque violente de moisissure. La gardienne du feu utilise son feu pour écarter l’attaque mais elle ne peut empêcher un drame.

Le lendemain matin, nous allons voir l’accoucheur pour savoir ce qu’il a fait du brasier qu’on lui a confié. C’est un gros homme à la barbe noire qui parle d’une voix très calme. Nous assistons à un accouchement. Il me tend le nouveau-né. « Je suis resté accoucheur car j’ai découvert que quand on regardait dans les yeux d’un nouveau-né, on sauvait un de nos souvenirs de l’oubli. Vous pouvez y aller : on ne vole rien à ce bébé, il n’a pas encore de souvenirs. C’est un don qu’il nous fait. ». Je regarde dans les yeux du nouveau-né et c’est le cœur brisé par l’émotion que je vois la femme que j’avais épousée il y a longtemps, et que j’avais fini par oublier : Florence.


Le docteur Cunégonde (jouée par Alex)

37 ans

+ Comme les réserves médicales sont de plus en plus vides et que je m'aperçois que je commence à avoir des plaques de moisissure sur moi, je veux accompagner Zao pour récupérer des médocs à la Cavale Blanche.

En tant que docteur, la communauté compte beaucoup sur moi. Je dois notamment enrayer l’épidémie de moisissure qui commence à atteindre les gens du château. Mais en les soignant, je crois que j’ai été contaminée à mon tour. Et le problème, c’est que je ne sais pas du tout comment soigner la moisissure. Je ne sais que mettre les gens en quarantaine. Mais moi, je ne peux pas me mettre en quarantaine : je dois continuer à soigner les gens. Je n’ai parlé à personne de ma maladie. Quand Zao me confie son projet d’aller chercher du ravitaillement chez les Hospitaliers de la Cavale Blanche, je décide de l’accompagner dans l’espoir qu’ils aient des médicaments contre la moisissure.

+ Je pars avec Lucie (l'infirmière) avec qui j'ai fait un pacte de confiance par rapport à nos recherches.

Lucie est mon bras dans notre lutte contre le mal-être des gens. Nous avons juré de ne jamais nous mentir sur nos recherches. Mais je sais que je trahis le pacte de confiance en lui cachant le fait que je suis atteint de la moisissure.

+ (barré) Je m'aperçois que ma plaque de moisissure prend de l'ampleur.

Pendant le trajet, je finis par oublier complètement que je suis atteinte de la moisissure. C’est bien là le plus grand effet pervers de la moisissure de l’oubli.
Quand nous rencontrons Perdue et que nous la voyons soigner le chasseur avec le feu, Zao lui montre la moisissure qu’il a sur les bras et elle le soigne aussi par le feu. Contre l’avis de la gardienne du feu, j’insiste pour la voir procéder car je vais apprendre sa technique. La gardienne du feu me traite d’hérétique, mais peu m’importe : c’est mon devoir d’apprendre de nouveaux remèdes, la survie de la communauté en dépend.

+ (barré) Au réveil, hallu (dûe aux moisissures) : je vois Lucie mettre le feu au livre de Noha.

+ Je lui montre ma plaque pour qu'elle m'aide à me soigner.

Après le départ de la gardienne du feu, je me rappelle enfin que je suis atteinte de la moisissure, je montre aux autres les dégâts qu’elle a fait sur ma poitrine. Lucie me gifle violemment pour lui avoir caché ça, pour avoir rompu le pacte de confiance. Je supplie Perdue de me soigner, elle accepte sans rechigner. La douleur de la brûlure est atroce mais au moins je sais que j’ai vaincu la maladie.

+ Lucie a été gravement touchée au visage par la moisissure.

