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#21 09 Sep 2015 15:28

Johan Scipion
auteur de Sombre
Lieu : IdF
Inscription : 15 May 2006

Re : Making-of Sombre

chaviro a Ă©crit :

un mammifère femelle bien doté par la nature en couverture. Cela dit, Sombre ne répond pas non plus à ce critère

T'inquiète, ça viendra forcément. Hé, j'aime les mammifères femelles bien dotés par la nature !


Je ne sais pas si tu peux recruter des gens dans ta secte pour qu'ils t'écrivent des scénarios et tout et tout.

Tu veux dire comme ceux-lĂ  ?


Vu de loin, on a l'impression que le seul MJ de Sombre sur la planète, c'est toi.

C'est une illusion d'optique due Ă  la distance. Approche-toi un peu, tu verras mieux.

Je te rassure, Sombre est joué et pas qu'à ma table. Si je n'avais pas de public, j'aurais raccroché les gants il y a longtemps. Je n'aurais pas arrêté Sombre bien sûr, je pense que j'en suis incapable. Je le kiffe trop. Mais j'aurais arrêté de le publier.

La bonne nouvelle, c'est que ce n'est pas à l'ordre du jour. La revue, à sa toute petite échelle, casse la baraque et ça me met la banane. Imagine que j'ai très sérieusement envisagé une distribution pro. Si Sombre n'intéressait que trois pelés et deux tondus, tu te doutes bien que cela ne m'aurait pas traversé l'esprit.

Si tu n'es pas aware de le savoir que Sombre est joué, c'est juste parce que je ne viens pas me répandre sur CasusNO à chaque fois qu'un gars poste un CR ou un scénar sur Terres Etranges. Je matraquage, c'pas trop mon truc. Une semaine Sombre tous les cinq ans, c'est bien assez.



Je crois que je me répète, mais bon, oui, bon courage.

Ă€ vaincre sans pĂ©ril, on triomphe sans gloire, pas vrai ?  bcwink


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#22 10 Sep 2015 10:24

Johan Scipion
auteur de Sombre
Lieu : IdF
Inscription : 15 May 2006

Re : Making-of Sombre

Semaine Sombre : jeudi – Beam me up, Scotty



Résumé des épisodes précédents : cherchant à mieux diffuser Sombre, je contacte un gros distributeur pour voir s'il y a moyen de bosser avec lui et me fais napalmer la tronche. Le verdict est sans appel, mon jeu de rôle n'est pas un jeu de rôle.


Après ce coup de fil, je dois dire que j'étais tout éparpillé de partout, façon puzzle. Déjà, j'ai commencé par me regrouper. Une fois que ce fut fait, je me suis remis à cogiter. OK, la distro pro c'était mort. Fallait-il donc que j'en reste là ? Continuer à écumer les convs avec mon assoce et à me heurter à ce plafond de verre qui me criiiispe ? J'avais trop le seum. Parce que cette idée d'entreprise me bottait bien. Elle me semblait aboutir si logiquement ma démarche d'écriture et d'édition que je rageais de devoir la remettre dans mon slip.

Sauf que sans l'ouverture vers le marché des boutiques, c'était un peu chaud. En passant d'une assoce à une entreprise, je me prendrais toute la fiscalité frââânçaise sur le coin de la gueule. En 1901, t'es grosso merdo en franco d'impôts. Si tu montes une boîte, t'as pas encore vendu un zine que déjà ça te coûte un rein. J'ai refait mes calculs dans tous les sens et suis arrivé à la conclusion qu'il y avait un vrai gros risque de plantage.

Actuellement, la revue Sombre va carrément bien. Elle génère du bénef et c'est cool. Mais pas assez pour faire vivre une boîte, fut-elle microscopique. Je ne parle même pas de me rémunérer, hein, juste d'arriver à l'équilibre financier sans prélever un centime sur le bousin. Rien que l'objectif zéro euro serait un putain de challenge. D'où l'espoir que je fondais sur le distributeur. Avec les boutiques, ça pouvait peut-être le faire.

Raaah.

Bon.

Sang.

De.

Putain.

De.

Merde.

Je n'ai qu'une vie. Ce n'est pas quand je serai mort que réaliserai mes projets. Et bordel, si y'a un truc que je veux faire avant de manger les pissenlits par la racine, c'est bien Sombre. J'ai la passion, la motivation, la détermination. L'œil du tigre, nom de Dieu. Ce ne sont pas un podcast à deux balles et un de coup de fil au napalm qui vont me démobiliser. Fuck les chieurs ! J'ai cassé ma tirelire et monté ma petite société. Terres Etranges est désormais une maison d'édition en bonne et due forme.


La suite (et la fin) demain.


