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2 démos au Festival Francilien du Jeu de Rôle – juin 2025 – Ris-Orangis

Chapiteau assailli par la canicule. Vue d'artiste.
Samedi dernier, j'étais invité au second Festival Francilien du Jeu de Rôle, loin là -bas en banlieue parisienne très profonde, à Ris-Orangis. Le lieu est extraordinaire au sens premier du terme : je n'avais encore jamais mené de Sombre dans un chapiteau de cirque. Ambiance squat artistique, qui m'a rappelé Ludicité.
Je n'étais pas vraiment sous la tente parce que trop chaud, plutôt à côté, là où il y avait un peu d'ombre. Samedi, il faisait quelque chose comme trente deux degrés, ressentis quarante douze. Dur pour les organismes. C'est pas compliqué, le lendemain, j'étais KO toute la journée, alors que je n'avais mené que deux fois la veille. Dans ces conditions, je n'ai pas été surpris que le public se soit fait rare. Exactement un pelé et deux tondus. J'ai fait ma première partie en arrivant, pour une poignée de meneurs au chômage technique faute de joueurs. La seconde à la fin, avec trois visiteurs découvrant le jeu de rôle, un couple et une jeune dame überfan d'Alien.
Il y a dix ans, avec une météo plus clémente, je lui aurais déroulé un Deep space gore, mon scénario d'horreur spatiale, celui que j'ai publié dans Sombre 3. En 2025, sous le méga cagnard, j'avais pris la ferme résolution de ne faire que du Camlann durant cet après-midi, et m'y suis tenu. J'attaque donc en me disant qu'avec trois joueurs seulement, ça va être fingers in ze nose, et que même, j'ai deux jokers en cas de déculottée. Dans les faits, j'ai pris une tôle ! Galaad a sauvé la Bretagne. Damned.
J'avais par contre gagné la première partie, qui restera longtemps dans ma mémoire. Par tant pour le jeu que pour l'ambiance. Truc de fou, je vous explique. Donc en arrivant à la conv, je me pose derrière le chapiteau, sur une table à l'ombre. On est dans une sorte zone industrielle plus ou moins désaffectée, en bord de Seine. Au milieu de ma partie, tandis que les preux chevaliers d'Arthur se battent contre la druidesse Morgane pour faire triompher le christianisme en Bretagne, j'entends de fervents alléluias. Cette sonorisation d'enfer ! Pun intended, hein. L'explication ? Une communauté évangélique pratiquant des baptêmes par immersion dans la Seine toute proche. Bon, ça n'a pas suffit. Ce sont les païens qui ont gagné. Quand même, ce fut bien rigolo. Vingt ans que je pose du Sombre un peu partout, y compris dans des endroits improbables. Première fois que je le fais sur fond de chants religieux. Même à Senlis l'année dernière, où j'ai mené deux jours dans une église, y'avait pas le gospel.
Et entre ces deux démos, demandez-vous ? Et ben, papotage rôliste bien sûr. Il y avait une star sur la conv, Ludovic Schurr, alias Xyrop, auteur d'Ultimate Vengeance 3D, un jeu dont la démarche se confond avec celle de Sombre. Ludovic et moi cherchons tous deux à émuler le cinéma, lui d'action, moi d'horreur. Par là -dessus, on s'édite nous-mêmes. Ça nous fait des points communs. Comme cela faisait looongtemps que nous ne nous étions croisés en convention, on a pris le temps de causer. Ce fut ultra sympa.
Les mercis
+ Super merci Ă Iago et aux MJ Mercenaires pour l'invitation, l'accueil chaleureux et l'orga.
+ Merci à Guillaume, qui est venu me chercher à la gare. Chacun de nous a raté son jet de TOC, mais on s'en est quand même sortis. Quelle aventure !
Mon body count
2 parties, 8 joueurs, 7 morts
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11 démos à Etrange Grande – septembre 2025 – Hettange-Grande

Que. Faites. Vous.
photo Doniphan Caio pour Etrange Grande
Etrange Grande quatrième édition. Festival littéraire et ludique, cette année pile-poil dans mon créneau puisque le thème est les créatures de la nuit. J'étais venu avec mon scénario Dracula sous le bras, mais n'ai pas eu l'occasion de le mener. Je me suis rattrapé avec du Camlann. Beaucoup de Camlann.
Samedi, cagnard. Genre 24 degrés ressentis 52 dans le gymnase municipal où se déroule la partie du festival qui me concerne (il y a trois autres lieux, je crois. Jamais eu le temps d'y jeter un œil). Au rez-de-chaussée, chaud mais sans plus. À la mezzanine par contre, là où se trouve le pôle ludique, juste en dessous du toit en tôle pas isolé, on rôti. Et en période d'affluence, c'est bruyant. Conditions de jeu difficiles, mais je suis rodé. Plus de vingt ans de convs, et c'est mon troisième Etrange Grande. Je sais où je mets les pieds.