Pendant la nuit, je cogite comme une folle. Certes, Perdue sait soigner la moisissure, mais elle ne rejoindra jamais la communauté. Je sais comment utiliser le feu pour soigner la moisissure, mais la gardienne du feu ne me laissera jamais l’employer pour sauver les gens de la communauté. Par contre, si je suis conciliante avec elle, elle acceptera peut-être de soigner la moisissure elle-même : mieux vaut que je lui concède cette prérogative plutôt que de laisser les malades souffrir pour une question d’ego. Avec Zao, nous partons retrouver la gardienne du feu pour qu’elle accepte de nous reprendre avec nous. Lucie refuse de me suivre : elle préfère la position  de Perdue et ne me fait plus confiance.
Nous retrouvons la gardienne du feu et regagnons son estime. C’est alors que la maison de Perdue, plongée dans le noir depuis que la gardienne a éteint le feu de la jeune femme, subit une violente attaque de moisissure. Nous nous ruons à la maison pour sauver ses occupants, la gardienne repousse la moisissure avec son feu. Nous arrivons à sauver Lucie, mais la moisissure a déjà recouvert la moitié de son visage. Dois-je la laisser mourir (elle n’en a plus pour longtemps si nous ne faisons rien) ou dois-je la soigner par le feu, ce qui lui causerait une douleur atroce et la mutilerait à jamais. La mort dans l’âme, je décide de tenter le tout pour le tout pour sauver la femme que j’aime, et je brûle la moitié de son visage qui est atteinte par la moisissure.


Noha, le gardien du livre (joué par Stephan)

Homme entre deux âges, portant toujours un vieux caban élimé.

+ (barré) Je veux tenir un compte scrupuleux des réserves et des points de ravitaillement dans mes livres. Je suis les autres dans la forêt.

Comptable, inventorieur, recenseur, gestionnaire… Je tiens un compte journalier des ressources et des habitants du château dans mon grand livre. Ce livre est précieux. Il est garant de la survie du château. Il est comme les tables de la loi. Quand l’intendant essaye d’alerter les gens de la communauté sur l’épuisement des réserves, personne ne le croit, sauf moi : je vois bien dans le livre que les caves sont vides. Je décide de l’accompagner dans son expédition vers la Cavale Blanche. Au passage, je noterai les points de ravitaillement sur le chemin, ce sera utile aux futures expéditions.

+ Je barre le nom du vieux de mon livre.

Nous allons voir la personne du château qui possède une charrette : un vieux. Je lui demande sa charrette pour notre expédition. Mais il dit que cette charrette, il l’a construite avec son fils, et ensemble, ils ont fait des lieues et des lieues avec cette charrette. Et quand son fils est mort dans la forêt, emporté par une attaque de moisissure, il n’a plus resté au vieux que cette charrette. Quand il touche son bois, il repense à son fils. Quand il entend ses roues grincer, il repense à son fils. C’est tout ce qu’il lui reste de son fils, alors il refuse de donner la charrette. Je lui dis que j’écrirai l’histoire de son fils dans le livre, alors il ne sera jamais oublié. Mais le vieux n’y croit pas, il refuse de me donner la charrette. Alors, vexé, je donne congé au vieux, et pour le punir, je barre son nom dans le livre. Tout le monde finira par l’oublier. Il me dit que c’est déjà le cas, et me chasse de son refuge.

+ Contrarié, je récite mes comptes comme des psaumes.

Quand nous rencontrons Perdue, je me range à l’avis du docteur : Perdue doit nous montrer comment elle soigne par le feu et je noterai la technique dans le livre. Le débat avec la gardienne du feu est tellement violent que, contrarié, je récite les comptes issus du livre comme des psaumes, et ça me rassure.

+ Mémoire eidétique (pouvoir).

Pendant la nuit, je rêve que la gardienne du feu jette mon livre dans le feu. Je saute sur elle pour l’empêcher de le faire, mais je ne suis pas assez rapide. Elle brûle le livre dans mon rêve, et le livre brûle alors aussi dans la réalité. Comme le livre me servait d’oreiller, non seulement j’ai perdu le livre mais mon crâne subit d’atroces brûlures ! Dans cette souffrance intense, je développe alors un pouvoir : la mémoire éidétique. J’ai perdu le livre, mais tout ce qui y était noté me revient en mémoire. Je récite des extraits du livre comme un psaume pour oublier la douleur.