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#23 10 Sep 2015 21:10

Vauban
membre
Lieu : Nantes
Inscription : 16 May 2015

Re : Making-of Sombre

J'attends de voir la fin pour réagir, mais big up en attendant rock

Dernière modification par Vauban (10 Sep 2015 21:11)

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#24 11 Sep 2015 00:47

Johan Scipion
auteur de Sombre
Lieu : IdF
Inscription : 15 May 2006

Re : Making-of Sombre

Thanx.


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#25 11 Sep 2015 13:35

Johan Scipion
auteur de Sombre
Lieu : IdF
Inscription : 15 May 2006

Re : Making-of Sombre

Semaine Sombre : vendredi – Dark Aid



Résumé des épisodes précédents : cherchant à mieux diffuser Sombre, je contacte un distributeur, mais y'a pas moyen. Je ne me laisse pas démonter et crée quand même mon entreprise. Terres Etranges est désormais une maison d'édition pro.


Monsieur Scipion, votre mission, si vous l'acceptez, est d'éviter de planter votre boîte en deux ans. Cela implique de continuer à faire ce que vous faisiez jusque là, c'est-à-dire courir les convs et publier au moins un numéro de votre revue par an (sachant qu'en 2014, ça ne l'a pas fait. Vous étiez en retard sur Sombre 4), tout en passant à la vitesse supérieure sur le volet commercial. Hop hop hop, en petites foulées. Tout seul, je n'ai bien sûr aucune chance d'y arriver. Et c'est pour ça que je vous ai pris la tête durant toute cette semaine : je sollicite votre aide.


Primo, j'ai besoin de soutien financier. Ben oui, dans le business, les sous sont le nerf de la guerre. Et non, je ne vais pas lancer de crowdfunding. Cela viendra peut-ĂŞtre, mais il n'est pas temps encore. Sombre n'est pas prĂŞt et moi non plus. Par contre, lĂ  tout de suite maintenant, j'avoue que je ne cracherais pas sur un petit pic de commandes pour mettre le bousin sur de bons rails. Donc si

+ vous avez depuis longtemps l'intention de m'acheter le fanzine sans avoir jusque lĂ  pris la peine de franchir le pas,

+ vous m'avez déjà contacté, mais n'avez pas finalisé parce que vous aviez piscine, ou peut-être poney,

+ vous m'avez déjà acheté un numéro ou deux il y a quelques mois ou années, la revue vous a bien plu et vous vous êtes dit que vous prendriez bien les suivants, mais ça ne s'est jamais fait parce que vous aviez, euh, water-polo (poney combo piscine),

+ vous connaissez quelqu'un dont vous pensez qu'il apprécierait Sombre et êtes disposé à le lui offrir,

+ vous aimez soutenir les auteurs qui savent bien ce qu'ils veulent et se sortent grave les doigts pour l'obtenir,

+ vous lisez avec intérêt les comptes rendus que je poste un peu partout sur le Net depuis des années et pensez qu'acheter la production payante d'un auteur est une bonne manière de le remercier de sa production gratuite,

+ tel Pierre Desproges, vous ĂŞtes d'avis que l'entartage des cuistres est une grande cause humanitaire,

+ mécène dans l'âme, vous avez tellement plein de thunes que vous ne savez qu'en faire (assez peu probable par les temps qui courent, mais sait-on jamais. Sur un malentendu, ça peut marcher),

jetez donc un œil à ce sujet. J'y explique comment vous pouvez recevoir Sombre dans votre chez vous ou le parachuter dans le chez eux de vos amis. C'est pas cher (10 euros), c'est facile (on peut régler par chèque ou virement bancaire), ça fait les dents blanches, l'œil vif et le poil soyeux. Je suis toi, madame, j'achète.


Secundo, j'ai besoin de contacts. Parce que les boutiques, il va quand même falloir que je m'y colle. En l'état actuel des choses, c'est juste impossible de faire tourner ma boîte sans. Sauf que vu ma charge de travail, je n'ai pas le temps de les démarcher une à une en partant de l'annuaire. Il faut que je trouve un moyen de cibler. Ce moyen, c'est vous.

Ce que vous ne devez surtout *pas* faire : me parler de votre boutique préférée ou de celle qui se trouve près de chez vous pour la simple raison que c'est votre préférée ou la plus proche de chez vous. Le name dropping tout azimut ne va carrément *pas* m'aider. Entre ça et l'annuaire, aucune différence.

J'ai besoin de coordonnées de boutiques en France (je n'envisagerai l'Europe francophone que dans un second temps car ça coûte bonbon en port), susceptibles d'être intéressées par Sombre. Comment savoir qu'une boutique pourrait être intéressée par Sombre ?

+ Vous en êtes le gérant. Contactez-moi s'il vous plaît qu'on cause business. J'ai préparé une proposition commerciale à votre intention.

+ Ce n'est pas votre boutique, mais vous savez que son gérant apprécie Sombre. Ou peut-être que vous en avez discuté avec un vendeur et qu'il a semblé intéressé par mon jeu.

