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#91 25 Oct 2011 17:52

chestel
membre
Inscription : 03 May 2010

Re : J'ai mené un scénario non officiel

merci johan

j'ai pensé utiliser le corbeau qui est un symbole de l'alchimie, où la mort se transforme en vie. je vais agrémenter le décor de charogne grouillantes de vers, pour l'ambiance. mais alchimie et indien, ça ne le fait pas. je cherche une scène sur le skywalk, déjà que se ballader avec 1000 mètres de vide sous les pieds ça met des gens mal à l'aise, se battre la dessus doit être flippant. mais après , il faut prendre le bus, donc pas trop de surnaturel et pas trop costaud.

en y réfléchissant, la scène du bus est très forte, voire trop, elle devrait donc se trouver à la fin. après tout devient fade.

j'adore ton idée de pousser le bus dans le vide, en plus ça permet de rajouter de l'action : faut il sortir ou pas ?

j'aimerais que cette épidémie de zombie toucherait tous les genres : humain, animal et végétal. C'est l'introduction d'une campagne et le monde va virer au Millevaux (car j'adore son ambiance)

Dernière modification par chestel (25 Oct 2011 18:23)

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#92 26 Oct 2011 01:21

Johan Scipion
auteur de Sombre
Lieu : IdF
Inscription : 15 May 2006

Re : J'ai mené un scénario non officiel

chestel a écrit :

j'ai pensé utiliser le corbeau qui est un symbole de l'alchimie, où la mort se transforme en vie.

À mon avis, c'est trop subtil. Pour qu'un minimum de cohérence thématique se dégage de la partie, il faut qu'on perçoive immédiatement le point commun des différents éléments qui la constituent.

Un symbole alchimique, c'est trop cryptique. Cela ne fonctionnerait que dans le cadre d'une enquête occulte. Il faudrait que les joueurs fassent des recherches pour le comprendre. Dans un survival, ils auront bien d'autres chats à fouetter.

En clair : on n'est pas à Nephilim. La subtilité, c'est pas notre truc. Nous, on fait dans le bourrin ! bcbig_smile



je vais agrémenter le décor de charogne grouillantes de vers, pour l'ambiance.

Ah bin voilà, je vois qu'on se comprend. bccool



je cherche une scène sur le skywalk, déjà que se ballader avec 1000 mètres de vide sous les pieds ça met des gens mal à l'aise, se battre la dessus doit être flippant. mais après , il faut prendre le bus, donc pas trop de surnaturel et pas trop costaud.

Pour reprendre ton idée des piafs, je propose : une nuée de vautours (des charognards, pile poil dans le thème) s'abat sur le skywalk avec une telle force qu'elle défonce les parois, projette du verre partout et fini par envoyer des touristes dans le canyon. Et même, les vautours pourraient être déjà morts (morts-vivants, je veux dire).



en y réfléchissant, la scène du bus est très forte, voire trop, elle devrait donc se trouver à la fin. après tout devient fade.

Pertinent.

Hop : 1/ attaque des piafs sur le skywalk, 2/ sous la pression des bestioles, les survivants se replient dans le bus et démarrent (c'est un PJ qui est au volant, bien sûr). 3/ des zombies ont improvisé un barrage routier à base de cadavres. 4/ le bus sort de la route. 5/ le sorcier indien se pointe pour contraindre les zombies à balancer le véhicule dans le ravin.



j'aimerais que cette épidémie de zombie toucherait tous les genres : humain, animal et végétal.

Pour l'humain et l'animal, on y est. Pour le végétal, je dirais que toutes les plantes qu'on voit depuis le bus lorsqu'il est en équilibre au-dessus du ravin sont en putréfaction.


Je modère en gras. Lisez la charte svp.

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#93 01 May 2012 13:04

El Medico
membre
Lieu : Montrouge
Inscription : 20 Mar 2012

Re : J'ai mené un scénario non officiel

Le train des glaces

Compte-rendu d'une petite partie jouée à la ludothèque de Suresnes le 20 avril matin dernier. Ludothécaire de métier, je faisait jouer une partie des adolescents du centre de loisirs d'à côté.
Le souci principal a été le nombre de joueurs: j'ai du assurer une partie pour 8 joueurs, 7 ados et un animateur (que j'ai pris quand même pour "stabiliser" le jeu).