+ Serais-je un élu ?

Quand la gardienne du feu nous quitte, Zao et le docteur hésitent à rester avec Perdue. Quand ils constatent que ces compétences ne sont pas aussi étendues qu’ils ne l’imaginaient (elle ne sait pas créer un feu elle-même, elle ne peut que préserver un brasier trouvé dans la nature), ils l’abandonnent pour aller pleurer dans les jupes de la gardienne du feu. Moi, je reste avec Perdue car je me sens assez fort pour être le pilier d’une nouvelle société, ou toutes les connaissances seront préservées dans les livres pour le bien de tous, plutôt que de devoir faire confiance à des personnes versatiles, avares de leurs savoir, obscurantistes ou oublieuses. Je suis l’élu d’une nouvelle ère.

Malheureusement, mes belles certitudes s’effondrent quand, privé du feu de Perdue, la maison se retrouve à la merci d’une fulgurante attaque de moisissure (« la moisissure n’attendait que ce moment ! elle me traquait depuis si longtemps ! », a dit Perdue), c’est la gardienne du feu qui vient me sauver d’une mort certaine.


La gardienne du feu (jouée par Anna)

+ Le feu nous protège de la moisissure. Je veux les garder des ténèbres.

Je suis la gardienne du feu. C’est une tâche qui se transmet de façon héréditaire, on nous reconnaît à notre chevelure rousse. Moi, je n’ai pas pu avoir d’enfant, mais j’ai un neveu qui devient un homme, alors je lui enseigne ma charge, et je finirai bien par lui trouver une femme pour qu’il assure une descendance à notre lignée. Mon rôle, c’est d’entretenir le foyer dans une vasque que j’ai toujours prêt de moi. J’alimente les torches du château, j’allume des feux dans les cheminées pour cuisiner la nourriture. Je ne transmets pas mon savoir aux gens de la communauté, car ils pourraient en faire un usage imprudent. Mais je suis entièrement vouée à leur service. Jamais je ne laisserai le château plonger dans les ténèbres, car la moisissure l’envahirait alors rapidement. Quand Zao l’intendant monte une expédition vers la Cavale Blanche, je l’accompagne car je veux trouver des verticules : ces "lucioles géantes" domesticables, vivent dans l'arbre-ver. Elles se nourrissent de champignons et produisent de la lumière.

+ Les braises sont la barrière contre l'Oubli.

Nous rencontrons Perdue, une orpheline rousse qui soigne les gens avec le feu dans une maison abandonnée. Elle possède un brasier rudimentaire, qu’elle déplace de lieu en lieu car elle est nomade. Au départ, je suis plus heureuse que je ne saurais le dire de la rencontrer. Je n’ai jamais entendu parler de l’existence de gardiennes du feu nomades et autodidactes. Elle pourrait faire une excellente recrue pour le château, elle pourrait épouser mon neveu et perpétuer notre lignée. Mais elle a aussi acquis de très mauvaises habitudes, la première étant d’œuvrer en nomade, la deuxième étant de partager son savoir sans se soucier des conséquences : elle a laissé un brasier chez l’accoucheur, et quand Zao révèle qu’il est atteint de la moisissure, elle le soigne devant Noha et le docteur qui s’empressent de vouloir apprendre ses techniques. On ne peut pas laisser le feu sous la responsabilités des non-initiés : ils le perdraient ou en feraient un usage terrible. Ils deviendraient des hérétiques, indignes de vivre dans une communauté, et dangereux pour elle.

+ Et si les Dieux se détournaient de moi ?

J’ai quelques discussions animées avec Perdue, et j’ai la nette impression que les autres prennent partie pour elle. Mais la nuit tombe et il nous faut dormir.

+ On ne peut protéger autrui de la contamination de son âme contre sa volonté.

