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#1 25 Mar 2020 11:56

DeathAmbre
mister pitbull
Inscription : 01 Mar 2009

DESESPERADOS - quickshots en western crépusculaire

DESESPERADOS - v.1.4.2

Jouer des quickshots western-horror, dans l’Ouest crépusculaire d’un 19ème siècle uchronique, en Sombre Classic.

Cliquez sur l'image.

dsprds.jpg

Avec :
* Le concept de "Nuit Solaire" déjà déployée dans la murder-party autogérée Kuro-No-Kuni
* Un arc narratif d'accompagnement original (?) pour encadrer la partie
* Un mini jeux de carte pour jouer son √Ęme √† la table du Diable
* Le compte-rendu du crashtest

Hors ligne

#2 16 Sep 2020 00:26

DeathAmbre
mister pitbull
Inscription : 01 Mar 2009

Re : DESESPERADOS - quickshots en western cr√©pusculaire

Le document pdf est en version 1.4.1 dans le poste de base, il comporte maintenant un chapitre sur la manière dont je procède pour animer ces quickshots_


---THE LAST STAND---


Dernière soirée à Center Parcs après trois jours de break, entre activités sportives et alcoolisme. Sur la terrasse du cottage, au milieu des bois, Clément réclame un Western-Sombre. Trois joueurs, un brainstorming de 30min, un roleplaying de 1h30. J'anime en ligne droite car à cette heure de la nuit je ne suis plus étanche...

Résultat très satisfaisant : un brainstorm en demi RP qui a coulé tout seul, suivi d'une bonne partie pied au plancher. Je ne pouvais pas me permettre d'assurer plus de 2h, j'ai donc fait deux choix techniques : une fusion des scènes du Conflit et du Répit en un seul plan, et un premier et unique adversaire de classe létale (niveau 10 & dommages standards, un Corps de 6). Il n'y aura pas de Table du Diable.


//-CR√ČATION

L'alternance Jour-Eclipse / Nuit Solaire est établie en continue depuis 6 mois. Les fermiers s'inquiètent, les cultures déclinent, le bétail dépérit, les réserves s'amenuisent et elles ne seront pas reconstituées pour l'année prochaine...

La centaine d'habitants de NothingVille n'a plus rien √† manger, les terres ne produisent plus, le b√©tail est tomb√© malade, les maigres r√©serves de l'ann√©e derni√®re n'ont pas suffit. S√Ľre que la terre est maudite, alors les gens ont d√©cid√© d'un convoi d'exode vers ChurchTown, une bourgade de presque 300 √Ęmes qui, dit-on, prosp√®re malgr√© ces temps troubl√©s.

Laura interpr√®te BENNETT, un criminel endurci d√©cid√© √† tourner la page. Il est sorti de prison au d√©but de l'ann√©e, apr√®s le dernier braquage foir√© qui a co√Ľt√© la vie aux autres membres de son gang, √† l'exception du petit nouveau, Tyron, dont il a couvert la fuite. C'√©tait une embuscade, les marshalls attendaient le gang, certainement pr√©venus par une taupe.

Après une courte peine, qu'il doit à Ronnie, Bennett s'est installé à NothingVille, pour empêcher Tyron de devenir comme lui. Il a trouver une femme et s'est marié il y a 6 mois, le premier jour de l'éclipse qui dure depuis. Les gens de NothingVille disent tout bas qu'il a le mauvais oeil.

Bennett est Irritable.

Julien interprète RONNIE, un marshall solitaire et inflexible. La Loi & l'Ordre. Ronnie fait la loi dans le secteur, et c'est donc lui qui mène le convoi vers ChurchTown. Il est l'oncle de Tyron, qu'il héberge depuis la mort de ses parents : une épouse tuée par son mari, le frère de Ronnie, qui a ensuite été pendu. Ronnie n'a jamais pris femme de peur de reproduire ce qu'il a connu petit, avec son frère, en assistant aux violences de leur père sur leur mère. Il voit que Tyron prend la mauvaise pente et entend bien le redresser (objectif personnel).

Ronnie faisait partie des marshalls présents le jour du braquage de Bennett. Il l'a fait passer pour l'indic, ce qui lui a permis d'éviter la corde.

Ronnie est Discipliné.

Clément interprète TYRON, un jeune homme fougueux et misogyne, qui prend la mauvaise pente familiale des violences conjugales. Il vivote de petits boulots, et sa première expérience de desperado a bien faillit être sa dernière. Il veut profiter de l'installation dans une nouvelle ville pour échapper à l'influence de son oncle (objectif personnel).

Tyron est Désinvolte.