+ Personne ne connaît Sombre dans cette boutique, mais elle vend des trucs qui y ressemblent. On y trouve un rayon jeux de rôle assez fourni et diversifié, avec peut-être même quelques produits indépendants.


Ouala, la semaine Sombre est terminée, vous pouvez reprendre une activité rôliste normale. Merci de l'avoir suivie, désolé pour le dérangement et à tout bientôt en conv ou sur le Net. Ah, j'oubliais : Sombre c'est bon, mangez-en !


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#26 11 Sep 2015 15:54

sangohan357
membre
Inscription : 01 May 2012

Re : Making-of Sombre

Johan Scipion a Ă©crit :

Si tu n'es pas aware de le savoir que Sombre est joué, c'est juste parce que je ne viens pas me répandre sur CasusNO à chaque fois qu'un gars poste un CR ou un scénar sur Terres Etranges.

Et puis ce n'est pas parce que certains pratiquent du JDR qu'ils pondent forcément des CR.
A titre personnel je masterise sur Sombre depuis, grossomodo la sortie du 1er Fanzine et j'ai masterisé bien plus que je n'ai pondu de CR.
J'ai du faire jouer environ une trentaine de personnes différentes, et sur cette trentaine, plusieurs étaient tout à fait tentés par un achat du 'zine (Après reste toujours cette fameuse barrière du passage du côté du MJ étant donné que je joue globalement pour "initier"). L'autre problème réside(ait ?) dans la distribution en mode VPC, avec un particulier ... Moins "immédiat" comme achat.

Et au passage : un coucou d'outre-tombe ... ça faisait une éternité que je n'avais pas posté ici.

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#27 11 Sep 2015 17:40

Gap
vue sur Byron
Lieu : Suisse
Inscription : 30 Mar 2012

Re : Making-of Sombre

Wé donc bon courage pour la suite. Tu peux compter sur moi pour l'achat de chaque numéro et sa promo bcwink

Ces 4 dernières années, à coup de 5/6* par an, j'ai fait plus de parties de Sombre que d'aucun autre JdR (et je me demande même si ce n'est pas plus que de tous les autres réunis, faute de campagne suivie...)

* Je ne compte que les parties de Classic - en incluant Zero et mon début de P13 motorisé par Sombre, la question ne se poserait même pas

Dernière modification par Gap (11 Sep 2015 17:41)

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#28 11 Sep 2015 18:31

Benoît
membre
Lieu : Nanterre (92)
Inscription : 08 Jul 2006
Site Web

Re : Making-of Sombre

Super semaine Sombre ! Avec un horizon plein d'enthousiasme qui se dévoile peu à peu...
Suggestion : transformer tes MJ en VRP. Tu leur prévends des exemplaires un poil moins cher pour qu'ils puissent à leur tour les revendre à leurs joueurs en faisant le bénéfice de la marge. Genre un MJ qui t'en prend 10, tu les lui vends à 5€ l'unité et il se débrouille pour les écouler.
En tout cas, tant que je le pourrais, je ferais mon possible pour t'aider à faire connaître Sombre autour de moi. On en parle assez souvent dans les Chroniques d'Altaride, presque à chaque fois dans le podcast Voix d'Altaride... et je pense que ça n'est pas prêt de s'arrêter !
La Machine est en marche... BientĂ´t, plus rien ne pourra arrĂŞter Johan Scipion !

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#29 11 Sep 2015 21:30

Johan Scipion
auteur de Sombre
Lieu : IdF
Inscription : 15 May 2006

Re : Making-of Sombre

Gap a Ă©crit :

Wé donc bon courage pour la suite. Tu peux compter sur moi pour l'achat de chaque numéro et sa promo

bcwub



*



BenoĂ®t a Ă©crit :

Super semaine Sombre !

Meurchi. Ce fut plutĂ´t fun, je dois dire. bccool



En tout cas, tant que je le pourrais, je ferais mon possible pour t'aider à faire connaître Sombre autour de moi.

 

yes



La Machine est en marche... BientĂ´t, plus rien ne pourra arrĂŞter Johan Scipion !

Ouais, bientôt Terres Etranges rachète l'Amérique ! Mais pas demain, hein. Demain, y'a playtest. bcbig_smile


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#30 27 Jun 2016 11:51

Johan Scipion
auteur de Sombre
Lieu : IdF
Inscription : 15 May 2006

Re : Making-of Sombre

Interview tipeurs


Les mécènes qui me soutiennent sur Tipeee peuvent me poser des questions, auxquelles je leur ai promis de répondre sous la forme d'interviews. Voici la première.



Batro : pourquoi n'y a-t-il qu'une illustration dans chaque numéro ? Un pote m'a demandé pourquoi c'était aussi sobre, aussi rudimentaire à l'intérieur du fanzine ?