Le Dakota du nord, au début de l'hiver. Un train en marche sur une voie ferrée isolée au milieu des plaines et forêts enneigées. A l'intérieur, très peu de monde. Seulement huit étudiant(e)s en ethnologie en route vers les réserves indiennes du nord du pays, en voyage d'étude. La culture et les légendes amérindiennes, sacré sujet d'études.
Mais pour l'instant, c'est le blanc pays. Les étudiants ont choisi le train à cause de la météo capricieuse de ce début d'hiver: dans ce secteur isolé et peu fréquenté, les routes sont impraticables à cause des chutes de neige incessantes qui menacent même de virer à la tempête.

-fin du générique-

Intérieur du wagon où nos héros discutent, draguent et boivent des bières (jouer avec des ados, c'est rafraichissant !). Tout à coup, crissement métallique et embardée qui fait tout valser dans le wagon, voyages, bières et passagers. Le train freine et s'immobilise. La lumière vacille. Le silence se fait.
Après quelques minutes d'attente, nos héros se doutent que quelque chose ne va pas. Craignant des loups (pas de bruit dehors pourtant) ou quelque autre monstre (aaah), ils s'attachent à démonter le train pour récupérer des barres de fer ou autre substitut faisant office d'arme de fortune (la compagnie de train va être contente tiens).
Ceci fait, nos étudiants s'intéressent - enfin - à ce qui se passe dehors. Devant le calme plat qui règne, ils tentent d'ouvrir la porte du wagon qui reste verrouillée (et échouent à la faire fondre avec un briquet et un déodorant, ah la candeur de la jeunesse). Avec de multiples précautions (et après de houleux débats sur l'hypothermie), ils se décident à fracasser une vitre.
Ils choisissent alors de se scinder en deux groupes, l'un allant voir ce qui se passe dehors tandis que l'autre barricade (?) le wagon "au cas où".

Le premier groupe avance donc vers la locomotive, passant devant des wagons vides et éteints. Vers l'avant du train, ils découvrent dans la neige le cadavre du mécanicien atrocement mutilé et prenant déjà une teinte bleuâtre fort peu naturelle.
Pendant ce temps, dans le wagon, le deuxième groupe s'attache à finir de détruire le mobilier. Tout à coup, une main traverse la vitre et attrape l'un des étudiants, le contact des doigts glacés cherchant à l'étrangler. Tous se jettent sur le "monstre" (qui ressemble à un cadavre bleuâtre et glacé) et parviennent à le repousser dans la neige, où ils le poursuivent pour le rouer de coups jusqu'à ce qu'il s'écroule. Ils décident alors unanimement de monter sur le toit du wagon, car "les zombies ça sait pas grimper aux échelles"...
L'idée plait d'ailleurs aussi au premier groupe qui s'apprête à le rejoindre sur le toit. Mais le cadavre du conducteur se relève et griffe violemment le dernier au moment où celui-ci monte, tous les regards étant alors rivés sur une lumière aperçue un peu plus loin dans les bois.
Alors qu'une partie de nos héros (ahah) s'attache à ne pas regarder le combat (pour éviter de prendre des séquelles au vu du cadavre mutilé ^^), l'autre s'efforce d'aider le malheureux à cause d'une pluie de projectiles divers (de la canette de bière à la valise vide). Cela ne suffira pas à sauver la vie du malheureux qui meurt lorsque le monstre lui déchiquète le bas-ventre.

Parvenant ensuite à détruire le monstre alors que celui-ci monte les échelons (oups...), les survivants constatent la mort de leur compagnon et le teint bleuâtre qu'il commence à prendre, crèvent les yeux de son cadavre et commencent à tenter de le brûler avec le peu d'alcool qu'ils ont avant d'être écoeurés (par les séquelles que je leur décrète entre autres :°).

Remontant sur le toit, un conseil de guerre se tient (personne ne fait attention au cadavre de leur compagnon qui se relève) et décident d'avancer sur le toit pour parvenir à la locomotive et remettre le train en marche. Pas de souci pour ça. La malheureuse qui a tiré la courte paille descend dans la cabine sous les encouragements de ses camarades. Alors qu'elle teste les manettes de contrôle (n'est pas mécano qui veut), le cadavre aux yeux crevés de son ancien camarade surgit de l'ombre derrière elle et l'agresse sauvagement (au grand plaisir du joueur).

De là, tout va très vite. Trois survivants sautent du train et foncent aider leur copine. Cette dernière s'esquive et commence à escalader la locomotive tandis que le combat fait rage dans la noirceur de la cabine.

Les trois étudiants resté sur le toit ne réfléchissent pas longtemps. Voyant que leur amie qui tente de les rejoindre est blessée, ils décident unanimement de l'achever plutôt que de l'aider à monter.

Coup de barre de fer dans la tête. La jeune fille s'effondre dans la neige, le crâne fracassé, du sang bleu commençant à envahir ses veines.
Sur le train, l'un des survivants tête son cou. Il sent lui aussi un étau glacé qui enserre de plus en plus sa gorge.