//-√ČV√ąNEMENT

L'arriv√©e √† ChurchTown en fin de journ√©e vire au cauchemar. Le convoi est accueilli par le pasteur Williams, un homme strict, dur, √©trangement tr√®s charismatique. Mais qui ne connait pas le sens de la communion. Il ordonne au convoi de repartir, d√©clare que les maigres r√©serves de sa communaut√© ne sauraient √™tre gaspill√©es pour nourrir des p√™cheurs. Devant le refus des voyageurs, et √† leur grande surprise, alors qu'elle tente d'argumenter et d'implorer la piti√© du pasteur, la femme de Bennett est tu√©e d'une balle en plein coeur par un de ses acolytes (Bennett descend √† Esprit 8). Bennett sort ses armes, et plusieurs villageois arm√©s ouvrent le feu sur eux : un massacre commence. Les voyageurs tentent de fuir, ceux qui sont arm√©s ripostent, et la grand-rue devient bient√īt un champ de bataille jonch√© des cadavres des hommes et des chevaux. C'est dans ce chaos qu'avance la terminatrice annon√ßant la nuit. Tandis qu'elle remonte lentement la rue, les gens cessent le combat, s'√©parpillent et rentrent se barricader dans leurs demeures.

Ronnie, Bennett et Tyron n'ont que le temps de forcer la porte du saloon et de s'y précipiter, avant que la nuit ne soit sur eux. Ils dressent une barricade de fortune en poussant le piano, fouillent succinctement les débris laissés par les bigots, trouvent une lanterne parmi les bouteilles d'alcool brisées. Bennett parvient à allumer le lustre, miraculeusement intact (jet de Chance réussi).

Bennett inscrit sur sa fiche qu'il veut tuer Willams en objectif personnel.


//-R√ČUNION

Et maintenant, quoi ?
Attendre le jour ?
S√Ľr que Williams et ses sbires les attaqueront d√®s l'aube.
Alors, quoi ? Fuir dans la nuit ? Certainement pas !
On discute, on réfléchit, on s'engueule aussi, on s'accuse enfin.
Tyron joue sa Vcard sur Ronnie car tout est de sa faute, comme toujours, il veut tout diriger et il a mené le convoi tout droit dans cet enfer, au lieu d'envoyer des éclaireurs comme on lui avait dit de le faire.
Ronnie réplique, pas question de se laisser faire par ce petit merdeux infoutu de se débrouiller seul, Bennett calme le jeu.
On a vu des voyageurs entrer chez des villageois, en particulier juste en face, chez le barbier.
Suffit de traverser la rue...

Johnny, un fils de fermier avec qui Tyron travaille, tambourine à la porte en implorant qu'on lui ouvre... Mais personne ne bouge, on échanges bien quelques mots mais pas question de lui ouvrir. Alors, il arrête de frapper et repart en ricanant dans la nuit.

On se décide enfin pour aller fumer le pasteur avant que ses hommes n'encerclent le saloon demain. Pas dur de le trouver, il est dans l'église qui illumine la nuit au bout de la rue.


//-CONFLIT/R√ČPIT

On démonte le lustre pour récupérer une seconde lanterne (jet de Corps réussi pour en tirer quelque chose d'utile), on repousse le piano, on ouvre la porte aux aguets, prêts à faire feu sur tout ce qui bouge. On craint que Williams n'ait posté un tireur, aussi on scrute la nuit à la recherche d'une lanterne. Mais il n'y a que les lumières qui filtrent des planches clouées sur les fenêtres et les portes.

Alors, on prend son courage à deux mains, non d'une seule puisque de l'autre on tient fermement sa lanterne, et on s'enfonce dans la nuit...

Les t√©n√®bres enveloppent, se moquent, susurrent aux oreilles des paroles impies, mais le groupe ne traine pas, et fonce vers la porte du barbier. Ils frappent, bien s√Ľr, pour s'annoncer. Ronnie la joue froid. Le groupe :facepalm: . Bien s√Ľr que le barbier ne va pas ouvrir, on vient tout juste de vivre la sc√®ne dans l'autre sens. Non mais quel c*n ! Pas d'autre choix que d'enfoncer la porte. Alors Ronnie vide son chargeur, Bennett et Tyron entrent en force. Mais le barbier s'est post√© derri√®re un fauteuil, son fusil braqu√© sur la porte, sa femme juste √† c√īt√© lui crie de tirer. Bennett est le premier, le barbier dispose d'un tir sans riposte. 8/5. Ouch ! Bennett mange s√©v√®re et s'effondre √† demi contre le mur. Tour suivant, le barbier d√©fouraille √† nouveau mais tire en fermant les yeux, sa femme hurle, hyst√©rique. Tyron et Bennett ne le ratent pas. Enfin, Bennett surtout, apr√®s tout, le criminel c'est lui. Sa t√™te explose et sa cervelle s'√©tale sur le miroir. Sa femme en prend plein la bouche, ce qui a le m√©rite de lui faire fermer sa gueule un instant.