Johan Scipion : les explications sont multiples et comme j'ai la place et le temps, je vais pouvoir, une fois n'est pas coutume, les détailler. La plupart du temps, je me contente d'une boutade (« Sombre, le jeu avec des polices moches ») ou au mieux de quelques réponses générales. Là, je vais creuser un peu. Attention, on part pour une tartine.

D'abord, quelques infos de background concernant le gars Johan. Comme la majeure partie de l'humanité, j'adore les médias visuels. Sombre n'ambitionne-t-il pas d'émuler le cinéma d'horreur, que j'overkiffe ? Par-dessus ça, j'ai un bon gros fond de culture comics. Je me suis mangé du Marvel et du Vertigo à haute dose durant plusieurs décennies. Ça laisse des traces. Il n'empêche que je suis basiquement un littéraire. Au tréfonds de mon moi-même, j'aime les mots. C'est d'ailleurs l'un des trucs qui, après toutes ces années, continue de m'accrocher super fort dans le jeu de rôle.

Les aventures échevelées, ça m'a passé. Les mondes imaginaires aussi. Les beaux bouquins tout en quadri, pareil. Le principe essentiel du JdR par contre, cette idée que tu joues avec tes mots (ceux que tu as écrits en préparation de la partie, ceux que tu échanges autour de la table), et bin ça, ça me tient encore et toujours. Plus qu'avant même, je pense. Justement parce que ma fascination pour les aventures échevelées, les mondes imaginaires et les beaux bouquins ne font plus écran à ce plaisir élémentaire.

Je lis pas mal de livres, par goût autant que par obligation professionnelle. Ado, j'ai fait une tolkienite suivie d'une stephenkinguite aiguë. Comme pas mal de geeks de ma génération, je suppose. Aujourd'hui, il est rare que je passe une journée sans parcourir quelques (dizaines) de pages. L'objet livre m'est donc très familier. En fond, c'est ce qui explique que je sois hyper à l'aise avec l'idée d'un jeu de rôle présenté sous forme de texte. Sans enjolivements graphiques, je veux dire. Pas d'illustrations, pas de maquette sophistiquée. À défaut d'être brut (je pense que la mise en page compte beaucoup dans l'ergonomie ludique), le texte pur ne me fait pas peur. En fait, je kiffe. Du moins, j'en suis venu à kiffer. J'explique.

Rôliste depuis l'adolescence, je me suis mangé des dizaines et des dizaines de livres de base et de suppléments, ce qui a imprimé assez profondément en moi les standards qui, à mesure que le média se développait et que l'informatique bousculait les procédés de conception et d'impression, se sont imposés comme la norme des produits commerciaux rôlistes. Vous savez bien, ces fameux critères qui distinguent les « vrais » jeux de rôle des simples fanzines : 300 pages, format A4, couverture cartonnée couleur, quadri intérieure, une page illustrée sur deux ou trois, maquette avec la patate d'éléments graphiques, etc. Avez-vous remarqué comme les maquettistes rôlistes aiment les marges enluminées et les fonds texturés ? Très naturellement, lorsque j'ai commencé à bosser sur Sombre, je visualisais quelque chose de cet ordre. Pure habitude de consommation. Quand je pense super-héros, l'objet comics me vient aussitôt en tête. Au format franco-belge ou manga, ça me le fait a priori moins bien. Totalement irrationnel. C'est juste que j'ai tellement lu de comics de super-héros que leur format s'est incrusté au fond de mon œil.

Idem pour le JdR. Quand, dans les premières années où je bossais sur Sombre, j'imaginais le produit fini, je visualisais un « vrai » jeu de rôle. Avec le recul, c'est cocasse parce qu'à l'époque, j'étais hyper loin de disposer de quoi que ce soit de publiable. Cela n'empêchait pas que j'avais cette idée au fond de ma tête. Elle m'a tenu jusqu'à ce que je me mange le mur de la réalité éditoriale dans les gencives, et même après. Je suis un peu lent. Pour bien comprendre, faut que j'aie mal longtemps. De quoi était constitué ce mur, demandez-vous ? En premier lieu, de mon incompétence. Je ne suis pas tout à fait manchot avec un crayon, mais passé quelques expérimentations adolescentes, je n'ai pas cherché à travailler le minuscule talent dont je dispose. L'écriture m'accroche plus.

Y'a pas de miracle : si tu ne bosses pas, t'arrives à rien. Greg (Guilhaumond, l'illustrateur de Sombre) est un tueur, mais ça ne vient pas de nulle part : il travaille comme un taré. Moi qui n'ai rien branlé, j'ai tout juste le niveau pour gribouiller des plans à peu près présentables et bidouiller des logos, ce qui d'ailleurs me rend bien service. Quant à pondre des illus dignes de ce nom, faut pas en rêver. Je fais des croquis par contre, ce qui s'est également avéré utile pour passer certaines commandes graphiques.