La neige redouble. Une tempête se prépare. Travelling arrière. Générique.

...


Bon, comme je craignais, pas le temps d'aller au bout. Trop de joueurs, trop d'idées à gérer et pas assez de temps (1h30 de jeu).

Mais bon, c'était sympa et les jeunes ont pu découvrir le jeu de rôle et Sombre.

A la base, je pensais faire un scenario qui se déroulerait dans la forêt. Rencontre avec un vieil indien, découverte des légendes du Wendigo et du grand Froid qui relève les morts (inspi des Marcheurs blancs du Trône de Fer - j'ai pas eu peur du cliché devant leur peu de connaissance dans le domaine), et au final fuite vers la ville du coin à cheval ou autre.

Bon en fait on n'aura pas dépassé le train. Mais c'est pas grave.

Amusant de voir les réactions des ados et les solutions imaginées aux problèmes, la tentative de brûler une porte de train au briquet/aerosol ou celle de crever les yeux de leur copain pour éviter la zombification (terrible en effet visuel ça).

Il a quand même fallu bien les pousser pour les amener à agir (j'ai expliqué que Sombre était un jeu "film d'horreur", du coup c'était la parano dès l'arrêt du train). J'ai du jouer avec le froid pour les pousser à sortir du train. Et encore, l'heure tournant, j'ai craqué et envoyé le premier monstre à travers la fenêtre.

Ce qui est frais de jouer avec des ados (plutôt que des rôlistes expérimentés), c'est qu'on retrouve certaine réactions absurdes des films d'horreur. La séparation en plusieurs groupes, le fait d'envoyer un camarade seul au charbon, ce genre de trucs. En même temps ils ont bien compris le concept de survival "chacun pour sa gueule".

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#94 01 May 2012 15:58

Thomas Munier
auteur de Millevaux
Inscription : 05 Feb 2008
Site Web

Re : J'ai mené un scénario non officiel

J'aime beaucoup le concept des allers et retour sur le toit. Jouissif, et très visuel.

Perso, j'ai la méthode des déclarations d'intention papier pour les grands groupes :

Pikathulhu a écrit :

5.2 Déclaration d'intention sur papier
Je joue souvent avec 6 joueurs (et 7 sur Mercenaires !) et les combats sont souvent hyper chaotiques. La faute à l'absence d'initiative et aux déclarations d'intention verbales... que j'ai tendance à oublier et à redemander aux joueurs en cours de scénar.
J'ai donc testé une méthode inspirée du jeu de plateau Diplomacy : les joueurs écrivent sur des feuilles de bloc-notes leurs actions. Je fais de même pour mes PNJ. Pour assurer le rythme : si j'ai fini mes cartes de PNJ, les joueurs qui n'ont encore rien écrit ne peuvent faire joueur leur perso ce Tour (il est stupéfait). Un joueur assistant récupère ces cartes d'action. Il les trie par ordre : gêne puis attaque puis fuite puis parole puis autre action. Il me les donne et je les fais jouer. Dès que j'ai fait jouer une carte, je la redonne au joueur assistant, qui les redistribuent aux joueurs pour qu'ils écrivent leurs actions pour le prochain round.
Le joueur assistant à un petit bonus : il peut consulter toutes les autres cartes avant d'écrire la sienne. On change de joueur assistant à chaque section.

ça a marché du tonnerre : baston rapide, rythmée, imprévisible, mais très lisible. Un combat de masse dans un gant de velours.


Auteur de Millevaux.
Outsider. Énergie créative. Univers artisanaux.
Ma page Tipee.

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#95 01 May 2012 16:21

Johan Scipion
auteur de Sombre
Lieu : IdF
Inscription : 15 May 2006

Re : J'ai mené un scénario non officiel

El Medico a écrit :

Ils décident alors unanimement de monter sur le toit du wagon, car "les zombies ça sait pas grimper aux échelles"...

J'adôôôre !



alors que le monstre monte les échelons (oups...)

Aaah, je savais que tu étais fourbe ! bcbig_smile



crèvent les yeux de son cadavre

Malin, ça. La patate de Séquelles forcément, mais quand même vachement malin.



ils décident unanimement de l'achever plutôt que de l'aider à monter.

Oh pitin, rayon morceaux de bravoure, ça enchaîne grave ! bcbig_smile



comme je craignais, pas le temps d'aller au bout.

En même temps, y'a pas forcément besoin de faire plus long ou plus complexe, surtout pour une démo. Des protagos + des antagos + une amorce = un survival. Facile, rapide, efficace.



