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#211 05 Mar 2021 10:26

Thomas Munier
un jeu par mois, tranquille
Inscription : 05 Feb 2008

Re : [Inflorenza : Héros, salauds et martyrs à Millevaux] Comptes-rendus

LA GRAVITÉ

Sexe, drogue et doom metal : la recette d’un Paris sub-urbain où l’on connaît l’extase à l’approche de la mort. Retour sur une incartade d’Inflorenza hors de Millevaux dans le contexte d’un roman qui ne verra jamais le jour.

(temps de lecture : 7 minutes)

Le jeu : Inflorenza, héros, salauds et martyrs dans l'enfer forestier de Millevaux

Joué le 18/06/17 lors de la Tournée Paris est Millevaux 5

Avertissement sur le contenu : voir après l’image

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UT Connewitz Photo Crew

Contenu sensible : viol, toxicomanie, nécrophilie


Le théâtre :

Au départ, La Gravité était un projet de roman sur la scène doom metal. J’ai renoncé à écrire ce roman mais j’ai voulu exorciser ça en en faisant un scénario de jeu de rôle. Le voici :

Dans un Paris contemporain qui carbure à l'acide noir et à d'autres drogues, incarnez des personnalités du sub-monde, entre squats où martèle la lourde musique drone et catacombes où le sexe et les ténèbres s'enfantent mutuellement. Un trip fait de bruit et de mort, sans fantastique mais avec de l'occultisme, de la colère, et de la massive passivité.

1 Sexe
2 Drogue
3 Passivité
4 Bruit
5 Drone
6 Ténèbres
7 Gravité
8 Occultisme
9 Sub-Monde
10 Mort
11 Colère
12 Trip


L'histoire :

10 H du soir.
Fosgoth se réveille. Il se dit qu'il doit arrêter de prendre de la merde.
Il met son blouson à franges. Il part avec l'intention de retrouver sa sœur disparue.

Ange est un clodo torturé par les voix dans sa tête. Il arrache ses tatouages

Jean-Gonzague a 14 ans et vit chez ses parents dans le deuxième arrondissement. Il se met du gel dans les cheveux, des lunettes noires, un sweat à capuche noir et fait le mur pour aller à un concert. Il se laboure le mollet sur la gouttière.
Dans son quartier, il rencontre Ange, contre toute logique. Ce dernier se fait une piqûre de fuel mélangé avec le produit nettoyant pour lunettes de Jean-Gonzague. Il lui en propose mais le petit refuse. Il le regarde se shooter puis le suit à un concert.

Cela se passe dans un lycée professionnel désaffecté converti en ateliers d'artistes. Il y a une salle de concert clandé en sous-sol.
3 filles en capuche, dos au public, jouent du drone face à une chèvre crucifiée. Le public headbangue lourdement.

Jezabel, une gothique rousse, la muse mystérieuse des concerts underground, lui demande son nom. Il dit qu'il s'appelle « Ghost ». Elle l’entraîne dans la fosse jusqu'au bout de la nuit et il obtient son numéro de téléphone. Sauf que ce qu’il ignore, c’est que le portable de Jezabel, est resté chez son frère, Fosgoth.

6h du mat.
Fosgoth dans sa loge. Ampoules, néon. Dans un coin, une groupie. Tout le monde lui est passé dessus. Un blackeux devant un miroir.
Fosgoth monte sur scène, complètement défoncé (il a pris un cocktail de speed et de produits planants). Il a une guitare black dont il tire des sons suraigus. Le batteur, qui jusqu’à présent en était à trois coups par minutes, se réveille.
Fosgoth gueule; c’est ici ce qu’on appelle du chant.
A cause de la dope, il voit très mal mais il repère une image rouge : sa sœur.
Plein de gens montent sur scène, dont Ange, guidé par les voix qui lui demandent de se faire saigner la bouche. Il hurle dans le micro. Slame dans la foule. Une femme punk lui donne un coup de poing américain. Trois gars lui sautent dessus, l'écrasent. On le frappe. On lui tend une demi-douzaine de micros pour qu'il hurle dedans.
La baston éclate. Les videurs Hell's Angels évacuent tout le monde. Jezabel fume une clope. Elle donne au petit un flyer pour le prochain concert. Jean-Gonzague rentre à la maison, se fait incendier par ses parents, les insulte et va se planquer dans sa chambre.