De l'autre c√īt√© de la pi√®ce, un trio de voyageurs du convoi, p√®re, m√®re et fiston, qui invectivent le groupe. Enfin, le p√®re surtout, la m√®re pr√©f√©rerait que son jules se la joue discr√®te, rapport aux armes et √† la cervelle sur le miroir. Le barbier n'a pas particip√© au massacre et a m√™me recueillit la famille chez lui d√®s le d√©but de la fusillade. Non, il n'est pas question de suivre ce groupe d'assassins : Ronnie est responsable de tout ce merdier et Bennett a le mauvais oeil, maintenant c'est s√Ľr.

Dans la pièce il n'y a qu'une seule lanterne. On hésite un peu, mais finalement on leur laisse, et on repart dans la nuit enveloppé des cris de douleur et des malédictions de la femme du barbier.


//-GRAND FINAL

On remonte la grand-rue, les t√©n√®bres jacassent. Ronnie leur r√©pond. Les t√©n√®bres reprennent en cŇďur ses paroles et les r√©p√®tent jusqu'√† les rendre tous fou (pas Fou, hein ?). On arrive enfin √† l'√©glise. Des centaines de cierges brillent √† l'int√©rieur. On essaie la porte, mais un lourd madrier la bloque de l'int√©rieur. Bennett et Tyron font le tour pour trouver un autre acc√®s. Ronnie reste √† la porte, il va l'incendier avec sa lanterne ou bien tenter l'escalade par un des piliers du porche, on ne sait plus trop. Mais son jet de Corps foire, aucun doute l√†-dessus. Et sa lanterne se brise au sol, r√©pandant une tra√ģn√©e de flammes. Les t√©n√®bres l'enveloppent, il disparait dans la nuit. Je lui intime le silence et retourne voir ce que font Bennett et Tyron.

Ils ont trouvé une fenêtre moins bien barricadée, et Bennett fait la courte échelle à Tyron pour qu'il se hisse sur le rebord. Il observe l'intérieur, aperçoit Williams ainsi que trois hommes en armes, puis brise la fenêtre et roule derrière un banc de prière. Couvert validé, j'applique la procédure de protection pour au moins le prochain tour (faut pas abuser non plus quand même).

Tour suivant, échange de tirs, Bennett entre à son tour et se fait canarder avant de rouler lui aussi à couvert. Williams se précipite dans le presbytère. Tour d'après, les bancs sont criblés de balles, adieu le couvert. La fusillade va se poursuivre quand le madrier tombe au sol. Cinématique : la double porte de l'église s'ouvre en silence, une brise glaciale souffle les cierges de l'entrée, et Ronnie fait son grand retour sur scène, sous les acclamations du public. Son chapeau masque ses yeux entièrement noirs, et il déclame un truc du style "je vais tous vous buter" ou bien "je suis venu pour vous", mais peut-être que c'était "je vais rétablir la loi et l'ordre ici", on ne se souvient plus trop, avant de brandir son colt. Reprise de la fusillade. On fait ses jets. Ronnie mange sec et se fait fumer d'un seul coup, mais perfore la jugulaire de son adversaire qui s'effondre, et commence une lente, lente reptation vers le fond de l'église qu'il n'atteindra jamais. Bennett flingue le sien. Tyron ne parvient qu'à blesser, mais lui réglera son compte au tour suivant.

Williams revient (parmi les siens). Il porte la tenue intégrale de l'exorciste qui se respecte et prends soin de son corps. Il avance vers Bennett en brandissant sa lourde croix en bois de santal. Bennett sent son pouvoir qui commence à lui faire plier genoux, mais me sors son As d'adrénaline. Pan, dans les dents ! Williams prend feu : ses vêtements d'apparat se transforment en braises incandescentes et il entre en auto-combustion.

Ronnie, mort, est pourtant toujours debout, droit dans ses bottes, son cadavre figé par les ténèbres qui s'écoulent paresseusement de ses blessures.

Bennett et Tyron renversent les cierges et foutent le feu à cet endroit maudit. Ils resteront dans les lumières de l'incendie jusqu'au petit jour gris, qui les verra s'en aller à l'horizon. L'un Mutilé, l'autre Désaxé, mais tous les deux vivants.

G√©n√©rique. Pas de stinger. On se ressert une bi√®re et on profite de la nuit, fra√ģche elle aussi. Quelque part dans nos esprits, les flammes d'un incendie continuent de r√©chauffer nos petits cŇďurs tendres de r√īlistes √©pris de po√©sie, de poudre et de sang. Demain matin, nous plions bagages et retournons au boulot, apr√®s ce petit interm√®de entre potes. Sombre en gala de cl√īture, c'est le must-have.

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