Puis est arrivé le moment de publier Sombre, au sens premier du terme : le rendre public. Je ne parle pas du zine, hein, mais de la première version téléchargeable de Sombre light. À ce moment donc, j'ai mesuré la distance qu'il y avait entre mes fantasmes de « vrai » jeu de rôle et la réalité de mon taf. J'étais absolument incapable de produire un .pdf qui ressemble, même de très loin, dans le brouillard, derrière un mur de briques réfractaires, une cagoule sur la tête, à un produit du commerce. Incapable de l'illustrer, incapable même de le maquetter. Pour ce qui est de ce dernier point, j'aurais pu apprendre. Je ne prétends pas que j'aurais été capable de faire des trucs aussi aboutis que Julien De Jaeger au Anthony Combrexelle, mais j'aurais pu m'autoformer sur les logiciels ad hoc. J'ai choisi (c'est vraiment une décision consciente et réfléchie) de ne pas le faire pour me concentrer sur le game design et l'écriture. J'ai priorisé.

Du coup, tout ce que j'étais capable de produire lorsque j'ai publié Sombre light sur TE.net, c'était un document texte. On était en 2008 et rien n'a changé. Huit ans plus tard, j'en suis toujours au même point. Aujourd'hui, je kiffe, mais à l'époque, ça me mettait mal à l'aise. J'avais un complexe. Je comparais mon petit kiki textuel aux organes graphiques démesurés des « vrais » jeux de rôle. Clairement, y'avait pas de match. Alors j'aurais pu essayer de faire illusion en bidouillant des trucs avec mes gros doigts boudinés. Sauf qu'à force d'écumer la scène JdRa, j'en avais retenu quelques leçons essentielles :

+ Mieux vaut aucune image que des images pourries. Si j'avais tenté de dessiner moi-même mes visuels, j'aurais desservi mon jeu. Le texte pur, aride certes mais solide et sérieux, le servait mieux. Y ajouter des illus niveau CM2 n'aurait fait que le décrédibiliser.

+ Collaborer dans un cadre bénévole est chronophage et frustrant. Si tu ne paies pas les gens, tu ne peux pas exiger d'eux, ce qui est bien normal. Du coup, quand tu sais à peu près bien ce que tu veux, ce qui en général est mon cas, faut négocier en permanence sur tout. C'est épuisant. J'avais fait plusieurs tentatives avec des potes graphistes, prolongées ensuite dans le cadre d'Extinction. Je ne tenais pas à poursuivre l'expérience avec Sombre. Et puis, ce n'est pas comme si les dessineux bénévoles courraient les rues. Intéresser un illustrateur à un projet émergent tel que l'était mon jeu à l'époque n'était carrément pas gagné. Ça l'avait fait avec Extinction, mais c'était l'effet Lovecraft & Cthulhu. Sombre était (et est toujours) loin d'avoir une telle appétence.

+ Maquetter avec un traitement de texte, c'est comme se raser à la râpe à fromage : imprécis et douloureux. Insérer des images est un pur cauchemar, caler des blocs de texte impossible, modifier le nombre de colonnes déjà toute une aventure. Du coup, même la récupération de visuels libres de droits ne me semblait pas une bonne idée. Je me serais juste arraché les cheveux à les intégrer à mon document.

+ Le look Halloween est moisi. Je parle des polices sanguinolentes, des culs-de-lampe façon crânes, chauve-souris ou couteaux ensanglantés. Tous ces trucs assez faciles à mettre en place avec un traitement de texte, mais qui tirent grave le bousin vers le bas. Je le dis comme je le pense, c'est convenu et hyper cheap. Sombre aurait été parodique, ça l'aurait fait, mais ce n'est pas le cas. Je ne me moque pas du cinéma d'horreur, ou alors avec l'amour du fan. Un peu de second degré dans certains scénars et impros. En règle générale, j'aborde le genre de manière sincère et directe. Pour l'émuler correctement, y'a pas d'autre moyen.

Donc plutôt que de peindre mon petit kiki en rose fluo pour essayer de faire genre moi aussi j'en ai un gros, j'ai préféré me l'épiler. Au lieu que de me casser les dents à essayer de péter graphiquement plus haut que mon cul, m'en tenir à quelque chose de beaucoup plus sobre. Viser le manuel technique bien foutu car les règles de jeu (et pas seulement de rôle) ont besoin d'un découpage hyper précis. Plein de sections et de sous-sections, avec la patate d'intertitres pour tout bien hiérarchiser et répondre vite à une sollicitation d'urgence (typiquement, un feuilletage rapide en cours de jeu). Et pis des tableaux aussi. Pas de jeu de rôle sans tableau, n'est-ce pas ? Au départ, y'en avait pas mal dans Sombre, mais je suis parvenu à les éradiquer les uns après les autres au fil de mes refontes. Trop fier.