Il a quand même fallu bien les pousser pour les amener à agir

C'est normal, ils sont jeunes et ils débutent.



j'ai craqué et envoyé le premier monstre à travers la fenêtre.

T'as très bien fait.

Le plus efficace pour amorcer la pompe rôliste, c'est de commencer par les faire RÉagir. Une fois qu'ils auront pigé comment fonctionne le jeu de rôle (le princpie de la narration interactive : je cause, tu causes, je te réponds, tu me réponds), ils en viendront naturellement à prendre des initiatives.

Les joueurs ne font rien parce qu'ils ne savent pas quoi faire ? Pof, tu balances tes antagos. Deux secondes plus tard, tout le monde a trente mille idées et ça fuse de tous les côtés.

La peur, ça fait fonctionner les neurones.



j'ai expliqué que Sombre était un jeu "film d'horreur", du coup c'était la parano dès l'arrêt du train

À lire ton feedback, ça me paraît assez évident. bcbig_smile

Pour éviter ce grand écart entre les joueurs (qui savent qu'ils sont dans un film d'horreur) et leurs persos (qui, eux, ne le savent pas), faut commencer in media res. C'est ce que je fais avec White trash.

Les expositions tranquilles, ça va bien pour les rôlistes qui ont un peu de bouteille et qui, pour cette raison, sont capables de faire (plus ou moins) la part des choses entre ce qu'ils savent eux et ce que savent leurs persos.

Mais avec des novices, particulièrement s'ils sont jeunes, ça ne marche pas. Du coup, faut direct les mettre dans une situation dans laquelle l'adéquation joueurs/persos est totale.

En clair, tu ne commences pas tranquille dans le train en marche. Tu résumes ton intro en trois phrases et tu attaques direct au moment où les zombies se jettent sur le train. Et du coup, t'as plus de temps pour enchaîner avec tes autres idées.



Ce qui est frais de jouer avec des ados (plutôt que des rôlistes expérimentés), c'est qu'on retrouve certaine réactions absurdes des films d'horreur. La séparation en plusieurs groupes, le fait d'envoyer un camarade seul au charbon, ce genre de trucs.

Ah ça t'inquiète, même avec des vieux routards, ça marche au poil.

C'est souvent ceux qui, pendant le briefing, se foutent le plus de la gueule des persos des films d'horreur (« Ouah, trop connes les bimbos ! ») qui se précipitent durant le climax pour faire des groupes de un.

Je kiffe. bccool


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#96 01 May 2012 17:15

Seb
i'll be back
Lieu : Montpellier-Paris
Inscription : 14 Aug 2007

Re : J'ai mené un scénario non officiel

+1

De temps à autre, mes joueurs pensent que l'intro que je leur raconte doit être jouée par eux ensuite, c'est très drôle parce que très souvent c'est avec de vieux briscards qui veulent ensuite me dire que leur perso à penser à prendre un truc super important, genre, une arme à feux super balèze et très légère!
Faut faire commencer les groupes dans la merde, direct, même les expérimentés se lachent quand tu situes une action dans un truc calme même si tu as été très clair sur la durée de la partie, tout le monde interprète son perso tranquille. A Rêve de Dragon, il y avait le Gris-Rêve, c'était exactement la même chose mais adapté à l'univers onirico-draconique, génial!

Pour les vieux de la vieille, il y a deux possibilités, soit tu tombes sur des joueurs qui se foutent de la gueule des films d'Horreur et qui tombent dans tous les poncifs du genre pour prouver qu'on peut survivre. C'est marrant pour les joueurs mais au final je n'ai pas l'impression que ça fasse décoller la table.
Soit tu tombes sur des joueurs qui tripent grave de savoir s'ils vont pouvoir mener leur Personnage à la fin de ton scénar et se donner tous les moyens d'arriver à leurs fin. C'est comme ça que j'ai joué le scénario lacustre de Polo, Le Drame du Lac et ça a dépoté grave, il faudrait demander aux autres mais je pense que l'un des joueurs ayant choisi cette optique a fait prendre un tour tendu à notre tablée, à la partie et du coup à notre jeu et à l'ambiance de la table.
Et il y a encore une autre possibilité, c'est de tomber sur des joueurs qui par choix (mais ceux-là sont les pires) ou par "incompétence" amènent leur perso vers les gouffres insondables de la folie et de la Phase 3, voire au-delà, plombant la partie plus vite que prévu. Je place dans cette catégorie, tous ceux qui jouent la Phase 2 comme la Phase 3, en rajoutant des tonnes, jusqu'à maintenant, je leur accordai le bénéfice du doute mais je pense qu'à l'avenir la haine de mes Méchants se focalisera sur eux!