Flashback.
Jezabel et Fosgoth à l'époque où ils sont en coloc avec un autre gars qui est trop défoncé pour se rendre compte de ce qui se passe autour de lui. Frère et sœur jouent au jeu de rôle Kult, c'est Jezabel qui maîtrise.
Le personnage de Fosgoth est inspiré de The Crow. Romance vénéneuse avec une figurante que Jezabel décrit comme elle se décrirait elle-même.
Ils sont en mission dans le Sub-Monde, le monde souterrain, pour ouvrir un portail et font un rituel de magie sexuelle.
Ensuite, elle décrit la figurante comme une démone, il doit la tuer avec son couteau sacrificiel. Jezabel est penchée sur son écran.
Fosgoth Se réveille le lendemain, Jezabel a abandonné son portable. Un brouillon de SMS : « Je suis désolée pour hier soir. »

Ange sort du concert. Ambulance. Les Hell’s Angels parlent d'un gamin.
Jean-Gonzague appelle le numéro Jezabel. C'est Fosgoth qui répond. Le petit raccroche. Fosgoth va sur le profil facebook de Jezabel et voit Ghost en demande d'amis. Il échange avec lui par Messenger. Fosgoth joue cartes sur table. Puis il va chez Ange, et s'étale sur un matelas dégueulasse.

Deuxième concert. Cette fois, c’est dans les catacombes. Un groupe joue du psyché-drone. Pipes à eau, tentures vertes. Symbole de dragon. Fumée, projos verts et rouges.
Jezabel entraîne Ghost au loin dans les tunnels sans lumière. Fosgoth et Ange les suivent et s'engueulent.
Jezabel apprend à Ghost à jouer de la guitare drone, elle se tient contre son dos.
Fosgoth et Ange les rejoignent. « Tu m'en veux d'avoir suriné Julien ? Je regrette pas d'avoir suriné ton petit copain : c'était un connard et un violeur. » On comprend que Fosgoth a fait de la taule à cause de ça et que ça explique son comportement autodestructeur actuel.

Son briquet s'éteint. Quand il se rallume, Jezabel a disparu.

Fosgoth et Ange vont au Père Lachaise pisser sur la tombe de Julien. Ange se masturbe dessus. Fosgoth se barre. Ange descend dans un caveau. Il ouvre un cercueil et baise Jezabel morte.
Il se réveille à ses côtés dans l'appartement de Jezabel. Ils baisent mais elle fait la planche.

Concert de doom.
Headbangs lents et violents. Croix et draps noirs.
Le chanteur est un gros barbu avec des larmes noires peintes sur le visage, il chante la mort. La claviériste invite Ghost à monter sur scène. Le chanteur se met dos contre lui, crâne contre crâne et chante en direction d'un crâne dans une alcôve.
Ghost joue tout ce qu'il a. Il a des visions. Des baleines, des pieuvres, des seiches et des poissons des abysses.

Fosgoth se pique le bras.
Il est au concert de doom, il voit Jezabel, il va vers elle mais un danseur le bloque. Jezabel s'enfonce dans le sol.
Ange se réveille à l'HP. Jezabel entre et le baise. Puis il devient son esclave, elle lui pompe du sang pour faire du fuel.


Playlist :

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A Bureaucratic Desire For Extra Capsular Extraction, par Earth, les touts premiers élans du drone, massif, répétitif, lysergique, chtonien.

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S/T, par Compost Golem, 15 minutes de la meilleure lourdeur que puisse offrir le black, le doom, la drone et le noise pour une rencontre avec une entité métaphysique terminale.

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Weighing souls with sand, par The Angelic Process, du black metal / shoegaze à chant clair, violent, beau et triste à la fois.

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Almost Invisible, par Subarachnoid Space, le pinacle du psyché-drone pour l'exploration infinie d'un temple sonique voué au dieu du mescal.

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Rising Of Yog-Sothoth : Tribute To Thergothon, une cohorte funeral doom en procession lente, baveuse et caverneuses vers les cryptes de la mort décérébrée et chtonienne.