À l'époque, je travaillais déjà sur un volumineux chapitre de conseils, que j'ai depuis saucissonné en articles pour le publier dans la revue. Je prévoyais un style, un ton et une mise en page si ce n'est franchement littéraire, du moins journalistique (j'étais encore pigiste). Par rapport à mon chapitre de règles, des intertitres en nombre plus limité. Des paragraphes plus longs, rédigés dans un style moins technique, plus coulé. Un ton plus détendu, avec une petite pointe d'humour pour esquiver le pensum. Pas d'encadrés par contre parce que les encadrés, c'est le Mal. Tout cela s'est calé petit à petit, à mesure des réécritures et des versions de Sombre light.

Le truc paradoxal, c'est qu'il m'a fallu vachement de temps pour assumer la démarche. Je m'accrochais au format et à l'esthétique du « vrai » jeu de rôle, alors que dans les faits, je lorgnais de plus en plus vers ceux de la littérature, qu'en réalité j'apprécie tout autant. C'est juste que, mis en condition depuis l'adolescence par l'industrie rôliste, je n'arrivais pas à me faire à l'idée que la présentation littéraire puisse correspondre au jeu de rôle. Je rationalisais en me disant qu'avec Sombre light, je publiais un tapuscrit. Une version mise au propre de mon texte, dans l'attente d'une refonte graphique par un futur et très hypothétique éditeur. Une sorte de brouillon avancé, quoi. Cette idée m'a tenu hyper longtemps. Quand trois années plus tard est arrivé le moment de sortir le premier numéro du fanzine, je campais encore dessus.

Au fil des versions successives de Sombre light, j'avais, amélioré ma mise en page. En premier lieu, je l'avais aérée. J'avais aussi modifié à plusieurs reprises la mise en forme des intertitres. Mais bon, ça restait un petit kiki. Juste, mieux épilé. En trois ans, j'avais pris du pEx, mais j'étais toujours hyper loin d'un « vrai » jeu de rôle. Fallait-il que je cherche à fédérer des graphistes pour booster mon zine ? À l'exception de Greg, je ne l'ai pas fait.

D'abord, et tout bêtement, je n'avais pas de temps. La publication de Sombre 1 était pour une bonne part la conséquence d'un (gros) souci éditorial. Une malheureuse affaire, qui m'avait convaincu de l'urgente nécessité de publier une version papier de mon jeu. Je craignais qu'on ne me le pille si j'en restais au stade du .pdf librement téléchargeable. Puisque je voulais faire aussi vite que possible, il n'était pas question de consacrer plusieurs mois à recruter un maquettiste et des illustrateurs, à produire une charte graphique, passer des commandes, attendre les livraisons, etc. Le système, les aides de jeu et le scénario d'introduction étaient prêts. « Yalla, yalla ! », que je me suis dit.

Aurais-je eu le temps que je n'avais de toute façon pas les moyens de payer des graphistes. Or après mon expérience Extinction, je n'avais plus envie de travailler dans un cadre bénévole. Et même si je l'avais voulu, j'en étais resté au même point : projet encore émergent, Sombre ne vendait du rêve à personne. Toujours pas gagné que je réussisse à y intéresser des créatifs. Enfin, comme je le disais, je m'accrochais à l'idée que le fanzine n'était qu'une étape vers un « vrai » jeu de rôle. Dans mon esprit, je publiais mon tapuscrit sur papier, comme je l'avais fait autrefois en .pdf. Même démarche, support différent.

À une exception près : la couverture. Aussi noob de l'édition papier que je l'étais, je réalisais bien que je ne pourrais pas vendre mon fanzine, même à quelques dizaines d'exemplaires, sans au moins une illustration. Il me fallait un dessin de couverture pour commercialiser le produit et le promouvoir. Pur marketing. Grâce à Extinction, j'avais pu constater par moi-même l'efficacité des visuels dès lors qu'ils s'agit de présenter un projet au public, que ce soit sur stand ou par le Net. Du coup, j'ai sollicité Greg. Et comme c'est le gars le plus cool du monde, il a répondu présent. Nous avons pris le temps d'aboutir l'illu de Sombre 1, processus auquel j'ai d'ailleurs consacré un making-of. On a très bien fait de s'appliquer parce qu'elle reste aujourd'hui la vitrine du jeu. N°1 oblige, quand un support ne reproduit qu'un visuel de Sombre, c'est celui-là.