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#97 01 May 2012 18:49

Badury
bring me sun
Inscription : 14 Jul 2011

Re : J'ai mené un scénario non officiel

Les expositions tranquilles, ça va bien pour les rôlistes qui ont un peu de bouteille et qui, pour cette raison, sont capables de faire (plus ou moins) la part des choses entre ce qu'ils savent eux et ce que savent leurs persos.

Mais avec des novices, particulièrement s'ils sont jeunes, ça ne marche pas. Du coup, faut direct les mettre dans une situation dans laquelle l'adéquation joueurs/persos est totale.

Je confirme cette analyse (constatée lors de mes dernières parties) : l'exposition tranquille pour les vétérans, in media res pour les novices.


"Il n'y a pas de lumière sans ombre" (Aragon)

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#98 01 May 2012 23:13

El Medico
membre
Lieu : Montrouge
Inscription : 20 Mar 2012

Re : J'ai mené un scénario non officiel

5.2 Déclaration d'intention sur papier
Je joue souvent avec 6 joueurs (et 7 sur Mercenaires !) et les combats sont souvent hyper chaotiques. [...]. On change de joueur assistant à chaque section.

Ca me paraît assez sympa comme méthode. Par contre il doit falloir des joueurs qui maîtrisent bien les règles non ? (ne serait-ce que pour le joueur assistant)
Et on ne perd pas trop le côté narratif de la chose ?


Pour le démarrage, c'est clair que vous avez raison: le direct dans la merde semble plus approprié, surtout avec des jeunes.
En fait, j'avais voulu créer une ambiance qui aille crescendo sans pour autant massacrer (ni handicaper trop lourdement) les Pjs. Qu'ils ne soient pas directement dans l'action mais aient le temps de voir la tension monter avant l'apparition des vilains. Mais quand j'ai compris que c'était clairement pas adapté au temps disponible pour jouer y'a fallu accélérer.
La prochaine sera différente.

En passant, j'avais oublié de dire qu'on a joué avec des dés à gommettes (2 faces vierges noires et 4 faces "3").
C'a bien roulé, et j'ai gagné un peu en temps d'explication de règles et en fluidité dans les combats (au final pas d'hésitation des jeunes ni besoin de d'expliquer leurs jets de dés).
Par contre effectivement, on perd la valeur numérique (et faut du bricolage).

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#99 11 May 2012 22:24

Warco
membre
Inscription : 19 Jun 2011

Re : J'ai mené un scénario non officiel

[REC]



A la demande de Johan avec qui j'en ai parlé à la convention Zone Franche à BAGNEUX, un petit feedback d'une idée de tricheur : jouer en partant d'un film d'horreur, en montrant le début aux joueurs puis en leur laissant la main !


1.Pitch

En regardant REC pour la première fois il y a 6 mois (mieux vaut tard que jamais …), cela m’a semblé se prêter superbement à une partie de Sombre : huis-clos dans l’immeuble + zombies = SOMBRE

Je me suis donc fait ce plaisir : regarder en commun avec mes joueurs le début du film puis les laisser prendre la place des personnages principaux en leur donnant les PJ prétirés avec quelques détails de personnalité qui collaient au début du film ou me paraissaient sympas à jouer …. et c’était parti !

Pour le scénar j’ai un peu adapté REC. Voilà le principe que j’ai gardé pour « expliquer » la zombification de la vieille du 1er et de la gamine :
En réalité c’est Baxter, le chien teckel de la petite Rosa, qui a été infecté en premier après avoir grignoté le cadavre de zombie qu’on pourra trouver au 4ème étage dans les combles qui sont condamnées(mais un petit trou sous la vieille porte lui a permis d’entrer . Il a ensuite infecté la voisine Conchita et ensuite Rosa (même si on ne le sait pas encore au début du jeu, elle est censée avoir une angine).
Désormais dans l’immeuble il y a donc 4 personnes potentiellement zombies : Conchita l’est complètement, Rosa ne va pas tarder à se déclarer et les 2 blessés ( pompier et flic) peuvent se réveiller à tout instant.
Les autorités à l’extérieur ne veulent surtout pas voir le virus zombie sortir de là ! Pour s’en sortir les PJ devront donc neutraliser toutes ces personnes et découvrir le corps au 4ème, puis joindre les flics au talkie-walkie afin de pouvoir sortir (en quarantaine hyper médicalisée !!!) de l’immeuble.
Pour info les autorités  sont au courant car le chien Baxter a mordu le vétérinaire qui l’a piqué la veille … et les autorités ont remonté la piste des zombies jusqu’à cet immeuble !!!