Pendant la nuit, il y a un incident : Noha rêve que je brûle son livre. Dans son rêve, il essaye de détruire mon feu pour sauver mon livre. Je le sens à travers l’égrégore, je comprends que mon feu dans la réalité et menacé et j’utilise ma force mentale pour empêcher ça. Alors, le livre de Noha brûle dans son rêve comme dans la réalité, et lui brûle le crâne.

+ Sang peut mentir.

Tout le monde se réveille, et j’ai l’impression qu’on m’accuse de ce qui est arrivé à Noha. Perdue mène une charge contre moi, elle met en doute tout les sacrifices que j’ai consentis en tant que gardienne du feu : servir une communauté, perpétuer une lignée, ne pas diffuser son savoir. En bref, Perdue bafoue tout ce qui fait une gardienne du feu. C’en est trop pour moi, alors je souffle le feu de Perdue et je pars avec le mien. Je m’enfonce dans la nuit, j’irai trouver les verticules moi-même.

+ Je dois protéger les miens contre les Ténèbres rampantes.

Zao, Florence et le docteur finissent par me rattraper. Ils me supplient d’abord de les reprendre avec eux : ils ont réalisé que Perdue n’est pas aussi forte qu’ils le croyaient : elle est incapable de ranimer son feu. Mais rapidement, ils remettent à nouveau en doute mes conceptions. Une dispute éclate, interrompue par un cri : Plongée dans l’obscurité, la maison de Perdue est tout de suite encerclée par la moisissure.

Je ne réfléchis pas, je fais ce que j’ai à faire : je cours vers la maison et je repousse les vagues de moisissure avec mon feu. Il faut que je sorte un maximum de gens de là. [On joue donc un conflit simple dans l’instance de la gardienne du feu, conflit simple à objectif multiples. Si le conflit est gagné, elle sauve le chasseur et Noha. S’il est gagné avec deux puissances, elle sauve en plus Perdue ou Lucie, à son choix. S’il est gagné avec trois puissances, elle sauve tout le monde. Vu l’ampleur de l’enjeu, tout le monde file des dés à la gardienne du feu, elle jette une brouette de dés et obtient… deux puissances]

J’arrive à sauver Noha. Même s’il est devenu hérétique, il a le droit de vivre. Je retourne dans la maison. La moisissure envahit tout, comme un incendie de lichen. J’arrive à sauver Lucie, mais un peu tard, son visage est déjà couvert de moisissure. J’y retourne, et dans la maison, c’est vraiment devenu l’enfer. Je vois Perdue, mais elle est loin. Et je ne fais pas l’effort d’aller la chercher. Je ressors.

+ Celle qui était perdue sera à jamais oubliée.

Tout le monde est bouleversé, mais moi je n’arrive à éprouver des remords. Je considère que Perdue a payé les conséquences de son attitude. Je laisse le docteur soigner le visage de Lucie avec le feu, je n’ai même plus la force de m’y opposer. Nous décidons d’aller chez l’accoucheur, car il possède un brasier que Perdue lui a laissé, je veux voir l’usage qu’il en fait. Tout le monde me suit, hagard.

L’accoucheur a bâti une hutte en face du Pont des Suicidés, un pont de béton suspendu au dessus du vide, loin au-dessus de l’estuaire battu par les vagues. Il y a des barrières de grillage le long du pont, mais elles sont défoncées en maints endroits, et couvertes de lierre. [Il s’agit du Pont Robert Schuman, un pont tragiquement populaire pour les suicidés. Il était sur le chemin pour aller à la convention. Il a été récemment bordé d’un lourd grillage de fer pour empêcher les gens de sauter.]

L’accoucheur est un gros homme barbu, il parle d’une voix très calme, rassurante. Il a une femme chez lui qui va bientôt accoucher. Il nous invite à boire une tisane forte avant que le travail ne commence. Il chauffe la tisane et ses instruments avec le brasier de Perdue. Je n’ai pas le cœur de le lui interdire. Il nous raconte comment il est devenu accoucheur. Un jour, en passant près du Pont des Suicidés, il a vu une jeune femme enceinte prête à sauter. Il a réussi à lui parler et la faire descendre du pont. Elle était sur le point d’accoucher, alors il l’a aidé du mieux qu’il pouvait. Elle lui a laissé l’enfant. Il lui a demandé de lui dire au moins le nom de l’enfant, et elle est partie. Il a regardé le nouveau-né dans les yeux, et le nouveau-né lui a rendu un souvenir qu’il avait perdu. Alors, il a construit cette hutte près du pont, car il savait qu’il trouverait là d’autres femmes enceintes. C’était il y a seize ans, il est toujours là.