Donc j'avais un (très) joli écrin, mais à l'intérieur, ça restait ultra basique. Avant même la parution du zine, j'ai vu l'intérêt de ma maquette à deux euros. C'est super, mais alors *super* pratique de bosser directement sur le document définitif, qui plus est en toute autonomie. Parce que je peux corriger à loisir. Le tout premier proto de Sombre 1 faisait 76 pages + couv, contre 72 actuellement. Dans les dernières semaines de production, j'ai raboté pas moins de 4 pages de texte sur l'ensemble du numéro. Vu que la version finale contient 44 pages de texte + 28 d'aides de jeu, c'est absolument colossal. J'aurais eu un maquettiste, il m'en aurait fait une crise cardiaque. Alors que pour moi, devant mon traitement de texte, ce fut fingers in ze nose.

Je continue de travailler de cette manière. Songez que nous en sommes à la huitième édition de Sombre 1. Depuis sa parution, je l'ai remanié à sept reprises. Rien de fondamental, de petites et moyennes corrections ou améliorations. Mais je ne peux me les permettre que parce que je mets en page moi-même. Ce work in progress permanent correspond complètement à ce truc qui m'accroche super fort dans le jeu de rôle : l'écriture itérative. Playtester puis réécrire puis re-playtester puis re-réécrire, etc. Absolument passionnant.



Batro : comment envisages-tu de présenter Sombre en terme de maquette, d'illustrations dans l'avenir ?

JS : depuis Sombre 1 en mai 2011, j'ai sorti quatre autres numéros, bientôt cinq. Et bien sûr, j'ai utilisé de manière intensive le matériel que j'y ai publié. Comme je travaille directement sur les fichiers définitifs, toutes les aides de jeu auxquelles je recours durant mes parties de playtest ou de démo sont celles des zines (à différents stades de finalisation, il va de soi). Les scénarios, les cartes, les plans, les feuilles de personnage, les tuiles, tout le matos de la revue passe par ma table. Je publie ce que je joue et vice-versa. Résultat, le look dépouillé / moche / brut (rayez la mention inutile) de Sombre est devenu identitaire.

Avant, je fantasmais d'avoir un grôôôs organe tatoué de partout, mais à force de me servir de mon petit kiki épilé, et bin j'y ai pris goût. Et il y a mieux : je l'ai dans l'œil. Ouais je sais, un kiki dans l'œil, ça peut faire mauvais genre. Aujourd'hui, quand je pense à Sombre, je n'imagine plus un « vrai » jeu de rôle, je visualise un zine A5 agrafé, avec une illu de couv en noir et blanc et une mise en page aride. Ce qui n'était au départ qu'une démarche pragmatique et fonctionnaliste (faire clair pour les besoins du jeu, et simple parce que je n'avais qu'un traitement de texte) a créé une identité graphique. Le no look est un look, c'est la leçon du grunge. Une poignée de gars se pointent sur scène avec les fringues pourraves qu'ils portent dans leur garage. Les kids kiffent leur zique. Six mois plus tard, la moitié des gamins font des trous partout dans leurs vêtements et portent des manches courtes par dessus leurs manches longues.

Et ben voilà, ça m'est arrivé aussi. Je ne l'avais pas anticipé, mais rétrospectivement, ça fait sens. D'une, cela correspond à mon fond littéraire. Il n'en a ni la reliure ni tout à fait le format, mais avec ses pages intérieures blindées de texte et son unique illu de couv, Sombre lorgne plus que jamais vers le livre de poche. De deux, cette présentation minimaliste me renvoie vachement à la manière dont j'ai toujours pratiqué le jeu de rôle.

Attention, séquence vieux con rôliste.

J'ai commencé ado, à une époque où ni mes potes ni moi n'avions trop de sous à mettre dans des jeux. Du coup, on bricolait, McGyver style. C'était avant les outils informatiques modernes, je le précise. Je recopiais, découpais, collais, dessinais, photocopiais. Beaucoup d'artisanat et de DIY, une habitude que j'ai gardée même quand j'ai eu un peu plus de thunes. Je détournais le matos du commerce, pillant allégrement Casus, et menais aussi pas mal de trucs que je produisais moi-même. J'ai bricolé des scénars, des feuilles de perso, des aides de jeu, des écrans, des plans. Ça me plaisait grave. Et en fait, ça me plait toujours. J'aime fabriquer moi-même mon matos de jeu, mes cartes, mes tuiles, mes plans, tout ce joyeux bordel. Quand je feuillette mes zines, je m'y retrouve. Il s'agit bien de mon jeu à moi que j'ai fait, avec mes gros doigts boudinés et mon traitement de texte. Or c'est complètement le but : Sombre est avant toute chose un jeu d'auteur.