2.PJ

Journaliste : Angela, 27 ans , 10 de CORPS, 10 d’ Esprit
Personnalité : Cynique – Désabusée – Malfaisante
Traits : Protecteur (Sergio le caméraman)/Chétive

Prête à tout pour avoir des scoops, ne prête guère attention aux autres.
Pourrait même jouer de son charme, prendre des risques ou faire prendre des risques à d’autres pour en tirer un meilleur reportage ! Et pourrait éventuellement aller plus loin si son état mental empire …  Elle a une chance, c’est que le caméraman Sergio est éperdument amoureux d’elle. Elle ne l’aime pas mais sait lui offrit suffisamment d’espoir pour qu’il soit prêt à tout pour elle.
Aucun matériel sur elle.


Cameraman : Pablo, 31 ans, 10 de CORPS, 10 d’ Esprit
Personnalité : Timide – Anxieux – Angoissé
Traits : Objet (dans sac  dos) / Dévoué (Angela)

Jeune homme extrêmement timide, ne parle quasiment jamais. Jeune homme honnête et droit, mais prêt à tout pour Angela qu’il aime à la folie !
En cas de stress trop intense, sa timidité pourrait tourner en une peur irraisonnée de tout qui pourrait amener jusqu’à la couardise absolue. Porte sa caméra et un sac à dos.


Policier : lieutenant Sergio Alvarez, 34 ans , 12 de CORPS, 9 d’Esprit
Personnalité : Discipliné – Autoritaire – Tyrannique
Traits : Tir / Panique

Ce jeune lieutenant de police est en réalité tout proche de la panique dès qu’une situation complexe se présente. Pour contrôler cela il n’a qu’un seul moyen : le règlement !!!
Il fera donc tout ce qui est en son pouvoir pour que les PJ respectent les ordres donnés par l’armée à l’extérieur et prennent le moins d’initiatives autonomes, le laissant gérer la situation. Espérons qu’avec le stress, il n’aille pas trop loin.
Alvarez est armé (pistolet automatique) et le seul en contact avec l’extérieur par talkie-walkie.


Pompier : Manu, 38 ans, 12 de CORPS, 9 d’Esprit
Personnalité : Impulsif – Téméraire – Suicidaire
Traits : Lascar / Adrénaline limitée

Manu est une tête brûlée qui a trouvé dans le métier de pompier l’occasion d’assouvir son goût du risque. Il n’hésitera pas à tout tenter pour se sortir de cette situation, mais n’attendra pas en tout cas « qu’on le sauve » sans rien faire. Ceci dit, ses initiatives pourraient devenir franchement dangereuses si son stress devait trop augmenter ! Il a accès à sa mallette de matériel (qu’il a laissé sur le palier au deuxième) où on trouve un pied de biche, une perceuse et des passes.


Mère fillette malade : Tristana (gamine = Rosa), 11 de CORPS, 10 d’Esprit
Personnalité : Fragile – Maladive – Morbide
Traits : Objet (dans sa maison) / Inapte (ne lâche pas sa fille des bras)

Cette maman de 44 ans vient déjà de passer une journée d’enfer.
Sa fille Rosa a une grosse angine (son mari était sorti lui acheter des médicaments à une pharmacie de garde), son vieux chien Baxter a été piqué la veille par un vétérinaire …
Elle est donc à titre personnel proche du désespoir, mais c’est une maman héroïque ! Sa fille lui permet de tenir le coup et elle refuse de la lâcher dans cette situation de danger.


Infirmier : Jaime, 37 ans, 12 de CORPS, 11 d’Esprit
Personnalité : Méthodique – Maniaque – Obsessionnel
Traits : Premiers soins / Code de conduite (refuse de blesser !)

Jaime est infirmier. Mais ce n’est pas son métier seulement : oh, non, c’est sa raison de vivre ! Il est prêt à tout pour soigner les gens, même à sacrifier l’idée d’une vie de famille et partage sa vie entre son métier d’infirmier au service des urgences de l’hôpital et ses activités de secouriste bénévole. Il est donc très efficace pour soigner des blessés. Mais il ya deux défaut à cela : d’abord il ne peut laisser quelqu’un sans aide, parfois même si cela peut le mettre en danger, et ensuite le fait de blesser quelqu’un le révulse et il évitera donc autant que possible l’affrontement physique avec quiconque.
Il dispose de médicaments de base et de matériel de soin dans son appartement au 3ème étage.