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The Black Flux, par Virus, entre black metal à chant clair sous zéro absolu, post-punk solidifié et jazz martial, une longue incantation nihiliste et raffinée qui traverse la moelle.


Feuilles de personnage :

Ange

+ Je cherche la rédemption, SDF camé au fuel, écorché.
+ Je ne sais pas si je suis vivant ou mort.
+ (barré) Laissez-moi sortir : colère !
+ Attirance malsaine pour Jezabel.
+ La vérité entraînera ma perte.
+ Frustration sexuelle.
+ Vous ne pouvez pas m'arrêter.
+ Amoureux d'une vivante.
+ Devient le jouet de Jezabel.

Fosgoth

+ Je veux retrouver ma sœur perdue dans le noir.
+ (barré) Ma condition me fout la haine.
+ J'ai fait une partie de jeu de rôle dans le sub-monde étrangement réelle qui m'a mis mal à l'aise.
+ J'ai loupé ma sœur cette nuit.
+ (barré) Je me sens comme une grosse larve.
+ Le drone m'a envoûté cette soirée.
+ Je crains d'avoir laissé Jezabelle s'échapper définitivement.

Jean-Gonzague, aka Ghost

+ Je voudrais trouver ma véritable place.
+ La musique, c'est mon futur univers.
+ Je plane avec la musique.
+ J'ai vraiment pas de chance.
+ La musique des abysses est la clef de l'être.

Jezabel :
+ (barré) Je veux que Ghost devienne ma poupée.
+ Le temps nous écrase tous.
+ Le bruit a échoué à me cacher.
+ Les ténèbres triomphent toujours et je suis leur voix.
+ Je suis désolée, Fosgoth.
+ La dernière messe noire pourrait être fatale.
+ Nous jouons une dernière partition dans les ténèbres.
+ J'ai joué la morte.


Retour de l’équipe :

Joueuse de Ghost :

+ Le jeu en personnages séparés m'a posé problème. On aurait dû jouer un groupe.

Joueur d'Ange :

+ J'ai eu du mal à capter les différents scores des dés.

Joueur de Fosgoth :

+ On voit que le système entraîne vers la déliquescence. C'est très sympa.
+ Au début, j'étais un peu paumé dans mes possibilités. Je voulais pas être trop intrusif et j'ai vu ensuite que c'était possible (quand Jezabel va voir Ange à l'HP)
+ C'était bien que tu aies interprété ma sœur perdue. Cela a créé une incompréhension fertile.
+ On sent que le système pousse à ce que ça aille de mal en pis. La toile de jeu s'y prêtait bien, le sous-monde mélasseux.

Joueur d'Ange :
+ Le flash-back j'ai trouvé ça excellent, avec la mise en abîme.
+ Le côté MJ tournant, ça marchait plutôt bien.
+ Quand on s'oppose aux autres, on récupère des phrases, je le vois comme une récompense.
+ Le système de phrases est sympa.
+ J'aime bien l'ambiance malsaine.
+ On s'est un peu courus après les uns les autres. Mais avec un jeu à MJ tournant c'est pas gênant parce que tu restes investi dans ce qui se passe.

Joueur de Fosgoth :
+ J'ai eu une appréhension quand tu as entraîné le gosse dans un milieu obscur.

Joueuse de Ghost :
+ C'était limite trop compliqué pour faire une dynamique de groupe. J'avais imaginé mon perso au départ mais j'aurais dû le changer en connaissant le reste du groupe.

Retour personnel :

+ Au départ, le jeu s'est cherché pour se réunir et ça a mis un peu de temps mais ça restait convenable. Le personnage de Ghost cassait le côté trop dark, apportait un peu de fraîcheur, tu peux jouer des persos très opposés.
+ La vision des seiches et autres baleines quand Ghost joue est inspirée de l’excellente BD Doom Boy


Auteur de Millevaux.
Outsider. Énergie créative. Univers artisanaux.
Ma page Tipee.