À la longue, j'ai fini par piger un truc : l'idée que je me faisais du « vrai » jeu de rôle n'était pas une idée de joueur, mais de lecteur. À ma table, le JdR n'avait rien à voir avec les beaux livres, ça avait la tronche d'un gros de tas de notes disparates. Y'avait donc bien deux rôlistes en moi, le lecteur et le joueur. Docteur Johan et Mister Scipion. J'ai réalisé que la revue Sombre, si elle frustrait le Johan lecteur, comblait le Johan joueur. Or c'est hyper sain car pile-poil raccord avec ma démarche : écrire Sombre à hauteur de ma table. J'ai aussi compris que j'avais hérité mes fantasmes de « vrai » jeu de rôle d'une période où j'écrivais plus que je ne jouais Sombre. Aujourd'hui, avec mes deux cents parties annuelles, la tendance s'est inversée, et avec elle mon point de vue. À présent, j'ai la sensation que lorsque Sombre sera enfin joli, il ne sera pas loin d'être mort. À ma table, du moins. J'en aurai fini avec lui parce que j'en serai arrivé au point où j'aurai le temps de me soucier vraiment de son apparence. La phase de game design et d'écriture sera derrière moi, je fignolerai le look. Je ne suis pas pressé d'en arriver là, j'avoue. Mon work in progress actuel m'éclate beaucoup trop.

Je suis auteur, ou en tout cas prétends l'être. Au sens premier du terme, n'est-ce pas : une personne qui rédige des ouvrages. En l'occurrence, des fanzines. Ouais je sais, c'pas super glorieux. Mais d'une, on fait ça qu'on peut avec ça qu'on a. Et de deux, comme je viens de le dire, ça m'éclâââte. Mon taf, c'est d'aligner des mots. Si je le fais bien, ils tiennent debout tout seuls, ou presque. J'aime les plans, j'en colle dans quasi tous mes scénars. Mais 99 % de ce que je propose aux gens, c'est du texte. Parce qu'avec l'expérience, j'ai appris à me reposer sur ma capacité à, euh, faire des phrases. Avec les pEx est venue la confiance : je sais que je peux décrire, sur le papier comme à l'oral, dans mes zines et à ma table. Yes I can.

Quand je demande à Greg de me dessiner un crabe mutant, ce n'est pas pour le montrer à mes joueurs, seulement pour m'aider à vendre et promouvoir Sombre 3. Parce que la description du bestiau, j'ai bossé dessus et suis parvenu à un truc efficace. Ça marche dans mon texte et ça marche à ma table. Je l'ai vérifié par deux moyens, plusieurs relectures extérieures et du playtest intensif. J'ai probablement fait près d'une centaine de démonstrations de Deep space gore après la parution du zine. Pas une seule fois, je n'ai sorti l'illu de Greg. Elle est magnifique, mais je ne l'utilise pas comme aide de jeu. Ce n'est pas sa fonction.

Pour éviter tout malentendu, je précise que je n'ai pas de prévention particulière contre les aides de jeu graphiques. En fait, j'en ai déjà commandé à Greg. Elles font merveille à ma table et j'ai bien hâte de les publier dans la revue. Parce qu'en dehors d'être superbes, ces illustrations sont très utiles. Elles me permettent de transmettre à mes joueurs beaucoup d'informations avec peu de mots. L'écrit mange du papier, la parole du temps de jeu. Dans certains cas, il est hyper bienvenu de pouvoir économiser l'un et l'autre grâce à des petits mickeys.

Je ne saurais dire quelle sera la forme exacte de Sombre à l'avenir. J'ai appris à ne plus trop me projeter. Je bosse sur le prochain numéro, anticipe sur les suivants pour savoir un minimum où je vais, mais ai arrêté de cogiter au futur lointain. Rien de ce que j'imaginais il y a dix ans ne s'est réalisé. Je n'avais pas de boule de cristal à l'époque, je n'en ai pas récupéré depuis. Mais je ne pense pas trop m'avancer en disant que si Sombre connaît à l'avenir une édition en dur, quel que soit le format et le look que pourra avoir ce « dur », son identité visuelle ne sera sans doute pas radicalement différente de ce qu'elle est aujourd'hui. Elle ne sera pas plus riche, en tout cas. Je compte bien que si j'ai un jour la chance de travailler avec un vrai maquettiste, il usera de son talent et de ses compétences pour que Sombre gagne en élégance. De ce côté-là, y'a clairement de la marge. Mais comme je n'envisage pas de lâcher ma casquette de directeur artistique, je veillerai à ce que la présentation reste aussi sobre qu'elle l'est aujourd'hui. Parce que la sobriété, c'est tout moi, et que ce n'est pas demain que Sombre arrêtera d'être un jeu d'auteur. Hé mais c'est que je le kiffe mon petit kiki sans poils !



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Remerciements

Ce post vous est offert par les mécènes qui soutiennent la production de contenus gratuits pour Sombre. Merci de tout cœur à Glayroc, Chroniques d'Altaride, Alias, Kayaane, Florent, Steve J, Batro, Tholgren, furst77, Dorothée, Valentin T., Kyorou, pseudo, kF, Vincent, Peggy, Yusei, Eliador, Nefal, Sevoth et Olivier.

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