3.PNJ

Rosa, 8 ans, deviendra zombie au moment voulu !
CORPS 7 (12 en zombie) , Esprit 0                 Morsure = 3 PC   

Conchita IZQUIERDO,  femme zombie du début du film
Corps 12 en zombie, Esprit 0               Morsure = 4 PC

GROS FLIC, 52 ans, a été mordu par Conchita, se réveillera zombie
CORPS  15 en zombie), Esprit 0                        Morsure = 4 PC

POMPIER Alex, 32 ans, vient de d’écraser sur le sol du RDC, se réveillera zombie
CORPS 9 (20) , Esprit 0                    Morsure = 5 PC


James, Scientifique militaire, 45 ans    CORPS 12, ESPRIT 10 Distant – Insensible – Misanthrope
Ici pour étudier les cas, pas pour sauver des vies …
Possède 5 seringues hypodermiques qui endorment et une combinaison qui donne demi dégâts.
Ce PNJ entrera par la porte de l’immeuble, via un sas, au moment voulu … il peut faire un bon PJ de rechange au besoin.
           
4. Fiction

Quelques précisions tout d’abord sur les lieux de l’aventure :
    En plus des PJ possibles cités auparavant, il y a donc un couple d’octogénaires à moitié sourds ( les RAMIREZ), la famille asiatique (le mari Deng, une femme et un enfant) qui resteront dans le hall d’entrée et un homme seul d’une soixantaine d’années (Chico) qui partira rapidement s’enfermer dans son appartement.

RDC : Hall d’entrée, local poussettes – vélos, atelier confection
L’atelier de confection est protégé par un volet roulant métallique dont Deng a la clé, mais chez lui… il y a des barreaux à toutes les fenêtres  et les cheminées sont inutilisées et condamnées.

1er étage : à droite les RAMIREZ et à gauche Chico
2ème étage : à droite Conchita IZQUIERDO et à gauche la famille asiatique
3ème étage : à droite Tristana et famille et à gauche l’infirmier
4ème étage (combles condamnés par planches de bois depuis toujours, pour raisons de sécurité et la copropriété n’a jamais voulu financer les travaux … sauf petit passage récent fait en grattant, sûrement par le chien : derrière un corps zombi momifié, en décomposition depuis fort longtemps).

Tous les appartements sont construits sur le même mode : des 4 pièces à droite et des petits 2 pièces à gauche. J’ai donné aux PJ les plans des apparts puisqu’ils connaissent l’immeuble (un plan appart de gauche, un plan apparts de droite) et j’avais sous la main un de l’atelier de confection si besoin

Déroulement de la partie

Bon, d’abord je jouais avec 6 joueurs (la rançon du succès de Sombre, ils veulent tous rejouer ! Bravo Johan !)  et  je confirme que c’est trop ! Difficile pour les moins expansifs de jouer leur personnalité et un peu le bordel à gérer … mais ceci dit marrant quand même …

La partie a donc commencé au bout d’une quinzaine de minutes  du film, précisément lorsque le pompier s’écrase au sol dans la cage d’escalier. C’est alors que j’ai donné à mes joueurs les PJ prétirés pour qu’ils choisissent le leur et à eux de jouer !
Je ne détaille pas tout mais la mécanique des PNJ qui se réveillent au fur et à mesure, au choix du MJ, est vraiment sympa … certains joueurs sont partis explorer les étages et se sont fait Conchita, le flic autoritaire s’est énervé de plus en plus quand les joueurs n’obéissaient pas aux autorités qui conseillaient de rester  tous dans le hall .

Bien sûr le premier PJ qui a  été tués au cours de la partie s’est réveillé en zombie quelques temps plus tard (là il y a à réfléchir, ça pourrait être sympa que la zombification ne soit pas automatique … ), j’ai utilisé le le PNJ scientifique pour le  remplacer le premier PJ tué (Jaime l’infirmier qui a voulu à tout prix soigner la gamine quand elle s’est transformée et s’est fait mordre aussitôt).
Ensuite les PJ survivants ont massacré soigneusement les morts dès qu’ils le pouvaient : deux ont notamment été découpés en morceaux, un a été flambé avec un cognac de 30 ans d’âge trouvé dans un appartement (sacrilège !).