Il s’interrompt pour s’occuper de sa pensionnaire. L’accouchement se passe bien. Il se rapproche de nous avec le nouveau-né dans les bras. Il me dit que je peux regarder dans ses yeux pour retrouver un souvenir perdu. J’hésite, j’ai peur de ce que je pourrais découvrir. [on était en train de clôturer la séance avec un conflit de masse. On avait déjà joué le conflit du docteur et de Noha. Au lieu de jouer un conflit pour la gardienne du feu et pour Zao, je leur propose à tout les deux : regarder dans les yeux du bébé… ou pas ?].

Je saute le bas. Je le regarde dans les yeux.

Alors, je m’entends dire à l’accoucheur : « Cette première femme sur le pont… En fait, c’était moi.
- Oui. Et te rappelles-tu du nom que tu avais donné à ton enfant ?
- Perdue… »



Feuilles de personnage :

Zao, l'intendant (joué par Raphaël)

+ (barré) Les réserves commencent à manquer, je veux faire comprendre qu'il va falloir sortir chercher de nouvelles réserves malgré la moisissure qui nous entoure et gagne du terrain.
+ Peu de gens sont convaincus car la plupart des survivants ne travaillent pas dans les réserves.
+ Ma guérison se fait dans la souffrance : la cicatrice par cautérisation me fait atrocement mal.
+ Est-ce vraiment une bonne chose d'avoir laissé partir la gardienne ?
+ La gardienne est une bonne oratrice : elle a presque réussi à me faire oublier les dangers des formations sectaires.

Le docteur Cunégonde (jouée par Alex)
+ Comme les réserves médicales sont de plus en plus vides et que je m'aperçois que je commence à avoir des plaques de moisissure sur moi, je veux accompagner Zao pour récupérer des médocs à la Cavale Blanche.
+ Je pars avec Lucie (l'infirmère) avec qui j'ai fait un pacte de confiance par rapport à nos recherches.
+ (barré) Je m'aperçois que ma plaque de moisissure prend de l'ampleur.
+ (barré) Au réveil, hallu (dûe aux moississures) : je vois Lucie mettre le feu au livre de Noha.
+ Je lui montre ma plaque pour qu'elle m'aide à me soigner.
+ Lucie a été gravement touchée au visage par la moisissure.

Noha, le gardien du livre (joué par Stephan)
+ (barré) Je veux tenir un compte scrupuleux des réserves et des points de ravitaillement dans mes livres. Je suis les autres dans la forêt.
+ Je barre le nom du vieux de mon livre.
+ Contrarié, je récite mes comptes comme des psaumes.
+ Mémoire eidétique (pouvoir).
+ Serais-je un élu ?

La gardienne du feu (jouée par Anna)
+ Le feu nous protège de la moisissure. Je veux les garder des ténèbres
+ Les braises sont la barrière contre l'Oubli.
+ Et si les Dieux se détournaient de moi ?
+ On ne peut protéger autrui de la contamination de son âme contre sa volonté.
+ Sang peut mentir.
+ Je dois protéger les miens contre les Ténèbres rampantes.
+ Celle qui était perdue sera à jamais oubliée.


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Hors ligne

#110 11 Jun 2014 19:30

stellamaris
membre
Inscription : 08 Jun 2014

Re : [Inflorenza : Héros, salauds et martyrs à Millevaux] Comptes-rendus

Une partie géniale, j'aurais adoré la jouer !

Juste un détail : ce n'est pas "Stéphane" mais "Stephan"

Avec toute mon amitié.

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