En arrivant, je serre des pognes. Il y a des stars sur le pôle ludique. Johan (j'adore ton prénom, il est trop swag) Troianovski, qui dédicace son Trouilleville, un jeu soft horror tout mimi, et Vincent (je miaule dans la nuit pour qu'on m'ouvre la porte) Mathieu, qui enchaîne du Cats dans le box à côté du mien.
Allez, au taf. Recrutement, démo, promo. Puis rebelotte. Puis re-rebelotte. Sept fois dans la journée. Cette année, je n'ai pas eu besoin de descendre au rez-de-chaussée pour trouver des joueurs. Je n'ai recruté que sur la mezzanine, ce qui était très cool. Plus facile et a priori plus ciblé, les gens qui montent étant potentiellement plus intéressés par le jeu que ceux qui restent en bas, où la littérature est reine.
Un bon gros tunnel de Camlann, vous vous en doutez. Le public est très familial et, même en ce qui concerne les adultes, assez hétérogène. Plein de grands débutants et de gens qui n'ont jamais fait la moindre partie de jeu de rôle. Du coup, on sauve la Bretagne encore et encore et encore. Ou pas. Quatre TPK le premier jour + trois parties perdues, dont une déculottée. Vache, trois survivants sur cinq, c'est sale.
Du gros taf, néanmoins ultra plaisant. Les gens sont sympas et ouverts à la découverte. Qui plus est, j'ai des émotions ludiques. Dans plusieurs parties, je pars super mal, genre premier Tour cataclysmique, mais parviens à renverser la vapeur au midgame. Découvrant le scénario, les joueurs ne se rendent pas compte à quel point je reviens du Diable Vauvert. Moi, j'en suis bien conscient, et c'est top fun.
À 18 h, le festoche est censé fermer. Comme il y a encore du public, les orgas décident d'une heure de rab, ce qui me permet de pousser jusqu'à mon septième Camlann. J'ai encore un peu de jus et avec moins de monde dans le gymnase, les conditions de jeu sont bien meilleures. On s'entend plus facilement parler. Cette dernière partie fut très cool.
Le soir, je m'écroule à l'hôtel, et ne suis qu'à moitié frais le lendemain. Aïe aïe aïe, je n'ai plus vingt ans. Heureusement, la journée est moins chargée. D'abord, c'est dimanche. Ensuite, il pleut. Aaaah, on a moins chaud sous la tôle. La matinée est très calme, ce qui me permet d'attaquer en douceur par un Overlord. Ouais ouais, à Sombre, on a notre propre définition de la douceur. Ce fut mon seul Overlord du week-end. J'ai profité que la table était globalement rôliste pour me délasser un peu de Camlann.
À midi, je m'en vais manger. La restauration est sur le parking, devant le gymnase. Un ami, que je ne nommerai pas mais qui miaule dans la nuit, m'arrête. N'es-tu pas fou, me dit-il, de sortir sans parapluie ? Prends donc le mien. Ah mais bon sang, cette invention est géniâââle ! Je ne connaissais pas. Dans ma banlieue, on n'a que la capuche. Alors que ce truc là , tu peux tenir une barquette de frites dessous et ça reste une barquette de frites, même quand il pleut sa mère et que normalement, ça devrait virer en trois secondes à la soupe de pommes de terre. Trop bien le parapluie, faut absolument qu'on importe ce concept en région parisienne. Je surkiffe.
Quatre démos dimanche, trois Camlann après mon Overlord matinal. J'aurais peut-être pu pousser à quatre parce que je termine la dernière à 17 h, mais le public s'était tellement raréfié que le recrutement m'aurait sans doute pris près d'une demi-heure. Il aurait fallu que je rushe la partie pour tenir mes horaires (je devais attraper un train juste après), et vu l'état de fatigue avancé dans lequel je me trouvais, le risque de faire de la merde n'aurait pas été négligeable. Plutôt que de bâcler la partie de trop, je joue la sécurité et décide de finir tranquille. Je convertis ma table de démo en stand et papote avec des gens.
Les mercis
+ Merci à Johann, François, Doni, Anne-Loraine et Karine pour l'orga en amont et sur le festival. Du sérieux, de la disponibilité et de la réactivité, un sans faute.
+ Merci aux bénévoles, tous ces gens en t-shirt rouge aimables et rendant service.