Hors ligne

#212 30 Apr 2021 09:58

Thomas Munier
un jeu par mois, tranquille
Inscription : 05 Feb 2008

Re : [Inflorenza : Héros, salauds et martyrs à Millevaux] Comptes-rendus

PSYCHONOMETRICON

Une rencontre avec les insondables mondes mémoriels... effleurée du bout des doigts.

(temps de lecture : 5 mn)

Le jeu : Inflorenza, héros, salauds et martyrs dans l'enfer forestier de Millevaux

Joué le 06/10/2017 à la convention Octogônes, à Lyon

Personnages : Doris, Isaac, l'Antiquaire, le Scientifique, Couteau, la Guide

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aakaashá, cc-by-nc-nd, sur flickr


Le théâtre :

À la base, j'avais un projet de roman, intitulé M#M#R#, basé sur des personnages qui avaient le pouvoir, appelé psychométrie, quand ils touchaient des objets, de naviguer dans la mémoire contenue dans l'objet, et depuis cette mémoire ils pouvaient accéder à une copie entière du monde dans le passé. Ce pouvoir avait un effet secondaire : il altérait leur apparence au fur et à mesure (ce qui pouvait d'ailleurs être maîtrisé et changé en force, par exemple, pour disparaître). Et dans le roman, les personnages s'étaient également fait un terrible ennemi, lui-même psychométricien. Le personnage le plus expérimenté avait aussi un autre problème : il voyageait dans des mondes si anciens, d'objet en objet, qu'il mettait grandement sa santé mentale en péril. Ce roman avait pour influence les sculptures d’Étienne-Martin (le personnage le plus expérimenté était très directement inspiré de lui, de sa maison, et de ses sculptures ataviques ici inspirées par ses voyages dans les mondes ancestraux.
J'avais commencé un premier jet en motorisant mon roman sous Inflorenza pour trouver l'inspiration.
Las ! Je n'ai écrit que quelques pages. Je doute que ce projet de roman devienne un jour une réalité. J'ai voulu exorciser ce renoncement, et également retourner aux sources, en en faisant un théâtre pour Inflorenza.

J'ai déplacé l'action dans Millevaux, car la psychométrie est déjà un thème exploité dans cet univers, donc ça avait du sens. J'ai conservé les 12 thèmes de base et j'ai imposé que tous les personnages soient psychométriciens.

Une fois n'est pas coutume, vous n'aurez pas la fiction tout simplement parce que je n'ai pas réussi à la noter à temps et donc je ne m'en souviens plus. Je sais qu'il y avait quelques images assez belles, notamment quand les personnages arrivent dans le village au bord de la mer. Les feuilles de personnage vous donneront un aperçu.

J'avais une équipe de six joueuses dans une ambiance assez bruyante (on est serrés à Octogônes), aussi je n'ai pas joué, je me suis contenté d'expliquer les règles et de donner des pistes tandis que l'équipe jouait en Carte Rouge.

Le thème de la psychométrie a été peu joué : l'univers de Millevaux et les problématiques des personnages ont pris le pas dessus. Je pense que l'équipe, entièrement novice sur Inflorenza, ne pouvait pas facilement exploiter le thème tout en apprenant les règles et l'univers de Millevaux : il faudrait réessayer avec une équipe plus expérimentée en la matière. Ici, nous avons suivi l'intérêt du groupe plutôt que l'intérêt du thème.

Il y a quand même eu quelques belles choses liées à la psychométrie, comme ce souvenir parent-enfant enchâssé dans une cuiller, mais la rencontre avec les insondables mondes mémoriels est donc encore à faire.


Feuilles de personnage :

Isaac
+ Je veux savoir s'il existe vraiment des sorcières capables de créer de faux souvenirs.
+ (barré) Je suis la rivière qui doit me mener à la mer.
+ (barré) Je réalise que la quête sera difficile car je vais subir la haine des gars (envers la sorcellerie).
+ J'ai ramené une silhouette des souvenirs de la rivière.
+ J'ai appris que la sorcière précédente a retiré mes souvenirs pour les remplacer par celui de la cuillère. Elle était ma véritable mère. (Je donne la cuiller à Doris, qui en est le véritable personnage). (Je reçois la statuette de la sorcière).