Le policier une fois devenu « tyrannique » a du être assommé finalement par les autres PJ avant qu’il ne les tue … et s’est donc fait bouffer par un zombie ! Lla journaliste et le cameraman se sont enfermés dans un appart, en mettant tous les meubles devant la porte, pour survivre et pouvoir montrer leurs images au grand public (« le scoop de sa vie » pour la journaliste !)… le pire est que ça a marché car ils ont été les deux seuls survivants lorsque l’Armée a fait son  entrée pour éradiquer toutes les autres personnes présentes dans l’immeuble : ils ont eu le temps de parler et se sont rendus .
Les PJ n’ont par contre pas trouvé le zombie mort du 4ème étage : c’est d’ailleurs pour ça qu’une fois tous les PJ zombifiés sauf les 2 terrés dans leur appartement, j’ai inventé une fin différente avec l’entrée de l’Armée dans les lieux.


5.Système

Pour les règles, Johan le sait, j’adapte un tout petit peu celles de Sombre dans mes parties : les dégâts sont fixes entre 1 et 5 et seul le 6 donne des dégâts extraordinaires ( j’aime bien que ça dure un peu, pas trop de dégâts « critiques » pour un ancien joueur de D&D comme mo).
Par contre pour l’adrénaline je fais lancer sous 15 ce qui rend l’adrénaline encore plus précieuse.
Sinon je suis respectueux des règles de Johan, d’autant plus parce qu’elles nous laissent énormément de jouabilité !!!

6.Traits et Personnalités
   
Les personnalités ont plutôt bien marché : de toute façon autant le dire tout de suite je suis un inconditionnel des personnalités dans Sombre ! Ca libère vraiment les joueurs et les guide dans leur roleplay … y compris pour des gens qui n’avaient jamais fait de jeu de rôle et m’ont fait des étonnantes interprétations dans Sombre !
Impeccable pour la journaliste qui a fini malfaisante à souhait, mais est surtout restée merveilleusement cynique tout au long de la partie.
Le flic autoritaire puis tyrannique à la fin a été superbe, chiant et donneur de leçon au début puis prêt à utiliser son arme pour se faire obéir en fin de scénar.
Le pompier téméraire n’a jamais loupé une occasion d’aller au devant du danger  et en est fort logiquement mort.

Pour les traits ceux que j’avais choisi donnaient finalement surtout des infos sur les liens entre les PJ (protecteur/dévoué) ou sur leur caractéristiques (chétive, panique, lascar, inapte). Ils ont donc servis tout comme le trait objet pour le cameraman (un zippo pour allumer les cocktail molotov qu’il a créés avec les alcools forts trouvés dans un appartement), seule la mère n’a pas utilisé son objet !

7.Autres remarques

Mes joueurs n’étant pas des grands fans de film d’horreur, seul un avait vu auparavant le film REC et il a été cool car il n’a pas vendu la mèche sur le réveil version zombie du flic et du pompier , ni sur le potentiel réveil de la petite fille … je ne sais pas ce que ça donnerait avec des gens qui ont tous vu le film ! Un petit détail sympa : en fin de partie vers une heure du mat, les joueurs ont tous eu envie de voir la suite du vrai film et on s’est donc matés ensemble toute la fin du film, c’était sympa !

Ceci dit ce principe de mater le début d’un film et d’enchaîner sur le jeu a vraiment bien plus aux joueurs et honnêtement ça met bien dans l’ambiance direct, mais peut-être faut-il prendre des films un peu moins connus si vos joueurs sont des amateurs de films d’horreur !
Si vous avez des idées de films qui s’y prêtent je suis preneur.


L'ombre à l'horreur s'accouple et le mauvais au pire.
                      (Victor Hugo)

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#100 12 May 2012 12:03

Badury
bring me sun
Inscription : 14 Jul 2011

Re : J'ai mené un scénario non officiel

Warco a écrit :

[REC]

jouer en partant d'un film d'horreur, en montrant le début aux joueurs puis en leur laissant la main !

...ça c'est génial !

Pour les règles, j’adapte un tout petit peu celles de Sombre dans mes parties : les dégâts sont fixes entre 1 et 5 et seul le 6 donne des dégâts extraordinaires ( j’aime bien que ça dure un peu, pas trop de dégâts « critiques » pour un ancien joueur de D&D comme moi).

bcbig_smile HA !! Je ne suis pas seul ! Avis partagé !

pour l’adrénaline je fais lancer sous 15 ce qui rend l’adrénaline encore plus précieuse.

Excellent, faut que je teste ça !

Les personnalités ont plutôt bien marché : de toute façon autant le dire tout de suite je suis un inconditionnel des personnalités dans Sombre ! Ca libère vraiment les joueurs et les guide dans leur roleplay … y compris pour des gens qui n’avaient jamais fait de jeu de rôle et m’ont fait des étonnantes interprétations dans Sombre !

Là aussi avis partagé, j'ai constaté les mêmes effets. Vive les personnalités !


"Il n'y a pas de lumière sans ombre" (Aragon)

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