+ Merci à Vincent pour la chaleur humaine et le véhiculage final. Deux jours de colocation avec un gros chat qui ronronne, je le recommande à tout le monde. Copain, ce fut super cool de passer ce week-end en ta compagnie.
Mon body count
11 parties, 55 joueurs, 56 personnages, 50 morts
Hors ligne
2 démos à la Nuit du Jeu de Rôle – janvier 2026 – Les Pavillons-sous-Bois

Johan, seul contre les gens Ă lunettes
photo Walter Stefano pour À Table !
Le Nain Porte Quoi, un club de jeux du 93, a une longue tradition de nocturnes ludiques. Il y a près de quinze ans, j'en avais fait deux.
+ En 2012, j'avais mené du White trash (le survival forestier de Sombre 4) et improvisé un survival spatial, dont je me suis ensuite inspiré pour écrire Deep space gore, l'Alien-like de Sombre 3. Son crabe de l'espâââce vient de là .
+ En 2014, j'ai mené pour la première fois en public Not another slasher movie, le méta slasher que j'ai ensuite publié dans Sombre 8. Il était encore en développement à l'époque.
+ En 2026, le Nain est toujours vaillant, et il team-up avec À Table !, une autre asso ludique du 93. Les locaux ont changé, pas le principe de la nocturne. Deux créneaux en soirée, la nuit à suivre pour qui veut, des parties matinales pour les acharnés. La conv ouvre à 18 h, ferme à midi le lendemain. Entre les deux, jeu non-stop. Je me suis engagé sur les deux créneaux de soirée, et ai mis une option sur la matinale. L'event étant pur rôliste, je ne peux pas y enchaîner mes démos flash habituelles. Les créneaux sont beaucoup trop longs (3 heures).
Donc pour le premier, semi quickshot. Quinze ans plus tard, j'ai plus de bouteille dans l'impro et du matos qui va bien, en l'occurrence le nano deck, petite aide de jeu funky publiée l'année dernière dans Sombre HS17. Elle permet de monter facilement des Evil Dead-like, survivals forestiers avec supplément de cabane au fond des bois. Je récupère quatre joueurs au premier tour de la bourse aux scénars, tous vétérans mais qui ne connaissent pas Sombre et n'ont pas l'habitude de l'impro. Résultat, on explose le créneau. La fin était prévue pour 22 h, heureusement repoussée à 22 h 30 par Djez (le boss du Nain) quand il a constaté que toutes les tables étaient à la bourre. Je termine pour ma part à 22 h 45. 15 minutes de débord, ça vaaaaa. La partie fut très cool. J'en ferai le compte rendu un de ces quatre sur Tipeee et Patreon.
Pour le deuxième créneau, pas question de remettre le couvert car je suis rincé. L'impro en conv, même assistée par une aide de jeu qui fait le café, reste exigeante. J'ai beaucoup donné sur le premier créneau, suis incapable de rééditer l'exploit. En 2012 ou 2014, j'aurais peut-être pu, mais j'avais quinze ans de moins. J'ai anticipé bien sûr et annoncé du Zéro en flash et/ou du Dozen en Max pour le second créneau. Des parties courtes, voire très courtes, pour des gens qui ne voudraient pas rentrer chez eux zaux zaurores.
Ne m'attendant pas à soulever l'enthousiasme des foules avec ce genre de proposition, je ne suis pas du tout surpris d'aller au second tour de la deuxième bourse aux scénarios. Mais au bout du compte et contre toute attente, carton plein. Je récupère in fine six joueurs, dont l'un de ceux qui avaient participé à mon impro de SF horrifique en 2012. Le monde rôliste est petit, mais c'est normal, il s'agit d'un Nain qui Porte Quoi. Je propose du flash ou du Dozen. On me répond flash, donc je déroule un Overlord. Excellente partie, malgré ma fatigue bien avancée, mais Overlord est de ces scénars que je mène les yeux fermés.
Le lendemain, je me repointe demi frais quelques heures avant la fermeture. Je pose mes zines sur une table en manière de stand et papote avec une poignée de rôlistes. Très sympa. De façon générale, la conv fut excellente. J'en repars fourbu mais enchanté. Longtemps que je n'avais participé à un événement core rôliste de cette nature. Excellent esprit, putain. La passion, la vraie, la pure, la dure.
Les mercis
+ Merci à Walter pour l'invitation, l'orga bien carrée et l'accueil chaleureux.
+ Merci à Djez (maître de cérémonie, vannes à l'appui), à Sébastien (barman), à Aurélien (VTC nocturne), à Bogdan (VTC diurne), et aux autres aimables bénévoles dont j'ignore le nom.
Mon body count
2 parties, 10 joueurs, 9 morts
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