Doris
+ (barré) Je veux avoir des souvenirs.
+ Nous allons retrouver l'enfant de Jules, et après nous irons chez les sorcières fabricantes de souvenirs.
+ J'ai trouvé une statuette très finement sculptée dans du bois noir, elle était dans ma poche.
+ J'ai mon premier vrai souvenir. Le bonheur intense se mêle au déchirement de la révélation de tout ce qui me manque

Le scientifique
+ Je voyage car je veux comprendre d'où vient l'oubli.
+ J'accompagne le groupe pour aider Dori.
+ Je me questionne de savoir si ça marcherait avec des non-télépathes.

Couteau
+ Je voudrais supprimer le pouvoir des sorcières.
+ Mon commerce actuel est de les aider à aller chez les sorcières.
+ J'idolâtre la nouvelle sorcière.
+ Je suis le scribe de la vision de la nouvelle sorcière.

La guide
+ (barré) Je veux être leur guide.
+ Ma renaissance est achevée, je suis la sorcière.
+ Je tisse des liens entre les souvenirs.

L'antiquaire
+ (barré) Je veux savoir si cet enfant existe pour le sauver.
+ (barré) Je ne veux plus travailler pour les sorcières.
+ (barré) Je fais route avec mes compagnons de fortune.


Retours de l'équipe :

Joueuse d'Isaac :
+ Le côté sans MJ, ça rend le jeu moins solide, plus mouvant et c'était cohérent avec le thème de l'oubli.
+ C'était difficile au début, le temps qu'on fasse un tour complet.
+ Le tableau des thèmes aide car ça me convient d'avoir des contraintes.
+ Les jeux un peu intimes, c'est plus facile d'y jouer avec des étrangers ou au contraire des gens que tu connais très bien. C'est l'entre-deux qui est difficile.

Joueuse de l'Antiquaire :
+ Ce qui m'a attiré, c'est le don, ça illustre ce qui se passe entre les persos.
+ J'aime bien les phrases.

Joueur du Scientifique :
+ Le temps que j'imagine mon perso, l'histoire a beaucoup évolué.
+ Le jeu sans MJ, c'est pas mon truc car j'aime découvrir les secrets du MJ.
+ Comme je connaissais mal les limites de mon perso, c'était difficile.
+ J'aime pas le style mais je trouve qu'on fait une jolie histoire.

Joueuse de Couteau :
+ Les conditions étaient difficiles avec le son et le fait qu'on était nombreux à table.
+ J'avais déjà tenté du sans MJ (avec la joueuse de la Guide) et ça m'avait vraiment bloqué. A plusieurs, c'est plus facile.
+ Moi je me suis dit : « Ce serait bizarre de faire de la narration partagée avec des inconnus car je suis timide. » Il faut se caler avec les joueurs.

Joueuse de la Guide :
+ Je ne m'attendais pas autant à ce que ça soit en mode auteur, c'était plus que Dragonfly Motel.
+ J'ai été surprise par le tour que ça a pris (trafic de souvenirs) mais c'était bien.

Joueuse de Doris :
+ Quand je me suis inscrite à la partie, je croyais que c'était du jeu d'horreur car je me suis dit : « C'est pas pour moi, donc je vais tenter une fois. » Du coup, je suis contente d'en faire l'expérience.
+ Quand j'ai vu la partie exemple, je me suis dit : « C'est pas pour moi. » Et quand la joueuse d'Isaac a joué, j'ai eu plein d'idées.
+ J'ai trouvé que c'était très riche humainement.
+ C'est plus un roman partagé qu'une partie de jeu de rôle classique : il y a beaucoup de proximité.
+ J'en referais bien une, mais j'en referais qu'avec les mêmes personnes.
+ Je partagerais plus avec mes amies qu'avec ma table de Pathfinder.
+ Le truc qui manquait un peu pour mon imaginaire, c'est les descriptions florissantes de l'environnement. Quand je maîtrise à Pathfinder, je décris beaucoup, même que c'est plutôt atypique pour ce jeu. [Note rétrospective de Thomas : Inflorenza n'est en effet pas le jeu le mieux équipé pour faire des belles descriptions. A ce jour, de tous mes jeux, c'est certainement Bois-Saule qui l'est le plus]


Auteur de Millevaux.
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